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lundi 2 novembre 2026

Les Cases perdues vol. 06 Lucky Luke - Joe Fast (Int). Compilation de Voltaire57

 
Joe Fast est une série de récits complets parus à l’origine 
dans Lucky Luke. À la fermeture du journal la 9e et dernière
histoire fut publiée dans Pilote qui appartenait également 
à Dargaud. Deux albums furent édités en 1975 et jamais
ressortis depuis. Ces histoires policières mettent en 
scène un agent du FBI, Joe Fast, qui dans des enquêtes souvent
musclées décrivent en fait les Etats-Unis à leur pinacle.

De la fin de la guerre de Corée (1953) à la fin de la 
convertibilité de fait du dollar en or (1971)
 les Etats-Unis règnent réellement
sur le monde. Leur PIB représente grosso modo 40% du 
PIB mondial, leur soft power culturel s’exporte dans
 le monde entier au cinéma, en BD, en musique. 
L’american way of life devient la norme. 
Les entreprises mondiales découvrent le marketing et
leurs clients les centres commerciaux, les hypermarchés, etc. 
Sa jeunesse est souriante et bien éduquée, elle moissonne les
médailles à chaque jeux olympiques. Leurs universités, 
de fait celles de l’Ivy League et de Californie, font et 
défont les réputations.
Le pays semble en avance sur tous les autres. Il est l’un 
des premier à autoriser la pilule (autorisation 
sous condition dès 1960), à dépénaliser l’avortement
 (de jure en 1973), à officialiser un moratoire 
sur la peine de mort (1963), etc.

Quand on y regarde de plus près c’est tout cela qui 
transparaît dans maints détails des dessins de José Bielsa. 
C’est un vieux routier du groupe Dargaud. 
Il est déjà là en 1964 avec son
On le retrouve en 1965
avec Yves Malart puis ensuite toujours en récits complets
 sur des histoires des mythologies antiques et médiévales.

François Truchaud est le scénariste de cette série.
Chaque épisode va à l’essentiel sans trop de fioritures.
Il faut dire qu’avec une dizaine/douzaine de pages il
est difficile de s’étendre et de fouiller véritablement la
psychologie des personnages. Il ne faut pas lui en demander
plus que ce qu’elle peut offrir. Il s’agit d’une
série de complément comme pour un film de série B
dont on sait qu’il ne raflera pas les Oscars mais 
qu’on prend quand même plaisir à voir. 
Sont donc réunies ici l’intégralité des aventures.
Vous trouverez en bonus 4 histoires scénarisées par Truchaud.


Celui-ci était un traducteur spécialisé dans le fantastique, 
l’heroic fantasy, la SF et le policier. 
Vous ne serez donc pas étonné d’y retrouver des histoires 
à la tonalité fantastique et onirique
mais où pointe souvent une critique du comportement 
usuel de l’être humain. 
La chose est particulièrement sensible dans le
dernier récit.

Je vous laisse aux cases en cinémascope de Bielsa !




 

  

Série Les Cases perdues 

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº694 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 1 novembre 2026

La fille suédoise. Robin Wood & Carlos Vogt. Traduction de Lorenzo Flach [SeulementBD]


Nous avions laissé Robin Wood et Carlos Vogt
il y a quelques mois en train de chercher
 à recruter une secrétaire
 (On recherche une secrétaire), nous les retrouvons 
aujourd'hui en quête d'une jeune fille au pair. 
Ils sont toujours en Italie et l'histoire s'inspire
 toujours  autant de la comédie sentimentale
 à l'américaine de l'entre-deux-guerres. 

Les couples se font ou semblent se faire, se défont 
ou semblent se défaire, et une légère ironie est 
toujours présente derrière les faux-semblants. 
Bon, cette fois-ci, il y a un peu plus de sentiment 
et un peu moins de comédie que dans le précédent 
opus, mais la paire Wood-Vogt sait toujours 
aussi bien y faire pour captiver l
e lecteur pendant 44 planches. 

Alors, très bonne lecture !
 (Texte: Lorenzo Flach)

La fille suédoise

La Muchacha Sueca 

Scénario :   Robin Wood

Dessins: Carlos Vogt

Episode 1 
Episodio 1 

Intervalo Todo Color N° 73, mai 1983  -  13 pages
Publication sur Columberos le 8/11/21

Episode 2 
Episodio 2

Intervalo Cinecolor N° 93, juin 1993  -  11 pages
Publication sur Columberos le  15/11/21

Episode 3 
Episodio 3 

Intervalo Todo Color N° 74, juillet 1993  -  10 pages
Publication sur Columberos le  22/11/21

Episode 4
Episodio 4

Intervalo Cinecolor N° 94, juillet 1993  -  10 pages
Publication sur Columberos le  15/11/21



Cette série, qui se compose de 4 chapitres et 44 pages, 
a été publiée dans les magazines D'artagnan 
par la maison d'édition argentine Columba, 
plus tard elle a été rassemblée et scannée pour 
le blog Columberos  par Christian
Lorenzo Flach nous présente une traduction très respectueuse de l'original, 
de grande qualité et un traitement des images exceptionnel.

