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lundi 17 août 2026

Mystères de Chinatown (1975-1978) Parras & Truchaud - Compilation de Voltaire57



On doit à François Truchaud (1941-2020) quelques grands moments de bonheur car c’était non seulement un excellent traducteur mais en plus il empruntait des voies que ses confrères ne prenaient guère. C’est par exemple à lui que l’on doit des traductions de Conan mais aussi des aventures de Carnacki, de certains romans de Robert Bloch, de Graham Masterton, Dennis Wheatley, bref de tout un tas de gens qui faisaient partie de ce qu’on appelait alors la paralittéra-ture, c’est-à-dire celle qui n’avait pas suffisamment de quartiers de noblesse aux yeux des critiques. Mais aujourd’hui à une époque où on lit de moins en moins on reconnait que ces auteurs avaient du style et que Truchaud les servaient on ne peut mieux.

Ce que l’on sait moins c’est que François Truchaud était aussi un auteur de BD. Certes elles ne sont guère abondantes mais ne sont pas insignifiantes. On compte en tout et pour tout une adaptation de 20.000 lieues sous les mers parues en 1975, une série pour enfants parue dans Télé Junior, La Vallée des Dinosaures (1979), et deux séries policières Joe Fast et Les Mystères de Chinatown.

Ceux-ci sont parus dans le Nouveau Tintin entre 1975 et 1978 d’abord sous la forme de 10 récits complets et d’une histoire à suivre. L’album n’a été publié qu’en 2011 par une maison confidentielle, Les Éditions du Taupinambour, avec une diffusion qui l’était encore plus puisque l’on parle de 50 exemplaires. Rajoutez à cela une demi-douzaine de récits complets parus essentiellement dans Pilote et vous avez l’intégralité de la production de Truchaud en la matière.

En fait on voit davantage son nom dans les rédactionnels de Pilote bien sûr et aussi de Métal Hurlant. On donne en fin de volume un exemple de ces articles paru dans Charlie. Il y explique ce qu’est l’heroic fantasy à un public français qui commençait réellement à découvrir le genre.


Ses Mystères de Chinatown bénéficient des dessins d’Antonio Parras (1929-2010). S’il est un grand dessinateur il est un encore plus grand metteur en scène. On le voit particulièrement dans ces aventures où chaque planche est construite de façon originale tout en gardant une visibilité par-faite. L’artiste, finalement assez peu connu, méritait un large coup de chapeau c’est pourquoi nous avons aussi intégré son interview dans Hop !

Elle est passionnante car elle dévoile l’homme, son parcours pas toujours facile, les difficultés du métier et ses rencontres dans les années 50 avec Goscinny et Charlier.


Pour ceux qui apprécie son style de dessin rappelons que les intégrales du Méridien des Brumes et de Ian Mc Donald sont disponible dans Bibliotheca Virtualis. Pour autant ce n’est qu’une toute petite partie de son travail tant il a produit et encore à cela il faut rajouter ses nombreuses illustrations dont Charlier était si friand.

En piste !




 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº666 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 16 août 2026

The Spanish Main Vol.10 Isidro Monés at Warren's / The Spanish Main Vol.11 Leopoldo Sánchez at Warren's - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


Isidre Monés Pons (1947) est mieux connu sous son nom 
d’artiste d’Isidro Monés Pons. Toutefois certains de
ses récits sont parus chez Warren sous le pseudo de Munes, 
allez savoir pourquoi !. Comme ses collègues de
la même période il commence à travailler très jeune. 
D’abord dans la publicité et réalise aussi nombre d’illustrations
pour des albums d’images à coller, 
en quelque sorte les Panini de l’époque. 
C’est ainsi qu’il va peaufiner
son style et apprendre son métier tout en prenant
 des cours du soir à l’Academia Taller Valls.

L’arrivée d’Isidro chez Selecciones Ilustradas montre
 que s’il n’est nécessairement pas l’étoile la plu brillante, il
appartient néanmoins à cette galaxie. 
Il reconnait avoir été influencé par les Italiens 
Dino Battaglia (1923-1983) et Sergio Toppi (1932-2012) 
et ses compatriotes, Enric Scio (1942-1998), 
Esteban Maroto (1942) ou José Maria Bea (1942)., 
tout en avouant son admiration pour Moebius national 
(1938-2012). Il est des choix plus malheureux.
Tous sont à des degrés divers de grands dessinateurs 
et certains peuvent être considérés comme des
grands maîtres du noir et blanc.


