mercredi 21 septembre 2016

Mortadel et Filémon - T02 - La bande des vise-en-biais. F. Ibañez


Mortadel et Filémon, ce duo infernal est très connus par nos amis ibéres mais très peu, voir pas du tout, en France.

Les deux agents de la TIA parcourent le monde entier et iront jusque sur la lune pour remplir les périlleuses missions données par monsieur X.

Bien sûr, chaque voyage est l'occasion, pour nos deux héros, d'en voir de toutes les couleurs pour notre plus grand plaisir. Objet d'une timide adaptation en français en 1974 à l'initiative des éditions "Aventures et Voyages", la série compta huit tomes avant que l'éditeur ne décide de la suspendre.Mauvaises ventes ? Lassitude de l'éditeur ? Le mystère reste entier.

L'auteur 

Francisco Ibáñez Talavera est né le 15 mars 1936 à Barcelone.
Avant de commencer dans le monde du graphisme, il travaille à la "Banco Español de Crédito". Il publie son premier dessin à l'âge de 7 ans dans la section "collaboration des nouveaux lecteur" du magazine "chicos". Pendant plusieurs années, il alterne son travail à la banque avec sa vocation artistique jusqu'à ce qu'en 1957, il décide de faire un grand pas en travaillant exclusivement pour la maison d'édition Bruguera.

C'est le 20 janvier 1958 qu'apparaît la première histoire de mortadel et filémon dans le numéro 1394 du magazine Pulgarcito. A partir de là et pendant les années 60, Ibanez publie, dans différents magazines, ses meilleurs personnages : Mortadel et Filémon, La famille Trapisonda, 13 rue du Percebe, les chasseurs de Sacarino, Rompetechos, etc...

En 1969, "L'atomique insecticide", est la première histoire longue de Mortadel et Filémon publiée sous forme d'album.

Dans les années 70, il crée quelques aventures qui vont se transformer en classique de l'histoire espagnole: Olé torero, la bande des vise en biais, quel safari ! (titres français). La popularuté croissante des personnages fait que leurs aventures seront traduites en 11 langues et qu' Ibañez se consacre de plus en plus à Mortadel et Filémon.

Le 16 novembre 1970 naît le magazine Mortadelo qui a suivi une série de publications avec le nom de Mortadelo comme Mortadel Special, Mortadel Géant, Super Mortadel et les éditions spéciales de ses aventures dans les collections Olé, Magos del humor et Super humor.

(Source : mortadeloyfilemon)

 Éditeur: Aventures et voyages
Collection: Mon Journal
 Scénario: Collectif
Dessin: Francisco Ibáñez
Scan: thekk01

Plage temporelle : 01/1970 à 09/1974, Originaux parus : 8
Série terminée


 T02 - La bande des vise-en-biais.


mardi 20 septembre 2016

Cassio - T01.-.Le premier assassin. Stephen Desberg - Henri Reculé

Genre :Aventure, historique
    Parution :Série finie
    Tomes :9
 145 après JC. Lucius Aurelius Cassio, un des hommes les plus riches et les plus influents de Rome, est victime d’une conjuration. Au coeur de sa propre demeure, quatre assassins masqués le frappent de leur poignard. Près de deux mille ans plus tard, l’enquête commence.L’archéologue Ornella Grazzi découvre des parchemins de la main de Cassio. Elle cherche, page après page, à dévoiler les visages des quatre meurtriers. Et bientôt, une figure étrange, puissante, surgit lentement du passé. Cassio. Sa mort. Et sa vengeance. 

 Cassio
1. Le premier assassin

Une BD de Stephen Desberg et Henri Reculé chez Le Lombard
06/2007, 46 pages, Format normal.

 Rome, 145 après JC. Lucius Aurelius Cassio, l'un des hommes les plus puissants après l'empereur Antonin, est assassiné par quatre tueurs cagoulés. Près de 2000 ans plus tard, Ornella Grazzi mêne l'enquête. Historienne acharnée, elle va tenter de faire toute la lumière sur les assassins de Cassio grâce à des textes signés de sa propre main, ultérieurs à sa mort, qui révèlent l'identité de ses bourreaux. A-t-il survécu ? S'est-il réincarné ? Tout devient possible.

