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mercredi 22 juillet 2026

Savage Tales' Best Pages (1985-1986) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)




 Les comics de guerre sont finalement apparus assez tardivement, non pas qu’il n’existât pas ici et là quelques histoires
guerrières, mais finalement assez peu. Ainsi durant la Seconde Guerre Mondiale, il y a les bandes de Captain America
et de The Human Torch plus quelques histoires de Superman ou Batman et c’est à peu près tout, sans doute pour ne
pas inquiéter les enfants qui voyaient pères et oncles revêtir l’uniforme.
Pour les adultes, outre quelques nanars habituels dans ces cas là, on remarquera
surtout Terry et les Pirates qui était en prise directe avec l’actualité et
Male Call destiné aux G.I. C’est bien peu. La chose est d’autant plus curieuse
qu’au même moment les films de guerre pullulent, on recense ainsi environ
80 longs métrages américains tournés pendant le conflit.



En revanche dès le début de la guerre de Corée c’est l’explosion des comics
militaristes. Il s’agit 9 fois sur 10 de bandes outrageusement patriotardes.
C’est un schéma qui perdurera plus tard que ce soit avec Sergent Rock ou
Nick Fury même si le côté patriotique est légèrement édulcoré. Lors du conflit
coréen E.C. était resté dans le tempo de ses confrères mais dans un degré
moindre et restituait plus souvent l’horreur et la vacuité de la guerre.
C’est ce qui fait encore aujourd’hui l’intérêt de Frontline Combat par
exemple.
Toutefois c’est bien Blazing Combat, la publication Warren dirigée par ArchieGoodwin (1937-1998), qui est restée le sommet du genre. Le principe est
basé sur des récits relativement courts de 8 à 10 pages généralement dans
lesquels l’action n’est pas circonscrite aux seuls combats. On évoque aussi
selon les cas la peur, la souffrance, la camaraderie qui peuvent naitre dans
ces moments là. La violence n’intervient que pour ponctuer ces sentiments et souligner la monstruosité de la guerre. La plupart
des scénarios sont dus à Archie Goodwin et très franchement il n’y a rien à jeter. Quant aux dessinateurs rien que des
pointures : Gene Colan (1926-2011), Reed Crandall (1917-1982), Frank Frazetta (1928-2010), Russ Heath (1926-2018), Gray
Morrow (1934-2001), Joe Orlando (1927-1998), John Severin (1921-2012), Angelo Torres (1932), Alex Toth (1928-2006) Al Williamson
(1931-2010) et Wallace Wood (1927-1981). La plupart d’entre eux travaillaient déjà chez E.C.



Savage Tales reprend en 1985 la recette de Warren. Marvel lui donne le
même titre que sa revue des années 70, mais celle-là était axée sur l’heroic
fantasy alors que la nouvelle mouture sera essentiellement guerrière. L’ensemble
est d’une bonne tenue et aurait mérité plus que ses 8 numéros avec
là encore d’excellents dessinateurs. On retrouve par exemple John Severin,
Gray Morrow qui dessinera aussi Tarzan, John Buscema (1927-2002) l’un des
pères du Surfer d’Argent et celui qui mettra Conan au sommet . Dans la nouvelle
génération d’alors l’Espagnol Pepe Moreno (1954) est de première grandeur,
Michael Golden (1955) fera une jolie carrière s’occupant ensuite du
‘Nam et des Micronautes tout comme Paul Kirchner (1952) qui s’était fait
connaitre dans Epic...
Le texte se poursuit à l'intérieur du texte











Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº663 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

ESPRIT DU VENT (MAGICO VENTO) Scantrad inédit 001 Fort Ghost – juillet 1997 (scénario GIANFRANCO MANFREDI – dessins JOSE ORTIZ) - Édité par Philippe

 

Un éclat de fer logé dans son cerveau a effacé sa mémoire, mais lui a conféré le don de clairvoyance. Pour les Sioux, il est Esprit du Vent, car c'est le vent qui les a guidés jusqu'à eux. Mais jadis, il était le soldat Ned Ellis, rescapé de l'explosion du convoi militaire dans lequel il voyageait. Quels sombres desseins se cachent derrière ce que tous considèrent comme un tragique accident ? Pour le découvrir, Ned doit entreprendre un voyage éprouvant au cœur de son passé, et ce n'est qu'au terme de ce périple, parmi les fantômes de Fort Ghost, qu'il pourra percer le mystère…

