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lundi 14 septembre 2026

El Nakom - Intégrale 2017-2018. Compilation de Voltaire57

 


L’histoire que vous allez lire est authentique. Comme beaucoup d’épopées historiques elle relate une aventure hautement improbable. Vous avez un homme rompu au combat; il a participé à la prise de Grenade en 1492 comme arquebusier et a enseigné son art à Naples pour des soldats italiens. Le voilà parti pour les Amériques en 1510. Stationné en Colombie, côté Atlantique, il embarque sur un navire pour rejoindre St Domingue, la grande colonie espagnole de l’époque. Mais une tempête survient et le navire fait naufrage. Une quinzaine de rescapés trouve refuge dans un canot qui dérive plusieurs jours durant lesquels ils boivent leur urine. À peine arrivés sur les côtes du Yucatan, ils tom-bent sur une troupe de guerriers mayas qui les font prisonniers. Quelques uns sont sacrifiés aux dieux locaux et les autres réus-sissent à s’échapper pour retomber dans les griffes d’un autre clan. Pourtant Gonzalo Guerrero puisque c’est de lui qu’il s’agit va y faire miraculeusement sa place et devenir général de l’armée maya. Il donnera du fil à retordre aux Espagnols quand ceux-ci voudront mettre la main sur le Yucatan. C’est toute l’histoire, elle est déjà extraordinaire, mais elle fourmille de maints dé-tails qui la rendent plus passionnante encore.

Jéronaton (1942), alias de Jean Torton, qui signe les deux albums d’El Nakom avait fait partie un temps des studios Hergé et dessinait régulièrement de courts récits historiques dans Tintin dès 1962. Sa première histoire relative aux civilisations préco-lombiennes raconte en 4 planche la vie du conquistador Balboa et date de 1963. ceci marque le début d’une passion qui ne s’éteindra jamais. L’année suivante il livre toujours en 4 planches la vie très condensée de Guerrero. Il y revient en 1971 avec Les Conquérants du Mexique où les premières planches sont consacrées à celui que les Espagnols considèrent comme un traitre et les Mexicains comme un héros. Et puis plus rien jusqu’en 2017 où il livre ces deux tomes aux Editions du Long Bec, excellente maison malheureusement disparue, ce qui accrédite la thèse que dans l’édition les esprits libres et raffinés n’ont finalement pas leur place.

Entre temps le sujet avait été repris en 2008 et 2009 par Richard Marazano et Camille Le Gendre.

Vous trouverez en bonus le récit complet de 1964 et les planches dédiées à Guerrero dans les Conquérants du Mexique. El Nakom est sans aucun doute la version la plus accomplie. Elle est d’autant plus intéressante qu’il a mis trois fois en scène le personnage. Les versions de 1964 et 1971 donnent à peu près la même physionomie à Guerrero. Dans la finale l’auteur lui donne les traits de Kirk Douglas mais après tout Ramaïoli en avait fait autant avec son personnage de John Dundee dans Zou-louland (1987-2003).


1964                                                   1971                                          2017



Jeronaton/Torton ne se limite pas à ce clin d’oeil. On reconnait dans un des personnages secondaires le visage de Rudy Young-blood qui jouait Patte de Jaguar dans Apocalypto (2006). Ce film, excellent au demeurant, est justement consacré à la civilisation maya mais reste déconseillé aux âmes sensibles...
Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album









Série La conquête espagnole des Amériques

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº674 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 13 septembre 2026

The Spanish Main Vol.12 Ramón Torrents. at Warren's / The Spanish Main Vol.13 Pepe Moreno at Warren's - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


Nous voici devant une énigme car Ramón Torrents (1937) 
a disparu un jour sans laisser de traces, professionnellement
en tout cas. Ses dernier travaux datent de la fin des années 70
 et depuis plus rien. Est-il aujourd’hui mort ou vivant ? 
nul n’en sait rien, à part l’intéressé et sa famille bien sûr !

Ce que l’on sait est que ce Barcelonais
a étudié de 14 à 18 ans à l’Escola
Massana de Sant Lluc à la Faculté des
Beaux-Arts. Son premier job consiste à
décorer des verres, le caractère palpitant
de la chose lui échappant un peu il finit
par faire un tour chez Toutain histoire de
voir s’il ne pourrait lui confier un quelconque
travail. Ça tombe bien, il en a
(heureuse époque !). Nous sommes alors
en 1956 et ses premiers travaux sont destinés
à la France, c’est d’ailleurs Florenci
Clavé qui assure l’encrage. Mais très vite
c’est la Grande-Bretagne qui l’accapare,
la Grande-Bretagne et sa myriade de
journaux pour enfants et sa livre sterling
aussi solide que le rocher de Gibraltar !

