Comme on ne peut pas être au four et au moulin
Jaime Brocal Remohi (1936-2002) a peu travaillé pour
Warren Publishing. On le connait en France surtout pour
ses albums d’heroic fantasy, Taar en tête. C’est
assez réducteur mais pas complètement faux.
L’une des caractéristiques de ses héros de fantasy est
d’être hyper bodybuildé au point qu’à côté le Conan de
John Buscema passerait presque pour un gringalet.
Pourtant dans sa carrière ce Valencien d’origine a beaucoup produit,
essentiellement d’ailleurs pour les petits
formats longtemps ostracisés par rapport aux albums; qui plus est à
une époque où la bande dessinée était considérée
comme une sous culture et encore le mot culture était même de trop.
Il débute comme professionnel de la BD à 18 ans, Valence est
alors un gros centre d’éditeurs BD avec Editorial Maga
et Editorial Valenciana. C’est là qu’il jette ses premières
armes avant de rejoindre quelques années plus
tard Selecciones Ilustradas. Ses premiers dessins
sont tournés vers la petite enfance comme El Burrito
Envidioso nn(1956) ou quelques bandes
d’aventures tels les westerns.
En 1958 le film Les Vikings sort et devient un succès
mondial. À l’époque la diffusion des films est
plus lente. À titre d’exemple il sort aux Etats-Unis
fin juin mais fin décembre en France, ne serait-ce
que pour des raisons de doublage. Enfin il existe
un premier circuit de distribution dit d’exclusivité
suivi d’un second dit de deuxième exclusivité et en
fin un troisième réservé aux petits cinéma de quartier.
Tout ceci pour dire que si un succès inspire
des imitations celles-ci ont alors un peu de retard à
l’allumage par rapport à notre monde actuel.
C’est donc en 1960 que surfant sur la vague viking Brocal
créé Katan pour le marché anglais repris presque aussitôt
en Espagne et plus tardivement (1967-1970) en France par Aredit.
Il est vrai qu’entre temps Imperia avait passé
commande à Selecciones Ilustradas
d’une autre série viking : Ögan. Mariano Hispano et
Jaime Brocal sont chargés de créer le personnage qui
connaîtra une centaine de numéros. Ögan est donc un viking,
commande française
imaginée par des Espagnols et qui sera publiée
dans toute l’Europe ou presque !
Pendant toutes ces années Brocal va surtout travailler pour la
presse anglaise. Il a par exemple dessiné nombre d’histoires de Janus
Stark (1969) mais d’une manière générale tous les genres y
passent : guerre, westerns, aventures...
[Le texte se poursuit à l'intérieur du texte]
De prime abord il pourrait paraître un peu culotté d’intégrer
Vicente Alcázar (1944) dans cette collection
car finalement il n’a ni beaucoup travaillé avec Warren
ni avec vraiment Toutain. Tout ceci mérite donc
quelques explications.
Si dans sa chanson J’me voyais déjà Charles Azanavour
quitte sa province à 18 ans c’est à 17 qu’Alcazar
quitte l’Espagne et son Ecole Militaire pour Londres.
Là il suit des cours pendant un an à la Sir John Cass School
of Arts and Crafts. Il y rencontre Carlos Pino (1940) avec
qui il collaborera ensuite sous le nom commun de Carvic.
Mais Vicente a la bougeotte et abandonne ses études
pour se balader un peu partout
en Europe où il survit grâce à des petits boulots :
le très classique plongeur
mais le beaucoup moins tapissier dans une
entreprise néerlandaise, traducteur
pour un importateur londonien d’oranges, etc.
Une annonce de Fleetway cherchant
des dessinateurs retient son attention. Il envoie
un mini dossier qui lui permet
d’obtenir un rendez-vous avec un responsable,
mais laissons le parler :
« Après l’entretien avec le rédacteur en chef à Londres,
je l'ai convaincu de me confier
un scénario. Lorsque j'ai envoyé le travail terminé,
j'ai eu la satisfaction de recevoir
un gros chèque… et un autre scénario. Je me suis alors
dit que je pourrais faire ça
toute ma vie, car non seulement je m'amusais beaucoup,
mais en plus j'étais très bien
payé. » Voilà commence une vocation !
Fleetway lui passe régulièrement des commandes, pour
autant le duo conclut un
accord avec Temple Arts Agency qui les amène à fournir
des histoires pour de
nombreuses autres revues britanniques. Ils travaillent
même avec l’Espagne pour
Chio, un journal pour enfants. En 1969 nouveau départ,
pour les Etats-Unis cette
fois, tandis que Carlos reste à Londres
où il fera toute sa carrière...
[Le texte se poursuit à l'intérieur du texte]
Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O.,












Merci beaucoup Volrtaire57, et M. Augustin (JoeBloggs)
RépondreSupprimerMERCI !
RépondreSupprimerMuchisimas gracias!
RépondreSupprimermerci V57 Et M. Augustin
RépondreSupprimerGrand merci pour la suite
RépondreSupprimerMerci infiniment de continuer à proposer ces magnifiques compilations Warren d'artistes espagnols exceptionnels.
RépondreSupprimerMerci ! Voltaire et M A
RépondreSupprimerTwo more wonderful works, very grateful
RépondreSupprimerMerci à Volrtaire57 et à M. Augustin.
RépondreSupprimerMerci Voltaire57, et M. Augustin , cool
RépondreSupprimerLbz