Merci au blog argentin Columberos pour les facilités 
fournies, afin que cette traduction puisse être effectuée.


 L'original en espagnol peut être trouvé sur ce lien de Columberos:

Merci beaucoup Lorenzo Flach pour cet excellent album

Traduction de Columba n°49

Publié par Monsieur Augustin

samedi 31 octobre 2026

Halloween - doux cauchemars !! Lovecraft. Breccia & N. Buscaglia / Lovecraft. H. Lalia / Cauchemars croises (Lovecraft) Breccia & Lalia / The Twilight Man (V.O.) / The Pale Knight (V.O.) / Moonshine (V.O.) - Compilations de Voltaire57



C’est maintenant devenu une tradition depuis plusieurs années Seulement BD célèbre Halloween. 2026 n’échappera donc pas à la règle. Qui dit Halloween dit fantastique et/ou horreur. Si l’on devait demander à brûle-pourpoint quels sont les 3 grands écrivains du genre il y a de fortes chances qu’une majorité se dégage sur Edgar Allan Poe, H(oward) P(hilips) Lovecraft et Stephen King.

C’est évidemment très injuste envers tous les autres prosateurs, certains

au moins aussi talentueux, mais c’est ainsi.


Vous avez pu constater dernièrement avec Warren Goes Classic combien des auteurs comme Ambrose Bierce ou Nathaniel Hawthorne étaient en mesure de rivaliser avec l’écrivain de Baltimore. Vous allez maintenant mesurer et en français cette fois, combien Lovecraft est en mesure d’inspirer adaptateur et artistes.

Les familiers du site savent que SBD s’est fait en quelque sorte

le porte-parole de la BD argentine aussi avons-nous recruté pour l’occasion Alberto Breccia (1919-1993) et Horacio Lalia (1941).

C’est entendu, on ne se mouche pas du coude !



Le premier est le génial co-créateur de Mort Cinder dont le premier album, Les Yeux de Plomb, est simplement un des sommets de la BD fantastique mondiale. On parle ici de fantastique et pas d’horreur.

Certes il n’est pas facile de faire un distinguo entre les deux mais on dira que le fantastique suggère davantage qu’il ne montre. Dans une interview qu’il avait donnée à la fin des années 60 Christopher Lee disait que le cinéma fantastique américain de l’époque se trompait en mettant des monstres véritablement horrifiques. Dans le même temps le cinéma britannique aux budgets plus serrés jouait davantage sur le ressenti.


Résultat des courses lorsque le maquillage ou les effets spéciaux n’étaient pas parfaits les films américains n’offraient aucun intérêt alors que leurs cousins britanniques instillaient la peur. D’ailleurs il serait plus juste de parler de terreur. Dans les deux cas le lecteur, le spectateur ou la victime potentielle est en danger mais dans le premier c’est un danger qu’elle connait dans le second c’est l’inconnu. Prenons un exemple.

Vous êtes dans la rue vous entendez des coups de feu, c’est un attentat. Vous avez logiquement peur mais vous pensez, à tort

ou à raison, savoir éviter cette menace.

Vous vous endormez tranquillement dans la chambre d’un vieil

hôtel du Berry quand une main glacée vous réveille.

C’est le spectre du coin qui vient vous dire bonjour.

Gentil ou pas vous êtes terrorisé

comme un lapin pris dans les phares d’une voiture.



Revenons aux 9 nouvelles adaptées par Norberto Buscaglia et illustrées par Breccia. Celles-ci se sont échelonnées entre 1972 et 1979. Ce n’était donc pas à proprement parler la commande pour un album mais davantage une sorte de bonbon ou une respiration entre deux séries. Ce délai entre la première et dernière nouvelle permet de mesurer l’évolution du style de celui qui fut un incontestable grand maître.


C’est son élève Horacio Lalia qui nous propose comme adaptateur et dessinateur sa vision des textes du romancier de Providence. Nous en avons 18 sur un style flamboyant même si plus classique. Il était donc tentant de comparer les productions entre le mentor et son disciple sur les mêmes histoires ce que nous avons fait avec l’album Cauchemars Croisés.





