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mardi 28 juillet 2026

Wilderness: The True Story of Simon Girty, Renegade by Timothy Truman - Scans inédits de Mick (V.O.)



 Wilderness: The True Story of Simon Girty, Renegade  (Wilderness : La
véritable histoire de Simon Girty, renégat), est une bande dessinée en
deux volumes en noir et blanc, acclamée par la critique, réalisée par
Timothy Truman et publiée entre 1989 et 1990. Elle raconte la vie de
Simon Girty, une figure de la frontière du XVIIIe siècle qui, après
avoir été capturé par des Amérindiens lorsqu'il était adolescent, a
passé une grande partie de sa vie à lutter à leurs côtés contre les
forces coloniales britanniques et américaines.


Le travail de Truman se distingue par sa précision historique et sa
représentation équilibrée des conflits culturels complexes durant la
guerre de France et des Indiens ainsi que durant la Révolution
américaine. Contrairement au folklore traditionnel qui dépeignait
souvent Girty comme un simple traître ou un « sauvage blanc », Truman le
présente comme un héros tragique piégé par le destin, redonnant aux
peuples autochtones une perspective dans le récit. La série, comprenant
le Book 1: The Borderland et le Book 2: Bloody Ground (le livre 1 : La
frontière et le livre 2 : Terre sanglante), est très appréciée pour le
détail de ses illustrations et la rigueur de ses recherches, et reçoit
les éloges d’historiens et de lecteurs pour offrir une histoire plus
nuancée que les biographies classiques de l’époque.


Biographie

Timothy Truman est un écrivain, artiste et musicien américain. Il est
surtout connu pour ses histoires et ses illustrations de bandes
dessinées de style Far West, en particulier pour son travail sur
Grimjack (avec John Ostrander) et Scout, ainsi que pour la réinvention
de Jonah Hex avec Joe R. Lansdale. Truman écrit actuellement pour Conan
et enseigne au Pennsylvania College of Art and Design.

Le premier travail professionnel de Truman dans le domaine des comics
fut Grimjack, réalisé avec l’écrivain John Ostrander, pour la maison
d’édition indépendante First Comics. Grimjack apparut pour la première
fois dans Starslayer #10 en novembre 1983, avant de passer à sa propre
série après le numéro 18 en 1984, et cette série a continué sur 81
numéros. En plus d’être un personnage très apprécié des fans et souvent
imité, Grimjack a presque à lui seul défini l’archétype du héros de
comics d’action sombre et brutal.

Truman est créatif de manière continue depuis plus de 20 ans, montrant
sa sensibilité pulp dans ses écrits. En 1985, il crée Scout, suivi de
Scout : War Shaman, un western futuriste. Un an plus tard, il relance
les personnages Hillman Airboy et The Heap pour Eclipse Comics. Il
développe également The Prowler, un personnage de type Shadow, et adapte
The Spider pour Eclipse. En 1991, chez DC Comics, il crée Hawkworld, une
réinvention de Hawkman. Avec l'auteur Joe R. Lansdale, il réinterprète
Jonah Hex en western horrifique. Dans cette œuvre, leur création du
méchant Edgar Autumn a suscité une plainte du musicien Edgar Winter.
Avec son fils, Benjamin Truman, il crée « A Man Named Hawken ».


Truman a été choisi par Dark Horse Comics pour illustrer un roman de
Tarzan récemment achevé et a écrit une série pour la bande dessinée. Il
a également écrit presque l’intégralité de la série Turok : Chasseur de
dinosaures pour Valiant Comics, après que David Michelinie a lancé la
série avec son premier arc de trois épisodes, puis a quitté la série.
Pour l’ancienne branche de science-fiction de DC, Helix, il a créé The
Black Lamb. Il a aussi travaillé sur une aventure pulp typique, Guns of
the Dragon, mettant en scène Enemy Ace et Bat Lash, et a écrit Star Wars
chez Dark Horse Comics. Pendant son passage chez Dark Horse Comics, il a
repris l’écriture de Conan à partir de Kurt Busiek en 2006, puis, après
la fin de cette série, il a lancé Conan le Cimmérien.

