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lundi 2 mars 2026

Les Ombres de la Sierra Madre (Intégrale) - Compilation de Voltaire57 [Série Far West Library]

 


Parce qu’il a été traumatisé de ce qu’il a vu pendant la guerre, 
Moroni Fenn s’est mis à boire plus que de raison.
La chose n’est pas très bien vue chez les Mormons, dont il fait partie.
 Le voici après une nouvelle gueule
de bois condamné à aller défendre une colonie de frères installés
 au Mexique. Nous sommes en 1920 et les
derniers feux de la révolutions brûlent encore.


Arrivé sur place il libère Bui, une enfant indienne, qu’un escroc exhibe comme une bête de foire. Il s’installe également
dans la posada Grijalva tenue par la bien jolie Guadalupe et trois années passent dans le bonheur le plus complet.
À ceci près que le tonton de la jeune femme, Merejildo Grivalja qu’on appelle plutôt Meri, est un brin cintré.
Enlevé môme par des Apaches, il a vécu parmi eux plusieurs années, a appris les connaitre
et sait lire les pistes, se cacher, se glisser 
en silence comme un guerrier. Mais il
en a aussi gardé une haine inextinguible. 
Il sait aussi que tôt ou tard des Apaches viendront
reprendre Bui car c’est l’une des leurs, même si elle est heureuse 
avec ses parents adoptifs.

On retrouve la base des films comme Le Vent de la Plaine ou Les Rodeurs de la Plaine.
Philippe Nihoul a qui l’on doit quelques titres dans la série Les Reines de Sang avait
LE VRAI MEREJILDO GRIJALVA
 (1840-1912)
déjà signé en 2010 Snuff, une série violente. Celle-ci n’échappe pas à la règle et va
monter crescendo jusqu’à son paroxysme final.
Il s’agit d’un western bigrement original. D’abord parce que situé dans les années 20,
à une époque où les tribus indiennes sont largement pacifiées. Le dossier historique
qui accompagnait le premier album donnait d’ailleurs des précisions sur l’existence de
tribus qui vivaient encore libres dans la sierra Madre.
Il incorpore d’ailleurs les biographies, photos d’époque à l’appui, de Merejildo Grivalja,
Guadalupe, Bui et Moroni Fenn. Tout cela est bien sûr bidon même s’il a vraiment existé un Merejildo Grijalva (1840-1912)
 qui a bien été enlevé à l’âge de 9 ans par les Chiricahuas, en a connu tous
leurs secrets et fut par la suite scout pour l’armée américaine.

On trouve également la trace d’un Moroni Fenn (1887-1962) qui
semble-t-il était bien mormon, a réellement vécu dans une colonie
mormone au Mexique, Colonia Diaz, mais s’est marié en
1905 avec Vermina Staley et a eu 7 enfants avant de retourner
aux Etats-Unis en 1940.

Bref Nihoul s’amuse à nous balader en insérant des éléments
authentiques. Ainsi il y a bien eu aux Etats-Unis comme au
Mexique et même en Argentine quelques exactions tardives. Le
dernier a été recensé en 1937 au Mexique mais Dieu merci sans
la violence extrême de cette histoire.

Quand cette violence existait, elle était surtout le fait des
blancs. Ainsi le 19 juillet 1924 colons et policiers argentins ont
massacré un demi-millier de Qoms et Moqoits dont le seul tort
était de vivre.

Ce massacre de Napalpi fut planifié de longue main, ainsi pour
mieux repérer les futures victimes, fut envoyé un avion de 
reconnaissance. Il existe d’ailleurs une photo (voir page suivante)
 où l’on voit une vingtaine de personnes attroupées
devant l’avion. Pire encore, réalisant (enfin) qu’ils avaient 
commis un crime tous ces « braves gens » cherchèrent à
éliminer les témoins survivants dans les semaines qui suivirent.

Enrique Lynch Arribálzaga (1856-1935) dénonça d’ailleurs 
le massacre dans une lettre lue en plein Congrès argentin.

L’AVION DE RECONNAISSANCE QUI PERMIT LE MASSACRE DE NAPALPI

On retrouve cette anecdote de l’avion dans la
BD que vous allez lire.