Il eût été désagréable pour les anglophones du blog de se voir privés

de pareils effrois. Nous avons donc pensé à eux.



La Rochefoucauld disait que « Le soleil, ni la mort ne peuvent se regarder fixement. ». La mort sir Hugh de Grey l’a vue à l’œuvre pendant les 10 ans de guerre qu’il a menée contre le roi de France. Le voici de retour en Angleterre où la peste ravage le pays. Le chevalier est donc tenté de passer un accord avec la Mort. Peut on gagner avec la mort ?


Aussitôt on pense au 7e Sceau (1957) d’Ingmar Bergman,

où chaque partie d’échecs retarde l’échéance fatale.

Ce comics reprend quelques aspects d’ailleurs quelques aspects du film.



Sautons quelques siècles et un océan. Nous voilà aux Etats-Unis durant la Prohibition. Un mafieux est chargé par son patron d’aller négocier force litrons dans les Appalaches. Les producteurs du coin sont un peu frustres, de vrais péquenauds, mais ils font un bourbon de première.

Mais pas que ça d’ailleurs.



Vous avez désormais 600 pages bien tassées imaginées par Brian Azzarello, le papa de 101 Bullets, dessinées par Eduardo Risso, l’autre papa des mêmes bullets, et mis en couleurs par Christian Rossi.

Disons-le tout net, c’est une splendeur. Les deux Argentins nous livrent un plaisir visuel permanent. Outre la qualité des dessins, la fluidité des mises en page, l’originalité de maints angles de vue nous bénéficions de couleurs souvent originales mais collent parfaitement à la trame de l’histoire et renforcent son côté fantasmagorique.

Quittons les Appalaches mais restons aux Etats-Unis pour nous rapprocher un peu du temps présent.

Terminons par celui qui fut une sorte de Hitchcock mais quasiment uniquement tourné vers la télévision. On le connait peu

et mal en France mais il est considéré aux Etats-Unis comme

l’un des plus grands producteurs dans son domaine.



On doit en effet à Rod Serling (1924-1975) la célébrissime Quatrième Dimension/Twilight Zone (1959-1964), un des joyaux de la TV populaire américaine qui n’en manque pourtant pas.



Cet album Twilghtman n’a rien d’effrayant puisqu’évoque son parcours.

La seule horreur de sa vie fut sa disparition prématurée.

Il méritait bien ce coup de chapeau tant il a provoqué de

cauchemars de par le monde.

Pour ce qui est des cauchemars les autres albums ici présents

y pourvoiront largement.


En attendant M. Augustin et moi vous souhaitons de bonnes nuits !



Nous remercions Voltaire57 pour ces magnifiques albums 
virtuels et ce texte splendide qui les accompagne
 Nous souhaitons à tous de doux cauchemars👹.

    Albums nº 688 à nº 693 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 30 octobre 2026

Les inédits de Bob de Moor – Le pays sans loi Scans : JLM / Retouches : TheWitch (Inédit)

 
Après avoir présenté un premier inédit de Bob de Moor (https://seulementbd.blogspot.com/2024/10/les-fortunes-de
-jean-beaupre-bob-de.html)

En voici aujourd’hui, un autre.

Les Éditions BD Must font un immense travail de préservation du patrimoine BD en offrant aux lecteurs, des albums inconnus ou quasi-inconnus du grand public francophone.

C’est aussi (à peu près !) le seul éditeur à proposer des albums jusqu’ici non traduits en français, comme la série en 10 albums des Gueux d’un autre grand de la BD flamande, à savoir Willy Vandersteen ou des séries dérivées de son œuvre comme l’Univers d’Amphoria (Amphoria – Les chroniques d’Amphoria – Les héros d’Amphoria dont les premiers volumes sont à paraître cet automne).

 

Un Bob et Bobette plus adulte par un grand dessinateur méconnu en France, Charel CAMBRE auteur par ailleurs également, de trois albums de Spirou et un autre album publicitaire plus court, albums sortis en néerlandais, en allemand mais pas en français ! Peut-être qu’un jour, BD Must les éditera en français dans un beau volume d’intégrale puisque DUPUIS n’est pas intéressé…

N’oublions pas non plus, les albums déjà parus d’autres auteurs flamands comme Berck, Jean-Pol, Bob Mau, etc…

Pour en revenir à Bob de Moor, il faut citer, toujours chez BD Must, le beau livre que lui a consacré l’excellent Gilles Ratier.

 





 Nous remercions JLM & TheWitch pour ce magnifique

 travail de scan et de retouche et JLM pour cette présentation.

Publié par Monsieur Augustin

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