Mélanger des univers séparés de deux millénaires pour élaborer une enquête policière teintée de surnaturel est le nouveau pari du duo Desberg/Reculé. Après "Les Immortels" et "Le dernier livre de la jungle", ils se tournent vers l'antiquité pour revisiter le thriller ésotérique. Rome est à son apogée et nombreux sont les cultes qui rivalisent de mystères, laissant libre cours à l'imagination des auteurs et ajoutant une touche de mysticisme à ce qui aurait pu n'être qu'une BD historique. Entre Murena, le Scorpion et le Triangle secret, les auteurs mélangent habilement les éléments qui ont fait le succès de ses consoeurs : aventure, personnages à fort caractère et enquête menée tambour battant, entre autres. Association qui pourra séduire le lecteur s'il n'est pas trop regardant, car certains aspects sont déroutants : le viol comme seul typologie de rapport sexuel, même s'il était sûrement monnaie courante à l'époque, devient vite lassant et racoleur, de même que les tenues souvent improbables d'Alva, plus proche d'une Lara Croft sans la natte que d'une esclave garde du corps au deuxième siècle de notre ère.


Indéniablement inspiré du style de Marini, le graphisme d'Henri Reculé ne parvient pas à séduire complètement. Parfois approximatif, souvent trop épuré (est-ce volontaire ?), le manque de détails habilement (hâtivement ?) remplacé par des fonds teintés en fonction de l'ambiance, le dessin reste un des points faibles de Cassio.

La perspective d'une série prévue en dix tomes, ainsi que l'impression de déjà vu, peuvent rebuter. Peut-être que l'intérêt est ailleurs, dans la critique du système politique de Rome ou la dénonciation des privilèges, peut-être…
Texte: T. Pinet. [www.bdgest.com]


 




lundi 19 septembre 2016

Alix Senator 03 - La Conjuration de rapace. Valérie Mangin - Thierry Démarez


 3 - La Conjuration de rapace

  Une BD de Valérie Mangin et Thierry Démarez chez Casterman (Jacques Martin)
11/2014 (19 novembre 2014), 46 pages, Grand format.

Rome, été de l’an 12 avant Jésus-Christ. Par une nuit sombre, une trentaine de personnages anonymes se sont réunis dans le bois des Furies, leurs visages dissimulés par des masques d’oiseaux. Mus par le désir de vengeance ou la passion politique, tous brûlent d’abattre l’empereur Auguste, qualifié de tyran, et de le remplacer par le fils de César, Ptolémée César alias Césarion, que l’on pensait disparu. Glaive à la main, les conjurés aux faciès de rapaces jurent la perte d’Auguste l’usurpateur.
Au même moment, tout juste revenu d’Égypte d’où il a ramené son vieux compagnon Enak donné pour mort, Alix Graccus doit affronter une succession de graves déconvenues. Considéré comme un traître ennemi de Rome, Enak est arrêté sur ordre de l’empereur, tandis que le courroux d’Auguste s’abat sur Alix, bientôt menacé d’être déchu de son statut de sénateur et de perdre tous ses biens. C’est le moment que choisissent les ennemis d’Auguste pour proposer à Alix de rejoindre leur conjuration ; ils parviennent même, à la faveur d’une profonde crise d’adolescence, à rallier à leur cause le jeune Khephren, le fils d’Enak devenu le fils adoptif d’Alix…Pleine de surprises et de rebondissements, voici la nouvelle aventure du sénateur Alix, vaste fresque où s’entremêlent les passions humaines, les liens du sang et la trame de l’Histoire 
Magistral !

jeudi 8 septembre 2016

Jour J - Tome 01 Les russes sur la lune!.-.(Pécau-Duval-Blanchard-Buchet)

Jour J 
est une série de bande dessinée d’uchronie, écrite par Jean-Pierre Pécau, Fred Duval et Fred Blanchard. À partir d’un évènement historique réel dont ils changent l’issue, les scénaristes imaginent différentes alternatives de l’Histoire. Dans la plupart des cas les tomes sont indépendants. Les exceptions sont les tomes 3 et 4, qui se font suite, et les tomes 14, 18 et 21, qui forment ensemble un trilogie. Chaque histoire est illustrée par un dessinateur différent.
[Source:Wikipédia]

  1. Les Russes sur la Lune !

Une BD de Jean-Pierre Pécau et Philippe Buchet chez Delcourt (Neopolis) - 
07 avril 2010, 54 pages. Grand format.