Il dessine un paquet d’histoires sentimentales pour adolescentes
 pour des journaux comme Boyfriend, Mirabelle,
Jackie, Love Story Library, Diana, etc. Il le fera jusqu’en 1976. 
C’est sûr que travailler pour Warren a dû le changer
! Assez curieusement il commence sa virée dans l’horreur 
chez Skywald, l’un des concurrents de Jim Warren.
Dans sa tournée américaine Josep Toutain avait décroché 
des accords tant avec Warren qu’avec Skywald. 
Les magazines de ce groupe, Scream, Psycho, Nightmare 
étaient la copie conforme des Creepy et compagnie. À dire
vrai le seul vrai concurrent de James Warren était Marvel
 qui avait les moyen de saturer le marché et mettre en
danger les petites maisons. Skywald étaient de celles-là 
et fut bien contente, elle aussi, de travailler avec des
artistes espagnols de qualité et surtout bien moins chers. 
Ce n’est que deux ans plus tard, en 1973 donc, qu’il est
publié dans Creepy.

Puis en 1979 plus de son, plus d’image et pour un dessinateur plus
 d’image c’est embêtant. Il avait fait pourtant
partie en 1967 du groupe de La Floresta avec Carlos Giménez,
 Luis García, Esteban Maroto, Suso et Adolfo Aballan
mais les contacts ont sans doute été progressivement rompus. 
Ça nous arrive à tous de laisser en chemin des
gens qu’on aimait pourtant bien. C’est la vie !

Un dernier mot à propos de Laugh, Clown, Laugh ! Il s’agit 
bien sûr bien sûr un hommage à Lon Chaney et au film
muet de 1928, encore que la denture du monstre de la BD 
fasse plutôt penser à celle de Fredric March dans le Dr
Jekyll et Mr Hyde de Robert Mamoulian (1931). Toutefois 
l’histoire de Torrents n’a strictement rien à voir.





Saturnino Moreno Casares ça vous dit quelque chose ? Non ? 
Et si je vous dis Pepe Moreno, là ça vous dit
déjà davantage. Certes les albums qu’on a publiés en 
France ne sont pas nombreux puisqu’on les
compte sur les doigts d’une seule main mas on retrouve son nom
dans plusieurs revues comme Métal Hurlant, L’Echo des Savanes ou
Epic et c’est déjà quelque chose. 
Né en 1954 il est donc d’une petite génération
après les Gimenez, Maroto et autres Bermejo. 
Son parcours est fatalement différent même si lui aussi 
fut aspiré in fine par le monde des comics.

Il commence sa carrière en Espagne pour des journaux
 pour enfants comme Pumby, un magazine underground, 
Star, assez vite interdit et SOS, une revue d’horreur. 
Ce journal offrait le même positionnement que les versions
espagnoles de Warren Publishing à savoir 
Dossier Negro, Wampus, Rufus et Zone 84.

Pepe n’a pas directement travaillé avec Toutain au départ. 
Tout comme Vicente
Alcazar en son temps Pepe entre chez Warren sans passer
 par la case S.I. Arts. Il bénéficie toutefois de la notoriété de ses 
confrères espagnols qui alimentent très largement Warren Publishing. 
Au vu de ses dessins Warren
lui ouvre évidemment les bras et Pepe voit ses premières histoires publiées
en 1978. Installé aux Etats-Unis l’année précédente il ne restera finalement
pas très longtemps avec Warren préférant 
de loin DC Comics où la paie était
meilleure et surtout moins aléatoire compte tenu 
des hauts et des bas de
Creepy and Co. On le verra ainsi sur Batman : 
Digital Justice ou des bandes
de SF comme Rebel. Il travaillera également avec Marvel 
pour Epic et pour National Lampoon Inc. 
notamment sur Heavy Metal. Si Pepe Moreno a fini
par travailler avec Toutain c’est en lui vendant les droits
 pour l’Espagne des
histoires qu’il avait créées chez Warren. 
Dans les années 90 il se tourne vers
les jeux vidéos dont le fameux Hell Cab qui est un gros succès.
Depuis les planches underground qu’il a réalisées dans 
la région de San Francisco ont été exposées au
 Smithsonian Institute et au Musée d’Art Moderne de Paris.