Graphiquement inspiré de l'acteur irlandais Daniel Day-Lewis (Le dernier Mohican, film de Michael Mann de 1992), Ned Ellis va faire la connaissance de Willy Richards, un ancien journaliste alcoolique de Chicago, surnommé Poe en raison de sa ressemblance avec le célèbre écrivain américain. Celui-ci enquêtant sur les causes de l’accident ferroviaire  qui a rendu Esprit du Vent amnésique, va suivre Ned Ellis dans la quête de ses souvenirs. Mais ce ne sera pas sans danger : certains qui se sont enrichis notamment grâce à l’explosion du train vont empêcher que la vérité éclate…

Magico Vento raconte l'histoire et les mythes de l'Ouest sans les dissocier. Grâce à Gianfranco Manfredi, chaque épisode repose sur une documentation très rigoureuse, tant sur l'époque, les coutumes, les lieux, les circonstances et les personnages historiques qui apparaissent souvent dans les récits, que sur les cérémonies, les rites et les mythes des Indiens, ainsi que sur les croyances religieuses et scientifiques de l’époque.

La série terminée à ce jour a donc débuté en juillet 1997. Elle comporte trois cycles, le premier s’étalant sur 131 albums (parution mensuelle jusqu’au numéro 100 puis bimestrielle pour les suivants) jusque fin 2010, le deuxième cycle « Il Returno » (le retour) avec 4 albums en 2019 et le dernier cycle « Guerre Apache » pour les trois derniers albums en 2023.

Pour ces 138 albums en VO, seulement 12 ont été traduits en français et parus aux éditions Mosquito puis Fordis  pour un ordre de parution très chaotique… ce qui est très décevant quand le personnage principal  a perdu la mémoire et qu’elle lui reviendra que par fragments suivant les événements rencontrés. (N.B. : je me suis permis en page 2 de ce tome de vous donner  les titres de ces albums en respectant l’ordre et la numérotation des parutions italiennes)

Tous les titres de la série ont été dessinés en noir et blanc, s’alignant sur le style de la maison de Bonelli, mais sachez que les éditions Panini Comics ont réimprimé les 25 premiers titres en couleurs à partir de mars 2013.

Enfin, en guise d’introduction, si de très nombreux dessinateurs se sont succédé pour dessiner les épisodes, seulement trois d’entre eux ont assumé les couvertures :

Andrea Venturi du 1er au 31e album puis Pasquale Frisenda du 32e au 75e numéro et enfin Corrado Mastantuono du 76e jusqu’à la fin.

Voilà, je suis fier maintenant de vous présenter ce premier titre de la série que je considère comme étant une des toutes meilleures séries de western en BD !

Bonne lecture à vous et à la prochaine !

(traduction avec l’outil Transmonkey AI à partir de scans trouvés sur le web)

Texte: Philippe.


  Nous sommes immensément reconnaissants à Philippe pour cette magnifique contribution, d'une qualité surprenante tant au niveau des images que de la présentation très bien documentée.

Publié par Monsieur Augustin

mardi 21 juillet 2026

Chantal - Robert Rigot 08. Chantal chez les gitans (1955) - Compilation de Lorenzo Flach (Fin de Série)

   Chantal chez les gitans   

Âmes Vaillantes du Nº 17 - 1955 au nº 46 - 1955






 Scans: Gallica.bnf.fr

Mis en forme: Lorenzo Flach

Nous remercions Lorenzo Flash pour ce travail de grande qualité.

Publié par Monsieur Augustin

lundi 20 juillet 2026

A la recherche de la Licorne (Intégrale) Ana Mirallès et Emilio Ruiz - Compilation de Voltaire57


 Il s’appelle Enrique IV c’est-à-dire Henri IV mais à la différence 
du nôtre surnommé le Vert Galant celui-ci, au contraire, est
affublé du sobriquet d’impotent comprendre « impuissant ». 
En fait il y a de fortes chances qu’il ne l’ait pas vraiment été
car si son premier mariage fut bel et bien stérile le second lui donna 
une fille, Jeanne de Castille. Mais dans cette Espagne
où l’unité n’est alors que de façade et l’autorité royale contestée 
on accusera la reine d’avoir eu des bontés coupables.
Tout ceci ne sert en fait qu’à légitimer les droits d’un parti e
il légitimant ceux de l’autre. 
Voilà pour la vérité des livres d’histoire.



En 1987 Juan Eslava Galán publie En busca del unicornio
Dans ce roman Juan de Olid est chargé par Miguel Lucas de Iranzo,
dignitaire de haut rang à la couronne de Castille,
 de ramener d’Afrique une corne de licorne.
Une expédition est donc montée dans ce but.



