lundi 20 mars 2017

Murena. 01 - 05 Jean Dufaux & Philippe Delaby

Genre :Histoire
Tomes : 9
Parution :Série en cours


1. La pourpre et l'or
Une BD de Jean Dufaux et Philippe Delaby chez Dargaud
  11/1997  48 pages   Format normal 


Tome 1: Mai 54, Rome, midi. Il fait une chaleur torride sur l'arène et les quelques gladiateurs survivants qui essaient encore de s'entretuer n'amusent plus personne, sauf l'empereur Claude, affalé dans les gradins déserts, avide d'entendre le dernier râle du dernier combattant. En dehors de l'arène, la vie est aussi féroce. Tout le monde veut le pouvoir, tout le monde est prêt à tuer pour l'obtenir. Agrippine, par exemple, seconde femme de Claude et mère de Néron, est en train de faire fabriquer un poison pour son cher époux : maintenant qu'il a reconnu son fils, il peut disparaître et lui laisser le trône. D'ailleurs, il faut faire vite : Claude parle de la répudier et d'épouser la femme qu'il aime, Lolia Paulina, mère de Lucius Murena. Evidemment, dans le colimateur d'Agrippine, la pauvre Lolia n'a aucune chance. Quant à Claude, il mourra empoisonné et son fils Britannicus sera écarté du pouvoir au profit de Néron. Voilà l'histoire de Rome telle qu'on nous la raconte dans les manuels scolaires, à ceci près qu'elle prend ici un relief surprenant : sanglante et crapuleuse, elle n'est que superstitions, trahisons, terreur et violence.
2. De sable et de sang
Une BD de Jean Dufaux et Philippe Delaby  chez Dargaud
   11/1999  48 pages   Format normal

 Rome, trois jours avant les ides d'Octobre. L'empereur Claude est mort, empoisonné par sa femme Agrippine, alors qu'il voulait la répudier pour épouser Lolia Paulina, mère de Murena. Néron, fils d'Agrippine, devient empereur. Sa mère lui ayant acheté les faveurs de l'armée et du sénat, elle croit pouvoir gouverner. Mais à dix-sept ans, Néron n'est déjà plus un enfant, et elle va l'apprendre à ses dépens. Britannicus, fils de Claude, a été écarté du pouvoir. Mais Pallas, pour se venger de Néron qui lui a enlevé Acté, son esclave préférée, remet à Britannicus un parchemin qui peut changer la face du monde : l'acte de répudiation marqué du sceau de son père, qui élimine Néron de la succession. Pendant ce temps, Murena recherche les assassins de sa mère tandis que Néron s'arrange pour régler le problème Britannicus.
Un dessin réaliste très fouillé, un scénario qui restitue trait pour trait l'histoire de Rome (à quelques détails près, puisqu'on n'a jamais retrouvé le testament de Claude) dans toute sa violence, mettant en scène des acteurs qui, dévorés par la cupidité et le goût du pouvoir, accumulent cruautés, crimes et trahisons sans la moindre scrupule.

3. La meilleure des mères
Une BD de Jean Dufaux et Philippe Delaby  chez Dargaud
   06/2001  46 pages   Format normal

Britannicus est mort comme son père, l’empereur Claude. mpoisonné. Le testament qui aurait pu mettre fin aux ambitions de Néron n’est plus que cendres. Néron reste seul sur le trône de Rome. Seul ? Enfin presque. Dans l’ombre, sa mère, Agrippine, seconde épouse de l’empereur, a bien l’intention de faire ce qu’il faut pour " mordre à ce fruit pourri qu’est le pouvoir. " Le corps de Britannicus enduit de plâtre finit à peine de brûler sur un bûcher battu par la pluie que la lutte pour le pouvoir reprend de plus belle. Néron apprend de Locuste l’empoisonneuse comment Agrippine a fait assassiner Claude. Il la prend à son service. Agrippine riposte en faisant empoisonner l’empoisonneuse. Néron se sent si seul qu’il appelle auprès de lui sa tante, Domitia Lepida, bête noire de l’impératrice. Agrippine riposte en obligeant son fils à signer lui-même la condamnation à mort de Domitia. Agrippine, la meilleure des mères...
Dufaux débarrasse la légende romaine de ses derniers oripeaux romantiques. À travers le dessin réaliste et très fouillé de Delaby, il montre sans fard ce qu’a souvent été l’Histoire à travers les siècles : une succession de sinistres règlements de comptes entre membres d’une même famille peu disposés à partager le gâteau. Et utilisant sans une once de scrupule cruautés, crimes et trahisons. Rome antique, France du Moyen-Age, Italie mafieuse, même combat...