18 septembre 1969. Les Soviétiques sont les premiers à se poser sur la Lune. À Washington, le président Nixon donne carte blanche à la NASA pour que l'Amérique devienne la première nation à établir une base lunaire permanente. Dix ans plus tard, alors que la tension monte entre les USA et l'URSS, la Lune se prépare à devenir le théâtre inédit d'un nouvel épisode de la guerre froide.
 t si le 21 juillet 1969, ce n'était pas un homme américain qui avait fait le petit pas correspondant à un pas de géant pour l'humanité. Si, deux mois plus tard, c'était plutôt une femme russe qui avait fait la Une de l'Humanité pour asseoir la suprématie soviétique pour la conquête de l'espace, ou, dans un premier temps, du territoire lunaire. S'ils n'ont pas réussi à coiffer les russkofs sur le poteau, ce n'est pas un grain de sable, ou un minuscule caillou, qui va faire renoncer les enfants de l'Oncle Sam. Il s'agit d'aller plus loin qu'eux, ou au moins aussi loin, et de déluner (comment vous dîtes déterrer là-bas, vous ?) le projet d'installation d'une base permanente. Quelques années plus tard, les deux puissances s'opposent toujours. Et là-haut ? Qu'est-ce qui se trame entre leurs représentants sur place ?

Et une nouvelle série excitante proposée par les éditions Delcourt ! Avec un casting de rêve qui plus est : le Pape local de l'uchronie, un « déménageur » de scénarios d'action, le contrôleur – aérien – de la Série B, associés à un des dessinateurs-vedette et un des top-coloristes de la maison. Cette présentation, aussi sincère qu'elle soit pour les adjectifs retenus, avec une légère saveur de type Dossier de presse, cache un léger embarras une fois la dernière planche lue.

Il y avait de quoi frétiller à l'annonce du projet, comme à la découverte des premières planches. Pourtant, à l'entame du premier tiers de l'album, la question qui se pose est bien « où va-t-on ? » plus que « où vont-ils chercher tout ça ? ». Il y a bien un peu de réécriture de l'Histoire, cohérente et bien vue, mais bien vite, l'exercice vire à l'accessoire. Pourquoi pas ? Mais les promesses énoncées par un modèle de couverture ancré dans la mémoire collective ou par le pitch diffusé il y a quelques mois se flétrissent bien vite. Les auteurs ne colleront pas aux faits pour s'en démarquer légèrement et tracer une tangente au cours agité de la double décennie qui suivra l'évènement. Ils ont plutôt choisi de raconter une histoire se déroulant dans un contexte connu de tous, avec des figures d'État familières, essentiellement pour poser les fondations d'une solide introduction et coiffer l'album d'une conclusion intégrant le tournant berlinois qui redéfinissait le rapport de force Est-Ouest.

Cette désillusion condamne-t-elle la pure fiction qui se trame entre les deux ? Ce serait excessif mais il est pourtant difficile de s'enflammer pour cette fable idéaliste. Elle ne manque pas de rythme, pas de violence nécessaire mais ne donnera pas matière à d'insondables réflexions ou ne laissera pas ébouriffé par une audace mémorable. Certains points étonnent néanmoins. Ainsi l'épisode pakistanais permet bien de faire un saut dans le temps et d'introduire l'étoile noire, reléguée plus tard au rang d'accessoire, mais le « what if ? » cède alors la place au « so what ? ». De même, la longue scène de présentation de Sasha, évoquant un crossover entre L'étoffe des héros et Firefox, semble bien longue au regard de son apport sur le fond. D'un point de vue graphique, le constat est similaire. Philippe Buchet aligne la plus large galerie de personnages humains qu'il a eu à composer depuis fort longtemps et s'est trouvé probablement confronté à devoir recourir plus que d'ordinaire à une massive documentation pour éviter les erreurs qui seront traquées par une cohorte de spécialistes aussi exigeants que tatillons. Le résultat n'est pas déplaisant, mais les inserts « photographiques » multiples, l'utilisation de certaines textures (cette chemise à fleurs qui focalise l'attention), l'excès de peaux rosées (Sillage est plus naturellement haut en couleurs) ou les compositions incluant certains symboles architecturaux russes étonnent plus qu'ils ne charment.

Curieux. C'est le sentiment dont il est difficile de se défaire d'un bout à l'autre de la découverte de ce premier tome qui laisse un sentiment pour le moins mitigé, ce que de nombreux Série B évitent très souvent. Dans deux mois, Paris, secteur soviétique se chargera de prouver si c'est l'entrée en matière qui était délicate ou si le lecteur s'est fourvoyé tout seul en prêtant à Jour J des ambitions et une orientation plus géopolitiques qui sont pas celles que ses auteurs se sont fixées.
Par L. Cirade. [Bedetheque.com]



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