 Dix ans plus tard Glénat Espagne charge Emilio Ruiz (1960) 
et Ana Mirallès (1959) d’adapter le roman en 3 volumes.
Les deux ont déjà travaillé ensemble sur une histoire érotique
El brillo de una Mirada (1990) qui sera traduit en français
 3ans plus tard sous le titre de Corps à Corps
Cette Recherche de la licorne est donc leur deuxième
 collaboration il se retrouveront
en 2009 pour Mano en Mano puis pour Muraqqa en 2011 
et enfn pour le superbe Ava en 2024.

Entre temps Mirallès connait la gloire avec la série Djinn (2001-2016) 
qu’elle créé avec Dufaux. Depuis ses dessins se vendent à
prix d’or dans des ventes aux enchères tant chez Christie’s que chez 
Maghen. Il faut bien avouer que ses dessins sont superbes,
vous pourrez le constater dans ce recueil car si l’histoire 
est plaisante –bien que violente, elle prend une autre dimension grâce
au talent de cette artiste. Reconnaissons toutefois que comparés
 à ceux qu’elle livrera plus tard, ils ont encore une légère raideur,
mais dans une histoire pareille la raideur était sans doute nécessaire.


En attendant vous voici devant cette expédition où la licorne
 s’avérera être un rhinocéros. Pauvre bête, parce que la poudre de
sa corne est réputée aphrodisiaque, elle devient une espèce en 
voie de disparition a contrario des imbéciles qui pullulent.
 Si leur virilité n’est plus triomphante leur crédulité, 
elle, atteint des sommets.








Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.

  Album nº656 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 19 juillet 2026

The Spanish Main 04. Félix Mas at Warren's / The Spanish Main 05. Martín Salvador at Warren's (1971-1983) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)

 

Formé à la Real Academia Catalana de Bellas Artes de San Jorge,
 Félix Mas (1934-2024), Barcelonais pure
souche, a finalement très peu travaillé pour Warren Publishing.
 En tout et pour tout 17 histoires dont certaines
seront reprises dans la version espagnole de Creepy 
ou dans Dossier Negro, deux revues du groupe Toutain.


Pour lui il se s’agit que d’un travail purement
alimentaire, son goût sa formation le poussent
vers la peinture, tout simplement. Il commence
d’ailleurs à exposer d’abord à Barcelone puis
dans toute l’Europe. En 1974 il quitte l’Espagne
et la BD pour le Venezuela où il reste 5 ans. Ses
oeuvres sont bien sûr exhibées dans le pays
mais surtout aussi aux Etats-Unis où d’ailleurs il
s’installe en Floride.

Ses toiles représentent fréquemment de belles
jeunes femmes, il faut dire que de la fin des
années 50 jusqu’à celle des années 60, il a gagné
sa vie en dessinant des aventures sentimentales
pour la presse BD britannique, alors
gros client de Selecciones Ilustradas
Il continuera d’ailleurs dans ce registre dans
 les années 70 et 80 en dessinant
cette fois les couvertures de romans d’amour.

Si le cœur vous en dit –et votre portefeuille le permet, 
on trouve plusieurs de ses tableaux aux enchères pour
moins de 1.000 $ mais dans certains cas 
il faudra multiplier la somme par 10.


Josep Toutain (1930-1997) avait le chic pour dénicher de
 talentueux dessinateurs. Ils pouvaient être autodidactes
comme Auraleon ou venir d’une des meilleures écoles d’art
 du pays comme Félix Mas, seule leur
qualité de dessin et plus particulièrement leur maîtrise 
du noir et blanc importait.
On l’a oublié mais jusqu’au milieu des années 60 
la couleur était un luxe dans les revues de BD. Ce privilège
n’était accordé qu’à quelques séries vedettes comme
 Tintin ou Spirou. Même un journal comme Eagle, la
success story de la presse BD britannique 
qui alors dominait 
l’Europe, comportait des pages en noir et blanc. La
maitrise des ombres et des tramés apportait donc
 aux dessins un plus incontestable.


Martin Salvador (1935-2021) répondait à ces critères. Tout en
faisant des études à l’école de céramique de Moncloa, ce Madrilène
entre dans l’univers des TBOs en 1953. Il commence à faire
quelques retouches et quelques encrages pour la série F.B.I.
C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il rencontre Luis Bermejo
(1961-2015) qui sera plus tard comme lui membre de l’écurie
Toutain. Pendant quelques années il va animer des séries
comme Mendoza Colt. C’est à la fin des années 50 qu’il entre
chez Selecciones Ilustradas.


Son style, classique, académique pourrait-on dire, ne cadre pas
du tout avec celui des jeunes pousses de l’agence mais il est précis,
net et très élégant. Comme ses collègues il va essentiellement
travailler pour la presse BD britannique. C’est à l’époque
financièrement la plus puissante d’Europe, elle paie les planches
5 fois plus cher que la France qui elle-même les paie bien plus
que les revues espagnoles.

