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lundi 6 avril 2026

Maxence (Intégrale) R. Sardou & Carlos Rafael Duarte - Compilation de Voltaire57



 Si vous aimez les récits antiques et ceux d’espionnage
 vous risquez d’être comblé avec Maxence. Voici une
série fort originale qui colle de près à la réalité historique 
même si elle s’en éloigne parfois. 
Ainsi le shah de l’empire séleucide, Khavad Ier bel 
et bien été déposé, emprisonné dans la forteresse d’oubli, 
s’en est échappé même si son évasion fut 
un peu moins rocambolesque.


Maxence est son fils illégitime; encore bébé il échoue au 
sens propre comme figuré sur des côtes grecques. 
Enfant il est adopté comme esclave. 
Son maitre récupère plus tard une veuve et ses trois
 filles encore gamines : l’ainée Comita, la benjamine
Anastasia et la cadette Théodora
C’est elle qui après bien des aventures, non évoquées
 dans cette série, deviendra impératrice. 
Comito épousera un général et leur fille sera également 
impératrice. D’Anastasia on ne sait rien voilà pourquoi
Romain Sardou, le scénariste, en fait la femme de Maxence.

Théodora

L’histoire commence en 532 avec les fameuses révoltes
 de Nika et il semble
bien que l’auteur se soit laissé déborder par ses 
personnages, d’où un récit
parfois un peu trop elliptique et protéiforme. 
Un peu plus de rigueur narrative en aurait une pièce maîtresse.
 À sa décharge on rencontre peu souvent
des personnages aussi exceptionnels que Théodora, 
Justinien Ier, Bélisaire ou Narsès.
Aussi pour mieux apprécier ces albums un petit 
rappel historique s’impose
qui permettra de remplir les trous laissés par le scénariste.

Quand on évoque l’antiquité gréco-romaine on oublie 
souvent Byzance qui a l’inconvénient d’être à cheval 
sur l’antiquité et le moyen-âge.

Constantin Ier

 En effet l’empire byzantin ne prend véritablement 
son envol que lorsque la ville
devient capitale de l’empire romain en
330 sous le nom de Constantinople (la
ville de Constantin). Il faut insister sur l’importance
 du personnage puisque non seulement
il fait basculer la capitale de l’empire en orient 
mais réorganise l’administration,
redonne confiance dans la monnaie en créant 
le solidus d’or (notre mot ‘sou’ vient de
cette pièce d’or), impose le repos dominical,
 facilite l’affranchissement des esclaves et
interdit la séparation de leurs familles. 
Enfin il fait du christianisme la religion 
officielle de l’empire.

Quand il meurt en 337 à l’âge de 65 ans, il laisse 
un empire puissant mais en 395 celui-ci
est scindé en deux, celui d’occident avec Rome 
qui redevient une capitale et Constantinople
qui avec la chute de Rome devient la seconde Rome. 
Il faut bien mesurer l’importance
cette terminologie puisque l’Europe du XXIe siècle 
reste peu ou prou formatée par cela.

Nous avons d’un côté le catholicisme romain puis plus 
tard les religions réformées utilisant
l’alphabet latin, de l’autre des chrétiens orthodoxes
 avec des alphabets hérités du grec.
 Lorsque Constantinople tombera aux mains 
des Turcs en 1453, c’est Moscou qui
revendiquera progressivement le titre de troisième Rome, 
se faisant le défenseur, intéressé, de tous les orthodoxes. 
Les guerres de Yougoslavie (1991-2001) y 
trouvent quelque part, même indirectement, leur origine.


Nous sommes en 532 et l’empereur Justinien Ier règne depuis 5 ans...
[Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album]




Nous remercions Voltaire 57 pour cette magnifique compilation.

  Album nº624 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 5 avril 2026

The Good Asian 1936 - Compilation de Voltaire57 (V.O.)

 

C ’est une histoire dense, complexe bien que toujours fluide qui intègre
 l’air de rien des aspects historiques comme la
ségrégation pour ne pas dire le racisme subi par les Asiatiques 
aux Etats-Unis jusqu’à la moitié des années 60.

Edison Hark est un policier d’origine chinoise qui exerce à Hawaï.
 La chose est alors impossible aux Etats-Unis vu
l’interdiction qui frappe les « Asiatiques et les Arabes » (sic !). 
Mais en 1936, époque de cette histoire, Hawaï n’est pas
encore un état américain, il ne le deviendra qu’en 1960 avec l’Alaska, 
et de ce fait on y tolère davantage de choses. 
Ce détail peut paraître choquant, il l’est, mais il est important
 car à plusieurs reprises dans son enquête qui se déroule
 à San Francisco
personne n’osera croire qu’il est un flic.