Un western est par nature toujours violent, les
lecteurs ou spectateurs sont donc habitués à
ces coups de feu et ces morts qui tombent dans
la poussière. Celui-ci respecte ces codes pendant
les deux premiers tiers de l’histoire, puis
grimpe d’un cran, le dernier volet étant une
montée tout aussi violente que cruelle. Elle est d’autant
plus insupportable qu’elle vient en contrepoint d’un bonheur
qu’on espérait aussi paisible que parfait.

Les âmes sensibles sont donc prévenues.
Encore une fois Daniel Brecht nous offre 
un dessin tant lisible que détaillé.

Qu’on ne fasse pas davantage appel à son talent est l’un de 
ces mystères que
le monde de l’édition nous réserve avec une 
égularité de métronome.

Mieux encore nous avons avec cet artiste un amoureux du 
western qui de plus y est particulièrement à son affaire. 
Sur les 10 albums dont il a assuré les dessins,
c’est peu compte tenu de son talent, 9 sont des westerns.

Souhaitons qu’un jour un éditeur intelligent ou compétent, 
ces deux qualités cumulées se faisant de plus en plus
rares, puisse lui donner vraiment sa chance.

Comme disait Pierre Dac : « La chance est une question de veine ! »


BRECHT : UN MAÎTRE DU WESTERN




 

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album, 

parfaitement édité.

  Album nº 615 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 1 mars 2026

Chiaroscuro. The Private Lives of Leonard Da Vinci. Philips, Rawson & Truog (Complete Series 1995) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


 Chiaruscoro est cette approche du clair-obscur apparue 
en Italie à la Renaissance et magnifiée par Léonard de Vinci
et Le Caravage. Clair-obscur c’est aussi ce côté secret de la 
vie de Léonard comparé à la reconnaissance universelle
de son génie. 
Pendant longtemps on a mis un voile pudibond 
sur l’homosexualité de peintre de la Joconde même si
la chose est encore débattue car ni Voici, ni Gala 
n’ont pris de photos à l’époque !

Pourtant en 1476 Léonard, encore élève de Verrocchio
est accusé de sodomie mais les charges sont levées pour 
manque de preuves. 
Officiellement l’homosexualité était sévèrement punie
 dans la Florence de l’époque, peine de mort encourue. 
Pourtant elle était largement répandue au point que
 l’Allemagne désignait alors le fait du mot de Florenzer (florentin). 
Dans la mesure où Léonard est resté célibataire toute 
sa vie et qu’on ne lui connait nulle romance féminine, 
beaucoup y voient une preuve indirecte de sa sexualité. 
D’autres le considèrent comme asexuel pour reprendre
 une terminologie à la mode alors que
chaste, sans doute davantage connoté, dit la même chose.


Ce qui est certain c’est que la bottega du maître a accueilli 
plusieurs jeunes élèves et parmi eux
deux qui furent particulièrement proches de lui et le 
suivirent jusqu’en France : Francesco Melzi et
Gian Giacomo Caprotti da Oreno. Le premier restera 
avec son maître jusqu’à sa mort en France en
1519, le second retournera en Italie dès 1518. 
Au premier Léonard léguera 400 écus, au deuxième
100. Rien ne permet de dire qu’il s’agit autre chose que 
d’un sentiment affectif d’un père adoptif.
Léonard et Salaïmis en scène par Chaillet

Oui mais voilà, Gian Giacomo Caprotti da Oreno est 
davantage connu sous son surnom de Salaï
(petit diable) donné par Léonard lui-même. Et de fait Salaï
 à la beauté androgyne traîne une réputation sulfureuse. 
Vinci le qualifie même de « voleur et menteur » 
même s’il ne s’agit que de petits larcins.

Vertigo avait pour habitude d’aborder des sujets plus
 adultes que ceux que l’on trouvait dans la maison
mère, DC Comics. Stephen John Philips et David Rawson 
brossent une histoire de Leonard de
Vinci à travers sa relation avec Salaï. Celui-ci, plus diable 
que diablotin, rencontre également toutes
les grandes figures de l’époque. 
C’est intelligent, plausible mais non établi.

Quant à Chaz Truog il se charge des dessins dans
 un style qui surprend un peu au départ mais qui
 finalement colle bien à l’histoire.

Ami lecteur, au tableau !






Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album (V.O.)


  Album nº614 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 28 février 2026

Jane Eyre – D’après le roman de Charlotte Brontë – Adaptation de Monique Amiel – Dessins de Noël Gloesner Scans : JLM / Retouches : TheWitch


Cette histoire, parue dans le journal Djinn en 1980, a fait l’objet d’un album aux Éditions du Triomphe en 2007. Cet album n’est actuellement plus disponible chez l’éditeur.