On retrouve donc ses dessins chez Fleetway notamment 
dans Kit Carson et Dick Daring qu’on connait en France
sous le titre de Jim Canada. Son nom apparait dans 
les revues Warren dès 1972 et ne les quittera plus. C’est l’un
de ceux qui fournira le plus d’histoires. Son style n’est pas sans rappeler celui de DC des années 50, celui des Russ Heath,
 Bruno Premiani et autres Win Mortimer pour ne citer que
 ceux-là. Inutile de dire que pour une partie du
lectorat américain des années 70 les dessins de Salvador 
avaient le goût suave du vintage.

Précisions toutefois que ses dessins étaient sans doute encore meilleurs. C’est d’ailleurs assez étonnant de constater
que malgré l’énorme production des artistes de S.I. Arts
 la qualité servie a rarement souffert, en tout cas
jamais pour Salvador.

Comme d’autres de ses collègues il terminera sa carrière comme peintre, en délaissant cette fois le noir et blanc !




Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édité.

  Albums nº654-nº655 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 18 juillet 2026

Les aventures de Patamousse (Calvo) – 1978 (Couleurs) Scans : JLM / Retouches : TheWitch (Inédit)

 

Edmond-François Calvo (1892-1957) était un maître incontesté 
de la bande dessinée animalière, empreinte de critique sociale, 
comme en témoigne son chef-d'œuvre de 1944, « La Bête est morte », 
mais aussi ses nombreuses séries pour la presse française, telles que 
« Patamousse » et « Moustache et Trottinette ».

Caricaturiste pour des journaux comme Le Canard enchaîné, Calvo exerçait également divers métiers, notamment aubergiste et sculpteur sur bois. En 1938, il intègre le groupe de presse Offenstadt/SPE, collaborant aux revues Fillette (1938-1941), L'Épatant (1938), L'As (1938-1940) et Junior (avec « Le Chevalier Chantecler » et « D'Artagnan », 1938-1942), ainsi qu'à plusieurs anthologies.

Calvo a également produit des albums tels que « Robin des Bois », 
« Les Voyages de Gulliver » et trois épisodes de « Patamouche ».

Edition 1974 en noir et blanc

Il a également collaboré à des périodiques comme Les Grandes Aventures (« Tom Mix »), France-Soir Jeudi (« Le Capitaine Fracasse »), Hardi les Gars ! (« La Panthère Blanche »), King-Kong et l'édition d'après-guerre de Fillette (« Mike et la Pantoufle »).

Outre son travail pour la SPE, il réalise « La Croisière 
Fantastique », « Croquemulot » et « Un Chasseur Sachant 
Chasser » dans la période 1942-1443 pour les Éditions Sépia.

Entre 1944 et 1949, Calvo réalisa plusieurs ouvrages pour GP, dont son œuvre la plus célèbre, « La Bête est morte ». Ce livre magnifiquement illustré, écrit par Victor Dancette (9 juin 1900 - 3 juin 1975) et Jacques Zimmermann (7 septembre 1929 - 21 novembre 2023), dépeignait la Seconde Guerre mondiale à travers le monde animal : les Allemands y apparaissaient comme des loups, les Français comme des lapins, les Américains comme des bisons, etc.

Parmi les autres publications de Calvo pour GP, on peut citer « Anatomies atomiques », « Les Aventures de Rosalie », « Monsieur Royal Présent », « Grandeur et Décadente du Royaume des Bêtes » et plusieurs adaptations de contes.

Tout au long des années 1950, Calvo contribue à des magazines de bandes dessinées comme Tintin, Âmes Vaillantes et Cœurs Vaillants, ainsi qu'à la presse jeunesse. Il conçoit des séries animalières comme « Cricri, Souris d'Appartement » dans Baby Journal puis Cricri Journal, Coq Hardi, Bravo ! et Pierrot. Il a également réalisé "Moustache et Trottinette" dans entre autres Femmes d'Aujourd'hui (à partir de 1953) et "Coquin le Petit Cocker", écrit par Marijac et publié aux Éditions Gautier-Languereau et dans les revues Pierrot, La Semaine de Suzette et Fripounet et Marisette. Edmond-François Calvo meurt en 1957, laissant derrière lui une œuvre importante, à la fois comme dessinateur et comme sculpteur.

Texte : Patrick Gaumer – Dictionnaire mondial de la Bande Dessinée (Larousse)



 Nous remercions JLM & TheWitch, pour ce magnifique
travail de numérisation et de retouche et
  JLM pour cette excellent présentation.

Publié par Monsieur Augustin

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