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lundi 22 juin 2026

Mc Queen - Trois Petits Singes (Intègrale) - Emilio van der Zuiden. Compilation de Voltaire57


Au physique c’est un monstre ou quasiment tel. 
D’ailleurs amis comme
 ennemis ne se gênent pas pour l’appeler
‘macaque’ et de fait il a un côté simiesque.
 Il s’appelle McQueen,
 est détective privé et officie à New York. 
Nous sommes en 1967 et alors que le salaire médian d’un 
ménage est de 7.000 $ par an, lui prend 25$ par jour, plus les frais. 
Mais pour cette affaire là il va en demander 150. 
Pour cela il doit retrouver
une jeune française dont le tonton semble éploré.
 Il l’est davantage encore
par la disparition d’une statuette chinoise qui ne vaut 
pas moins de 15.000 $. 
La belle a en effet eu l’idée saugrenue de partir avec ce jade
qui représente trois petits singes ,
ça tombe bien c’est le titre de l’histoire !


À cette enquête s’en greffe une autre toute personnelle. 
Notre héros s’est promis de
retrouver Maya la fille de son amie Lynn qui est désormais 
plongée dans le coma.
Lynn était une cliente qui cherchait à fuir avec sa
 fille un mari violent et accessoirement gangster. 
Depuis la gamine a été enlevée et sa mère git à l’hôpital.
Un tel échec vous secoue un
homme, même quand il a un faciès
très particulier. C’est pourquoi notre
détective de choc va régulièrement chez une psy.


Quand on aura ajouté que son nouveau client et Pépé, son adjoint, 
viennent de passer brutalement de vie à trépas, on pourrait
 se demander si notre héros ne porte pas la guigne.
Bref, il va falloir jouer des coudes, mais pas que, pour trouver la solution.
Vous l’avez compris nous sommes dans une bonne série noire comme le
cinoche américain nous en a offert des paquets. Question originalité on
repassera donc, mais c’est solide, carré et bien fait. 
Toutefois le plaisir qu’on retire d’un film réside aussi dans 
le talent du metteur en scène. 
C’est la même chose en BD et là on peut dire
 que nous sommes gâtés.


Outre le fait que le dessin a un petit quelque chose de Philippe Berthet, 
il est des modèles moins classieux, la mise en page
témoigne d’une maîtrise réelle de l’art séquentiel. 
La continuité des cases et de l’action ci-dessous n’en est qu’un petit reflet.


Emilio van der Zuiden qui signe dessin et scénario s’offre 
même le luxe de pasticher Escher.

L’auteur nous fait cadeau de quelques planches aussi belles que 
fort originales dans une histoire qui malgré sa violence est
d’une originalité folle, le fantôme de Pépé n’étant qu’un de ses éléments. 
Bref, ce Belge « né d’un père batave et d’une mère
gitane andalouse » a un talent fou.

La balade new yorkaise qu’il nous propose est d’ailleurs un délice.

On l’a d’abord connu en France car il fut le co-créateur des Enquêtes
 auto de Margot. Depuis il travaille surtout avec Stephen Desberg 
avec toujours autant d’élégance mais un poil moins d’originalité. 
Il faut dire qu’autant Les Anges d’Auschwitz (2020)
qu’Aimer pour Deux (2021) ou L’Héritage Wagner (2023) 
ne prédisposent pas à la rigolade. Signalons également sa bien jolie
interprétation de la Fille du Puisatier (2024) tirée de Pagnol.


Si vous ne le connaissiez pas déjà vous allez maintenant avoir 
la chance de découvrir un grand artiste !







Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.

  Album nº646 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 21 juin 2026

Three (Complete Series) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)




  La civilisation grecque a apporté beaucoup de choses au monde : 
la notion de démocratie, même si elle
n’était accordée qu’aux seuls citoyens,  la philosophie, 
des règles d’architecture et de géométrie, etc. 
Pour autant tout n’était pas parfait. 
Même s’il n’était pas basé sur la couleur de 
la peau oudes croyances, le
commerce des esclaves était florissant. 
Délos était réputé pour cela. 
Schématiquement vous faisiez partie
d’un peuple vaincu vous deveniez esclave, 
même si c’était un peu plus complexe que cela.