Jane Eyre, pauvre orpheline, est confiée à sa tante, Madame, Reed, qui la prend en grippe. Envoyée en pension, elle y devient institutrice puis est engagée comme gouvernante au château de Thornfield…



 Nous remercions JLM & TheWitch, pour ce magnifique
travail de numérisation et de retouche et
  JLM pour cette présentation.

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 27 février 2026

Les aventures du Capt’ain Swing et les loups de l’Ontario en une seule collection 51 - 60. Compilations de Robert Dubois

 Créations personnelles d’albums des aventures du Capt’ain Swing et les loups 
de l’Ontario en 281 épisodes.

Ces compilations comportent les histoires originales du Capt’ain Swing qui ont été publiées en France dans les périodiques des éditions AVENTURE & VOYAGE / MON JOURNAL.

SWING (série 1) 296 numéros de 1966 à 1991 – 280 épisodes inédits et 16 rééditions.

SWING (Série 2) (réédition des premiers épisodes dans l’ordre chronologique) 300 numéros de 1994 à 2019.

Réédition en plus grand format des premiers épisodes dans Super SWING (Série 1) 63 numéros de 1980 à 1987.

Et une nouvelle réédition des premiers épisodes dans Super SWING (Série 2) 46 numéros de 2019 à 2024.

Et pour finir encore une réédition d’épisodes dans Spécial SWING 15 numéros de 1986 à 1991.




 Capt'ain Swing - 51 - Opération « Joker

Date parution série 1: septembre 1970,  Date parution série 2: juin 1998

 Capt'ain Swing - 52 - La justice des loups

Date parution série 1: octobre 1970,  Date parution série 2: juillet 1998

 Capt'ain Swing - 53 - La mort invisible

Date parution série 1: novembre 1970,  Date parution série 2: août 1998

 Capt'ain Swing - 54 - Pas de canons pour les Habits Rouges

Date parution série 1: décembre 1970,  Date parution série 2: septembre 1998

 Capt'ain Swing - 55 - Le crâne aux trois étoiles

Date parution série 1: janvier 1971,  Date parution série 2: octobre 1998

Capt'ain Swing - 56 - Traquenard à Sakha-Loowe

Date parution série 1: fevrier 1971,  Date parution série 2: novembre 1998

Capt'ain Swing - 57 - La mort aux portes de Green Falls

Date parution série 1: mars 1971,  Date parution série 2: decembre 1998

Capt'ain Swing - 58 - L'îlot maudit

Date parution série 1: avril 1971,  Date parution série 2: janvier 1999

Capt'ain Swing - 59 - Le massacre de Wata-Wata

Date parution série 1: mai 1971,  Date parution série 2: février 1999

Capt'ain Swing - 60 - L'homme à la moustache grise

Date parution série 1: juin 1971,  Date parution série 2: mars 1999






Merci aux scanneurs


 Compilations de Robert Dubois

Merci beaucoup pour cette série de grande qualité

Publié par Monsieur Augustin

jeudi 26 février 2026

Jimmy Stone. Opération guet-apens. André Fernez & Dino Attanasio (1964-1965) [Séries éphémères de Tintin] - Compilation de JJ Gaillard

Scénario :  André Fernez

Dessin : Dino Attanasio

Dans le style réaliste des Bob Morane, 
voici un grand récit d'aventure, d'espionnage en 64 pages. 
Rebondissements garantis avec des fusées, des hélicoptères, 
de la jungle ... et des méchants Chinois !


Cette histoire a été publiée dans Tintin

1964 - 1965
 
Tintin Belgique 25/64  à 15/65

Tintin France  nº 824 à  nº 866

62 pages en couleur


Annonces: Tintin Edition Belge- 23- 1964_P43 / Tintin Edition Belge- 24- 1964_P28


En janvier 1997, les Editions Points Image (Monde cruel) ont publié 
un album de 64 planches
 (Pas encore numérisé)

  Ce titre appartient à les Séries éphémères de Tintin

Nous remercions Philas, Louis Perez, JJ Gaillard et Bibliotheca Virtualis 
pour leurs contributions 
à la réalisation de cette collection.

Dont la liste et les liens correspondants peuvent être consultés sur cette page de blog




Publié par Monsieur Augustin

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