Sa notoriété explose avec les récits qu’il livre pour Warren
 Publishing dont il devient l’un des gros contributeurs. 
Il suspend en 1976 sa collaboration avec l’éditeur 
américain et se rabat vers des titres importants de la 
BD britannique comme Commando ou Bullet. Comme il le dit 
lui-même il ne garde pas un bon souvenir de cette période :
« Le thème de la guerre était affreux ; la mise en page, 
fastidieuse, une succession de demi-pages identiques, alors
que j’ai toujours préféré des formats plus audacieux. 
Quant au sujet, c’était encore pire : toujours les gentils Anglais
avec leurs casques Tommy et en face les méchants. »

Pour la revue Misty destinée aux jeunes filles britanniques
 il donne quelques précisions sur sa technique : « Le
tirage ne permettait pas d’utiliser les nuances de gris, 
et je n’avais pas le temps de tout colorier en demi-teintes.
 J’ai donc dû recourir à la technique classique du pinceau 
et du lavis, et me replonger dans l’étude de Caniff et Toth. » 
Un bel hommage rendu à deux maîtres, non ?

On ne s’étonnera donc pas qu’il revienne en 1979 Warren 
qu’il quittera avec la faillite finale. Outre ses nouvelles il
laissera également une courte série fort intéressante, le
Dr Archaeus (disponible en anglais dans Bibliotheca Virtualis)

Suite à cela Selecciones Ilustradas lui décroche un 
contrat chez Disney? S’ouvre alors une période de bonheur
mais si facile que cela en terme de travail : « Faire partie 
de la famille Disney était épuisant. Imaginez devoir gérer
les références Pantone de toutes les créatures de la forêt 
de Bambi, les dix couleurs différentes (parfois plus) pour
chacun des nains de Blanche-Neige, et ainsi de suite, 
page après page, des pages
remplies chacune de 101 chiens. Ajoutez à cela un 
dossier complet de maquettes
de chaque personnage dans toutes les poses, 
pour ne pas dévier d'un pouce. »


Dans le même temps il continue une activité d’illustrateur 
pour des jeux, des couvertures de livres, des affiches, 
des cartes à collectionner, de sorte qu’il est
presque autant reconnu dans ce domaine que pour la BD.
Enfin comme tant d’autres de ses collègues 
il s’adonne à la peinture.
Mais pour l’heure présente voici de quoi mieux 
le connaitre en matière de BD !




Leopoldo Sánchez (1948-2021) est caractéristique de ce
 que certains appellent le « style espagnol », cette
excellence dans le noir et blanc. Si la maîtrise du jeu 
entre l’ombre et la lumière est partagée par beaucoup,
l’utilisation de tramés et l’alternance entre plume, pinceau 
et crayon est beaucoup plus rare. Pour
autant parler d’école espagnole est un peu excessif puisque 
la plupart de ces mêmes Espagnols reconnaissent
une dette aux cousins de la Botte, Sergio Toppi et 
Dino Battaglia ou de l’autre côté de l’Atlantique comme Breccia.


Qu’on ne s’y trompe pas nombre de dessinateurs américains, 
notamment ceux
qui ont officié sur les strips quotidiens, savent jouer avec 
les ombres tout comme par exemple d’autres excellents 
dessinateurs tels Attilio Micheluzzi ou Horacio Lalia. 
Mais leurs traits sont nets et finalement assez peu utilisent les
tramés. Or ceux-ci donnent une impression de texture. 
De plus en variant les
trames on donne une impression de profondeur e
ntre avant-plan et arrière-plan.
Enfin et ce détail n’est pas le moindre pour des artistes 
qui produisent beaucoup,
plutôt que de perdre du temps sur une foultitude de détails, 
la trame peut produire le même effet ce qui accentue 
l’ambiance de la planche.


Au moment où il lance Creepy le noir et blanc est 
une nécessité pour Warren
pour des raisons de coûts, le groupe étant souvent 
plongé dans des tourments
financiers de première grandeur.
Pourtant avec l’émergence de la concurrence Warren 
finira par insérer quelques pages couleurs dans chaque 
numéro de ses magazines. La difficulté résidait dans 
le va-et-vient entre l’Espagne et les Etats-Unis.
Mettre de la couleur sur des planches qui n’ont pas été 
conçues pour cela demande une réelle expertise. 
Chez Warren autant le dire tout de go, il ne s’agit pas,
 la plupart du temps, d’une franche réussite.

La marque du groupe est donc bien le noir et blanc.

La contribution de Sánchez chez Warren Publishing
 fut assez conséquente. Outre les récits complets,
 il fait partie de ceux qui ont produit
le plus de mini séries tels The Spook 
(voir album dans Bibliotheca Virtualis),
The Freaks ou The Pea Green Boat. Vous en en avez 
un exemple dans cet album avec The Unholy Creation.