On reparlera peut-être un jour de sa série de SF, Mac Tavish, 
qui suivit la vague de la Guerre des Etoiles, en attendant
voici quelques récits complets pour se mettre en appétit !

 

Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édité.

  Albums nº672-nº673 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 12 septembre 2026

Pat 02 – La cruche bleue (Willy Vandersteen) Traduction, scans, retouches : JLM (Inédit)

 

Deuxième aventure de Pat, Riquette et Chouchou l’extra-terrestre 
(voir le premier épisode ici :


Pat, Riquette et Chouchou font la connaissance d’une famille 
d’artistes de cirque dont la petite fille est tombée gravement malade.

Seul, un remède du Moyen-âge pourrait permettre à Linda de guérir.

Nos amis, aidés par l’ordinateur de bord du vaisseau 
spatial de Chouchou, vont localiser l’endroit où est cachée 
une cruche bleue contenant le remède…

Nous sommes très reconnaissants à JLM pour ce magnifique travail ,
 qui nous permet de profiter de cette histoire en français.

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 11 septembre 2026

Rahan (Série 1) - 017 - L'enfant Chef - (Vaillant) - Mars 1976. Scan: Zapman (inédit)

 Rahan (1re Série - Vaillant)

17. L'Enfant chef / Le Sacrifice de Maoni / Les Hommes sans tête 
/ La Bête qui court

Une BD de Roger Lécureux et André Chéret  - Vaillant 

   03/1976      58 pages     Autre format

https://www.bedetheque.com/BD-Rahan-1re-Serie-Vaillant-Tome-17-L-Enfant-chef-Le-Sacrifice-de-Maoni-Les-Hommes-sans-tete-La-Bete-qui-court-30607.html


Nous remercions Zapman pour cet intéressant scan et retouche
 d'une superbe publication.

Publié par Monsieur Augustin

jeudi 10 septembre 2026

Céleste dans Lisette.03 - Un village à surprises / 04 - Le club des Zidéores - E. Barnaud & J. Trubert (1965). Compilation de Radou

 

Céleste est une série de 17 récits publiées dans

 l'hebdomadaire Lisette, entre 1965 et 1968.

Ce sont des histoires courtes et indépendantes de 8 pages chacune.

Les auteurs sont  Édith Barnaud (qui signe Clarapour le texte et

Jean Trubert pour les dessins.

Celeste 03-Un village à surprises 

29/65 - 36/65


Celeste 04-Le club des Zidéores 

37/65 - 44/65

 

Les scans ont été réalisés par Albert [EmuleBDZ] avec une grande qualité.  

Grand merci à tous les deux !

Publié par Monsieur Augustin

mercredi 9 septembre 2026

Dagar dans Kronos et Dagar (L'intégrale 1973-1983) - Compilation de Robert Dubois

 L'INTEGRALE

9 épisodes

Dans Kronos n°02, 03, 05, 06 (1973 - 1974) des éditions SAGEDITION
et Dagar n° 01 - 02 (1982 - 1983) des Editions AREDIT/ARTIMA.


Dagar, Héros de Tulgor est une BD de sword and sorcery — 
héroïc-fantasy barbare à la manière des récits pulp,
proche dans l'esprit de Conan, mais issue des comics 
américains Gold Key / Western.

En France, Dagar à été publié chez SAGEDITION dans 4
 numéros de KRONOS en 1973-1974 et chez Arédit/Artima
dans la collection Pocket Color en petit format couleur 
en 2 numéros seulement, sortis en novembre 1982
 et mars 1983.

Chacun d'eux contient un numéro de cette revue couplée avec une autre.

L'histoire :

Dagar est un héros de sword and sorcery : un guerrier barbare, 
brutal mais noble, vivant dans un monde mythique
rempli de sorciers, monstres, morts-vivants, vampires et 
créatures fantastiques.

SOMMAIRE:

Kronos (octobre 1973 à fevrier 1974)
 - N°2: L'épée de Dagar
- N°3: Le château du crâne
- N°5:Le monstre des ruines
- N°6: La fureur des vampires

Dagar (1982-83)
- N°1: Héros de Tulgor
- N°1: Le Loup-garou
- N°2: Le royaume des vampires
: N°2: L'heure de la vengeance
- N°2: Le prêtre infernal


Pages: 194

Merci aux scanneurs, Dominik Vallet et
 Fabrice Castanet de

 Compilations de Robert Dubois

Merci beaucoup pour cette série de grande qualité

Publié par Monsieur Augustin

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