À proprement parler les hilotes n’étaient pas des esclaves 
mais l’équivalent de nos serfs médiévaux. C’est-à-dire qu’il
étaient attachés à une terre et non à un maître. 
En l’occurrence les hilotes appartenaient à l’état spartiate, lequel
état les prêtait à Achille, Kaliclès, Alexandre, etc. 
Dans la réalité c’était donc tout comme.

On sait que Sparte n’était pas d’une grande tendresse. 
Quand une femme venait d’accoucher on présentait le bébé à
une commission d’anciens. Si le gamin semblait souffreteux 
on le balançait dans un gouffre, celui des Apothètes.
Enfin ça c’est Plutarque qui le dit et comme il est le seul à
 le faire les archéologues se demandent aujourd’hui si c’est
bien vrai. Mais cela montre bien que la cité de guerriers 
n’était pas trop portée sur la rigolade.


L’éducation obligatoire et collective que recevaient
 les jeunes spartiates
est appelé agōgē. C’est-à-dire que de 7 à 20 ans les
 enfants étaient retirés
de leurs parents pour suivre cette éducation dont l’acception
actuelle de ‘spartiate’ indique bien la frugalité, 
la sobriété voire l’inconfort.
Toujours pas de rigolade.

Seuls les meilleurs éléments qui avait passé l’agōgē 
avaient droit à une
récompense : la cryptie. Enfin la rigolade !

En fait pas vraiment puisqu’il s’agissait de tuer des hilotes,
 mais sous certaines conditions. 
Les chasseurs, appelés kryptoi, devaient aller nus
pieds, sans vêtements chauds et munis d’un seul poignard,
 le tout dans la nuit noire. 
Leur mission tuer les hilotes qu’ils croiseraient 
sur leur chemin
et plus particulièrement les plus forts, ce qui 
écartait de la boucherie femmes et enfants. 
Bon, il s’agissait toutefois de ne pas trop 
en tuer puisque ce sont quand même les hilotes qui
travaillaient dans les champs, aidaient à la construction d
es bâtisses, en un mot étaient la force de travail de l’état.


Pour être un peu plus complet, il semblerait que ces kryptoi, 
en tout cas les meilleurs d’entre eux, devenaient ensuite
membres de la police secrète, des sortes de James Bond avan
t la lettre. Inutile de dire que la vie d’un hilote n’étant
déjà pas drôle, ce genre de sport leur tapait sur les nerfs, 
d’où quelques révoltes durement châtiées.

Donc l’histoire que vous allez lire est plausible même si 
pour les besoins de la dramaturgie, elle est grossie. Mais elle
est prenante, même si sanglante 
et avec ce qu’il faut de rebondissements.

En tout cas elle montre que même dans une civilisation 
raffinée comme pouvait l’être la Grèce antique il pouvait y
avoir des côtés sombres (de la force ? 
Non, ça c’est une autre histoire !).






Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº645 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 20 juin 2026

Pif et Hercule – Vacances sans histoires (Louis Cance) Scans : JLM / Retouches : TheWitch (Inédit)

Premier album cartonné de Pif paru en 1973, dessiné par 
Louis Cance avec une couverture signée Arnal.

Louis Cance est né en 1939 à Sansac-de-Marmiesse. 
Après une première publication dans le magazine L'Écureuil, il fait ses débuts professionnels dans le magazine Johnny Texas avec la série « Red Devil » en 1959 et 1960. Entre 1965 et 1968, il dessine plusieurs bandes dessinées pour des magazines comme Record, Lisette ou Amis-Coop. En 1967, il reprend la série « Pif le Chien » dans le magazine Pif et continue à y travailler jusqu'en 1990. Il alterne les scénarios avec Patrice Valli et Christian Godard.