D’ailleurs à son arrivée en Californie, Edison, comme tous les
Asiatiques est enfermé sur Angel Island. Le tremblement de
terre de San Francisco en 1906 avait provoqué de multiples
incendies lesquels avaient détruit les registres officiels. De ce
fait beaucoup de faux papiers avaient été créés permettant
aux illégaux de se faire passer pour Américains. Le gouvernement
avait très officiellement réagi en enfermant tous les suspects
sur Angel Island au large de San Francisco. La mesure
s’appliquant à tout nouvel arrivant Eddy se retrouve coincé là
attendant que les autorités statuent sur son sort. Parmi les
outils pour déterminer si le postulant est un Américain pur
sucre figure d’ailleurs un test de 105 questions. Ceux qui
échouent ou sont rejetés par l’administration sont
 tout simplement  renvoyés en Chine.



Mais Eddy n’aura qu’à attendre 10 jours, régime de faveur, car il a 
autrefois été adopté, de facto, par Mason Carroway un
millionnaire local qui a fait fortune dans l’industrie sucrière. Sa mère
était l’une des domestiques de la famille Carroway ayant été assassinée,
le tycoon l’a élevé comme un fils. Eddy est venu à San Francisco à la
demande de son frère adoptif, Frankie, car leur père, Mason, est dans le
coma depuis que Ivy Chen, une jeune domestique d’origine chinoise de
25 ans a quitté la demeure. Il semble bien que la belle jeune femme était
plus qu’une simple domestique pour Mason qui ne s’est pas remis de son
départ.
La retrouver dans le dédale de Chinatown permettrait, peut-être de remettre
le vieillard d’aplomb. Qui mieux qu’Eddy pourrait être en mesure
de retrouver cette jeune femme. Commence alors une enquête dans
Chinatown, l’occasion pour le scénariste de nous montrer le quotidien de
ses habitants et l’ostracisme qu’ils subissent.

À cette quête se mêle une enquête puisqu’un tueur en série frappant
avec une hache sévit. On l’identifie au mythique Hui Long ce qui voudrait
dire que l’une des plus fameuses triades chinoises, les Tongs, ferait sa
réapparition. D’où une pression et une violence accrue de la police.

Le scénariste Pornsak Pichetshote, lui-même d’origine philippine, a
l’intelligence de nous présenter ces différents aspects historiques par
petites touches et non par un cours ex-cathedra. Sa narration est truffée
d’anecdotes. Ainsi il est vrai que le central téléphonique de Chinatown
était unique en son genre. Les abonnés en décrochant étaient connectés
au standard, là plutôt que de donner un numéro de téléphone ils demandaient
à parler à leur cousin Lee, ou à leur mère ou M. Chang, etc. Les
opératrices rompues à l’exercice s’exécutaient sans se tromper.

Nous avons donc à la fois une très histoire policière mais aussi 
un excellent documentaire magnifiquement servi par les dessins
d’Alexandre Tefengki, un Français –cocorico. Diplômé de Saint-Luc,
 La Mecque de l’apprentissage en BD, il nous offre
des dessins magnifiques. Ça c’est déjà beaucoup et pourtant 
ce n’est rien encore. Mises en page originales et toujours
fluides, lés panoramiques, doubles pages, plongées, gros plans, etc.

Le coloriste, Lee Loughridge, est à l’unisson. 
Ses couleurs sont pleines de nuances, ombrées ou en aplat quand il le faut.
D’autres talentueux dessinateurs ont fait partie de la fête
 en proposant des couvertures alternatives souvent de toute beauté.


Ce n’est donc pas un hasard si cette histoire a raflé une Eisner, 
a été nommée livre Harvey de l’année et incluse par de
multiples sites ou revues comme dans leur liste
 des meilleurs livres de l’année.

C’est très franchement mérité dans la mesure où nous avons 
non seulement une superbe histoire bien menée, qui donne en
outre matière à réflexion car basée sur des comportements 
authentiques, mais aussi une oeuvre d’art où chaque planche
accentue le plaisir de la lecture.

Ne vous laissez pas rebuter par certains mots tirés du cantonais 
comme par exemple gweilo qui désigne un blanc caucasien,
cela participe à l’immersion dans le récit, internet vous donnera 
illico le sens. De même les premières planches ne font à
proprement parler pas partie de l’enquête mais sont nécessaires 
dans la mesure où elles donnent l’atmosphère de l’époque.


Ceux qui ne connaissent pas cette histoire ont de la chance
 car ils vont découvrir une perle, pour les autres il s’agira d’une
madeleine !







Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº623 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 4 avril 2026

Les aventures de Néron et Cie (Erasme) – 01. Les deux fétiches (Marc Sleen). Version couleurs inédite - Scans et retouches : JLM


Néron est une série de bande dessinée belge, créée par le dessinateur flamand Marc Sleen. En néerlandais, langue d'origine de la série, 163 épisodes ont été publiés sous le titre De Avonturen van Nero en co.



En français, il existe en tout 137 tomes, dont 37 parus entre 1956 et 1962 aux Éditions Samedi et 100 parus entre 1967 et 1987 chez l'éditeur Érasme, numérotés de 1 à 101, le numéro 9 n'existant pas et le 101 n’ayant jamais été diffusé. On peut y ajouter 3 hors-série, 2 parus aux Éditions de la Cité en 1951, « Le chapeau de Gérard le diable » réédité chez Magic Strip en 1983 et « Moka-Papoka » ainsi que « Le Fantôme de la Rue des Sables » paru en 2010 au Standaard.

À noter que l’histoire « Le fantôme de la Rue des Sables » avait déjà été publiée en 2002 dans un album de la collection Philabédé co-édité par le CBBD et La Poste belge.


Pour rappel, les 8 premiers volumes de la collection Erasme étaient parus en monochromie, le tome 9 n’existe pas dans la collection française et la couleur est enfin apparue avec le volume 10.

SEULEMENT BD vous propose aujourd’hui le volume 1 dans une version couleurs inédite en français, obtenue en « mixant » l’album monochrome français et l’album en couleurs de la collection flamande.

Le texte est donc celui de l’album français paru en 1967 avec certaines références d’époque et quelques erreurs (exception faite d’une phrase qui était incompréhensible suite à une mauvaise retranscription et qui a été corrigée).




Un grand merci à JLM pour ce nouvel 
album, parfaitement scanné et retouché 
et pour la présentation.

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 3 avril 2026

Vie de Jésus dans Bayard (1953-1955) - Loÿs Pétillot & André Sève - Compilation de JJ Gaillard

  Vie de Jésus

Pages extraits des numéros 328 (15 mars 1953)

 à 437 (17 avril 1955)

de l'hebdomadaire Bayard, Série 1.

Dessins de  Loÿs Pétillot  -   Scénario de André Sève  

220 planches 

Ce récit a été publié aux Éditions Bonne Presse (B. P.) en 1955, 

et réédité aux Éditions du Triomphe en mars 1997, en 2 volumes.

(Pas encore numérisé)


Merci à Albert pour cet excellent scan.

Grand merci à JJ Gaillard, ce magnifique
 travail de compilation 

Publié par Monsieur Augustin

jeudi 2 avril 2026

Ben Hur dans Bayard (1960) - R. de Barba et A. Sciotti - Compilation de JJ Gaillard

 Ben  Hur  

Pages extraits des numéros 189 (07 février 1960)

 à 200 ( 24 avril 1960)

de l'hebdomadaire Bayard, Série 2 (Après guerre).

  Scénario de R. de Barba  Dessins de A. Sciotti  

Adaptation de J.-S. Rutalais

24 planches + Couverture


Nous sommes à Jérusalem, en l'an 15 de notre

ère... la Palestine est province romaine et,

depuis un an, Tibère empereur des romains.

Deux jeunes gens, le prince juif Ben Hur et

le patricien romain Messala se retrouvent

après plusieurs années de séparation....




Merci aux scanneurs.

Grand merci à JJ Gaillard, pour cet excellent
 travail de compilation 

Publié par Monsieur Augustin

mercredi 1 avril 2026

Tchi-Kiaï (Compilation dans Atémi) - 006 - (1979-1980) - Comp. de Zapman - Compilation de Zapman

 Tchi-Kiaï

 Série espagnole publiée sous le titre original Shi-Kaï dans "Kung Fu", de
 1976 à 1981, par divers dessinateurs dont Brocal Remohi, Martín Salvador, 
César López, Leopoldo Ortiz, Leopoldo Sánchez Ortiz, Amador García, 
José María Cardona.


En France, la série est parue dans Atémi du N° 01 au 118 
(Mai 1976 à Novembre 1981).

En Chine pendant la construction de la Grande Muraille, un rebelle s'élève
 contre la tyrannie des seigneurs locaux c'est Tchi-Kiaï. Accompagné de Mong, 
son colossal compagnon manchot et d'une petite troupe, il tente de faire régner
 la justice en harcelant sans cesse les tenants du pouvoir absolu
 à l'aide de sa formidable maîtrise des arts martiaux.

Une série sympathique dont le thème emprunte beaucoup 
à "Robin des Bois", transposé en Chine.
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