D’ailleurs hormis Vampirella, Pantha et The Rook Warren 
Publishing n’a jamais eu de héros récurrents au long
cours. Le récit court complet est une autre des marques 
de fabrique du groupe; vous allez d’ailleurs maintenant
pouvoir le constater.


  


Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édité.

  Albums nº664-nº665 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 15 août 2026

Safari n° 22. Dongo le chien sauvage. Willy Vandersteen - Karel Biddeloo. Scans, traduction et retouches : JLM (Version française inédite)

 

En 2022-2023, SEULEMENT BD vous a proposé l’intégralité en 21 
volumes de l’édition française de « Safari » une série créée par
 Willy Vandersteen et dessinée essentiellement par Karel Bideloo.

Il existe pourtant 3 tomes supplémentaires parus en 
néerlandais et jamais traduits en français.

Voici donc aujourd’hui le tome 22 de cette série.

Une course-poursuite effrénée à travers la savane entraîne Sam et Ellen
 dans un jeu dangereux avec des braconniers et des bandits du désert. 
Lorsqu'un garde-chasse blessé leur demande de l'aide, ils se retrouvent 
mêlés à une lutte contre une bande impitoyable.

Pendant ce temps, des chiens sauvages sèment la panique parmi
 les animaux,
et la question est de savoir qui représente la véritable menace
 dans ce paysage hostile.

A noter qu’une collection en néerlandais est parue en 2025 présentant
 l’intégrale de la série en 4 volumes avec des couvertures de Luc Morjaeu.



   Nous remercions JLM, pour ce magnifique

travail de scan, retouches, traduction et présentation.

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 14 août 2026

Les voyages d'Orion - T05 - Rome (2) . Scanneur : Micklpas & éditeur: Odo (Inédit)



 Les voyages d'Orion 
5. Rome (2)
Une BD de Jacques Martin et Gilles Chaillet  - Orix - 1995
  03/1995     60 pages    Format normal



Merci Micklpas & Odo pour pour cet excellent travail.

Publié par Monsieur Augustin

jeudi 13 août 2026

Blondinette chez Le Soleil (2011-2019) et Le journal de Montréal (2020-2021) - Compilation de Robert Dubois


3340 bandes quotidiennes

Dans le quotidien Le Soleil au Québec de 2011 à 2019 et

Dans le quotidien Le journal de Montréal 2020 à 2021
Blondinette, au Québec, c'est surtout le nom francophone de Blondie
Le comic strip américain créé par Chic Young
en 1930 et distribué par King Features Syndicate.

Ce n'est donc pas une création québécoise à l'origine, mais une série 
américaine très diffusée et adaptée en français.
Bédétheque résume d'ailleurs clairement que Songe est
 “connu sous le nom de Blondinette au Québec”.


L'histoire :

L'univers tourne autour de Blondinette / Blondie et de son 
mari Dagwoodsouvent appelé Dagobert en français.
Au départ, Blondie est une jeune “flapper” des années 1930; 
après son mariage  avec Dagwood en 1933, La série
devient surtout une comédie familiale et domestique :
 travail, voisins, enfants,
 gags de retard au bureau, et les fameux énormes 
sandwiches de Dagwood.

Au Québec, Blondinette a beaucoup circulé dans la presse
L'encyclopédie La BD de journal au Québec 1918-1988
signale par exemple des bandes dans
Le Nouvelliste de Trois-Rivières dès 1944,
 avec une origine américaine et un genre humoristique.

Elle répertorie aussi des apparitions dans plusieurs journaux 
ou cahiers, dont La Presse, Le Soleil, Le Quotidien,
La Voix de l'Est, Progrès-Dimanche, etc.

Compilation de plusieurs bandes quotidiennes parus dans 
Le soleil du Québec 
et dans Le journal de Montréal.


Pages : 854

Merci à Methanol pour ses scans et EBDZ

 Compilations de Robert Dubois

Merci beaucoup pour cette 
série exceptionnelle

Publié par Monsieur Augustin

mercredi 12 août 2026

Rahan (Série 1) - 016 - Décembre 1975. Scan: Zapman (inédit)

 Rahan (1re Série - Vaillant)

16. Dieu-bonheur / Le Petit Homme

Une BD de Roger Lécureux et André Chéret  - Vaillant - 1975

   12/1975        59 pages         Autre format

https://www.bedetheque.com/BD-Rahan-1re-Serie-Vaillant-Tome-16-Dieu-bonheur-Le-Petit-Homme-30606.htm


Nous remercions Zapman pour cet intéressant scan et retouche
 d'une superbe publication.

Publié par Monsieur Augustin

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