Parallèlement à son travail sur Pif, Cance dessine la série « Pépé Dynamite » d'après des scénarios de Claire Godet, publiée dans Formule 1 aux éditions Fleurus. En 1973, il lance le magazine Hop ! considéré comme l'un des meilleurs magazines d'actualités de la bande dessinée en France.

Il réalise « Un de la Police Montée » pour Amis-Coop entre 1973 et 1990.

De 1978 au milieu des années 1980, il collabore également 
avec Édi-Monde/Hachette en tant que scénariste
 pour les bandes dessinées Disney. Il est le père de l'illustrateur 
et peintre Hubert Cance.
Il décède en 2023.



 Nous remercions JLM & TheWitch, pour ce magnifique
travail de numérisation et de retouche et
  JLM pour cette excellent présentation.

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 19 juin 2026

Fluide Glacial - 247 - Janvier 1997 - Scan: Zapman (inédit)

 

Numéro 247 (20/12/1996) Complet

Type Série ou rubrique Titre Auteurs

Couverture Edika
Gag Absurdus Delirium Tha, Tharrats Joan
Sommaire
Rédactionnel Editorial Droit au but Gotlib Marcel
Supplément Abonnement Maëster
RC 9p Problème de tonsure Edika
Rédactionnel Et plus si affinités Frémion Yves, Hugot, Blutch, Coudray Jean-Luc, Lécroart Etienne, Maëster, Laurent Alain, Larcenet Manu, Ivars, Edika, Berth, José, Joubert Bernard, Haudiquet Vincent, Ieanry, Gaudelette, Lherbier Bernard, Pichon Michel, Caritte, Raynal Jake
Dessin Marges des pages Blutch, Foerster Philippe, Gaudelette, Goossens Daniel, Hugot, Raynal Jake, Larcenet Manu, Léandri Bruno, Maëster
RC 7p Petit scarabée à la recherche de l’amour Larcenet Manu
Nouvelle Nouvelle de Léandri Uhrquyart Léandri Bruno, Lamorthe André
RC 2p Jeu de rôle Durand Michel
RC 5p Noce à moelle Moerell Patrick
Rédactionnel T'ar ta lacrèm' ! Marcel Mariën Frémion Yves
RC 4p Enfant zoovage Hugot
Rédactionnel Dernière station avant l'autoroute Mouchot Bethsabée, Pichon Michel
RC 4p Vie de saint Lopez Alfonso, Fontdevila Manel
Rédactionnel Palinodies Les derniers Léandri Bruno
RC 6p Elodie Elodie en ... Marcelé Philippe, Chiavelli Bernard
Rédactionnel Abonnement Ferri Jean-Yves
RC 5p Le syndrome de Stockholm Raynal Jake
Rédactionnel Iguane et le Casoar Casoar Phil, Igwal
RC 5p Jean-Claude Tergal Portraits de famille Tronchet Didier
Pub Nouveaux albums Gaudelette
Gag Et vous y croyez aux pères Noël ? Pichon Michel



Nous remercions Zapman pour cet intéressant scan et retouche
 d'une superbe publication.

Publié par Monsieur Augustin

jeudi 18 juin 2026

Les moutards de Carson dans Carabina Slim - Intégrale (1970 à 1973) - Compilation de Robert Dubois


35 épisodes
Dans Carabina Slim  n°31 à 67

Série britannique appelée Carson’s Cubs parue 
dans “Lion” du 10 septembre 1966 au
21 juillet 1973, mais aussi dans “Lion Annual” 
de 1968 à 1974, 1976 à 1978 et
“Lion Summer Special” de 1968 à 1975. 


En France dans Carabina Slim des
éditions MON JOURNAL de 1970 à 1973.


L'histoire :
Carson a pris en main une équipe de football 
composée de jeunes hétéroclites
plus ou moins délinquants. Maleré ca et 
l’obstination du président Braggart
et son acolyte Snook à vouloir sa démission, 
il réussit à enchaîner les victoires.


Pages: 748 (V1) et 734 (V2)
Merci aux scanneurs et 

 Compilations de Robert Dubois

Merci beaucoup pour cette série de grande qualité

Publié par Monsieur Augustin

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