4. Ceux qui vont mourir...
Une BD de Jean Dufaux et Philippe Delaby  chez Dargaud
   09/2002  46 pages  Format normal


Rome, an 58. Les légions confortent de plus en plus la puissance de l’Empire et les esclaves crucifiés sont de plus en plus nombreux. Lucius Murena tente d'avoir des nouvelles de la cour dont Néron l'a banni et il n’a de cesse de venger l’assassinat de sa mère... À la Porta Tiburtina, là où se dressent les croix des suppliciés, Murena apprend que pour affermir son emprise sur Néron, son fils, Agrippine serait prête à lui ouvrir sa couche ! C'est alors qu’il fait la rencontre d’un Juif d'une cinquantaine d'années dont le charisme le trouble : il se prénomme Pierre et il se propose de l'aider... Pendant ce temps, au palais, Agrippine use de tous ses atouts sensuels pour séduire son fils. Sénèque s'efforce, quant à lui, de déjouer les manoeuvres de l'impératrice avec la complicité d'Acté, la maîtresse de Néron. L’empereur n'est pas dupe des ambitions de sa mère, mais il sait qu'elle n'hésite pas à exterminer quiconque fait obstacle à son obsession de régner. Son épouse Poppée intrigue par ailleurs et semble préparer un étrange complot. À l'incitation d'Acté, Murena accepte de revenir à la Cour à condition que Néron lui livre celui qui, aux ordres d’Agrippine, a tué sa mère : l'ex-gladiateur Draxius. Prudent, l’empereur décide plutôt de répondre à cette revendication en organisant un combat entre Draxius et son plus farouche ennemi, Balba. Telle qu’il l’a conçue, cette confrontation devrait être fatale à Draxius. La défaite de l’ex-gladiateur lui permettrait d’une part, de neutraliser sa mère et d’autre part, de justifier le retour en grâce de son ami Rude. Cruelle et haletante sera la lutte à mort qui opposera le champion d'Agrippine à celui de Néron... et de Murena. Qui sera le vainqueur ? L’issue de ce combat subtilement truqué assouvira-t-elle le désir de vengeance de Murena ? Agrippine trouvera-t-elle une parade au plan machiavélique de son fils ? Un superbe " péplum " bédessiné. Un récit poignant et des images à grand spectacle qui restituent toute la violence et la cruauté de l’antique Rome impériale. Une surprenante redécouverte du règne de Néron victime des crimes et des trahisons d’un entourage assoiffé de pouvoir.

5. La Déesse Noire
Une BD de Jean Dufaux et Philippe Delaby  chez Dargaud 
   06/2006  46 pages  Format normal 

Tome 5. Rome. Printemps 62, l'ambitieuse Poppée est désormais la nouvelle favorite de Néron. Ce dernier, entouré de courtisans mielleux, s'imagine être un dieu vivant que nul ne peut surpasser. Lorsqu’une mystérieuse cavalière masquée le défait lors d’une course de chars, l’empereur est humilié. Sa colère se double d’inquiétude à cause du message laissée par l’inconnue : les soupçons concernant la mort brutale de Britannicus circulent toujours. Pendant ce temps, Lucius Murena et Acté filent le parfait amour. C’est oublier Poppée.

La déesse noire ouvre le second cycle de la série Murena, celui de l’épouse. Nous retrouvons donc l’atmosphère de la Rome des julio-claudiens avec ses complots, ses fastes et son goût immodéré pour les jeux. Extrêmement bien documenté, Jean Dufaux s’attache à décrire le règne de Néron, la lente montée de sa folie, et les flatteries de sa cour, le tout dominé par la figure de Poppée qui a remplacé Agrippine. Après la lutte pour la pourpre impériale, place aux méandres abyssaux de l'âme humaine.

Ce cinquième tome apparaît comme une transition et un reflet du premier volet. La plupart des personnages sont déjà présentés, mais d’autres apparaissent ou se voient conférer un rôle qui semble important. C’est le cas de Tigellin qui devient conseiller de Néron, ou bien d’Arsilia, l’esclave de la favorite, au courant de tous les secrets de sa maîtresse. Le retour de Balba, l’ex-gladiateur, fait ressurgir le fantôme de Britannicus et relance une intrigue intéressante. Les amours de Murena et Acté apportent une touche de bonheur paisible bien qu’on pressente rapidement que des obstacles vont surgir pour les séparer et mettre à nouveau en péril la fragile amitié du jeune patricien avec l’empereur. Enfin, Poppée se révèle à la fois distante et cruelle. Sa noirceur et sa perversion planent sur chaque scène, étendant leurs tentacules le long des cases. L’apparition fugace autant que marquante de la vision de la déesse noire épaissit le mystère. Même si on peut l’attribuer à une drogue, le mirage dont Massam est victime, rappelle ces divinités puissantes et terrifiantes que sont Cybèle, Hécate ou encore Isis. Le premier tome d'un nouveau cycle de 4 albums !








BONUSL'Histoire. Hors -Série, 2009.  Rome au temps de Néron


Collection en Langue Néerlandaise [01-05]



Collection en Espagnol [01-05]













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