Le travail étonnant de Truman, Simon Girty, Renégat, était un roman
graphique en deux volumes en noir et blanc qui représentait, sous un
jour nouveau et intéressant, les horreurs et les triomphes de la
frontière ouest des colons américains. Grâce à une utilisation
audacieuse de l'espace positif et négatif en noir et blanc, Truman a su
captiver à la fois un public jeune et un public adulte en
Virginie-Occidentale et en Pennsylvanie. Il était particulièrement
important pour les Virginiens-Occidentaux, qui luttaient contre la
représentation de Lewis Wetzel par le romancier Zane Grey, souvent
idéalisée et florissante. Truman lui-même est un historien passionné qui
déteste voir une scène de guerre illustrée avec des armes inappropriées,
et le second volume de sa série consacré à Simon Girty a été dédié aux
erreurs relevées dans le premier.


Tecumseh ! Un roman graphique basé sur le Théâtre en plein air de
Virginie-Occidentale est un roman graphique en couleurs qui présente la
pièce du début à la fin. Il a renouvelé l’intérêt pour le guerrier dans
les Appalaches. Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il utilisait « Tecumseh
» au lieu de « Tecumtheh », il a expliqué qu’il ne voulait pas expliquer
au public mainstream la variation d’orthographe — le mouvement en faveur
de la prononciation a commencé avec le général William Tecumseh Sherman,
qui venait d’une famille souhaitant commémorer le guerrier, mais
trouvait que le « Tecumtheh » avec le lisping serait peu viril.

Texte: Mick



Nous remercions Mick pour cette magnifique numérisation d'une grande série.

Publié par Monsieur Augustin

lundi 27 juillet 2026

Cinjis-Qan (Intégrale) Griffo & Patrick Cothias - Compilation de Voltaire57


 Patrick Cothias (1948) est apparu au grand jour en assénant
 une claque au public. Une double même parce qu’André
Juillard (1948-2024) avait mis la deuxième. 
Cette gifle d’une beauté monumentale tant au niveau du
 scénario que du dessin s’appelait Les 7 vies de l’épervier
Nous étions en 1982 et cela se passait dans les pages de Circus. 
Cinq ans plus tard c’est dans Vécu que l’on découvre 
le talent de Griffo (1949) avec son Giacomo C.

Dans ces deux cas une BD historique, genre dont 
Cothias s’est fait en quelque sorte une
spécialité, même en mettant e côté séries relevant 
de l’univers de l’épervier, on recense
quasiment une dizaine de séries historiques : 
Le Vent des Dieux (1985-2004), Au nom de
tous les miens (1986-1987), Les héros cavaliers (1986-1997), 
La marquise des lumières (1987-1990), 
La Révolution française (1987-1989), 
Les souvenirs de la pendule (1989-1990), 
Marie Tempête (1990-1994), L’empereur du dernier jour 
(1994-1998), Le jardin des sirènes (1996-
1997), Les sanguinaires (1997-1999), etc.


En 1996 Griffo et Cothias se réunissent pour 
nous raconter la vie de Genghis Khan.
 On pense immédiatement alors à la série Le Khan (1994-1999) 
de Rocca et Huot qui a débuté
un peu plus tôt en 1994. Le même personnage mais 
pas la même histoire. Dans les
grandes lignes si bien sûr. Mais les deux scénaristes 
ne retiennent pas les mêmes épisodes
et quand ils le font ce n’est pas de la même manière.

Côté dessins Huot découpe le plus souvent sa page 
en 4 bandes, parfois 3, alors que Griffo
construit sa planche quasi systématiquement 
avec 3 bandes. Huot est bon dessinateur
mais Griffo est grand dessinateur.

Question scénario, il est encore plus difficile de trancher. 
On sent que Rocca aurait aimé
développer davantage les personnages connexes 
à la saga, tant il y a à raconter.

On ressent un peu la même chose avec Cothias à ceci près 
que tout est concentré sur
Genghis Khan. Là encore il y a tant à dire que pour 
accélérer les choses l’auteur a souvent
recours au récitatif.


Sans doute pour coller davantage à la réalité des p
rononciations locales il écrit Cinjis Qan
se rapprochant des Činggis qaɣan, Tchinguis Khaan 
et autres Čəngīz , J̌ingiz ou Šīngīz ...
[Le texte se poursuit à l'intérieur du texte]



Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.

  Album nº659 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 26 juillet 2026

The Spanish Main 06. Esteban Maroto at Warren's / The Spanish Main 07. Fernando Fernandez at Warren's (1971-1983) - Compilations de Voltaire57 (V.O.)


Né en 1942 Esteban Maroto est un des stakhanovistes de la BD. 
Après José Ortiz, il est le dessinateur qui
a le plus contribué aux revues Warren. Malgré ses
 plus de 500 planches, ce recueil n’est qu’une partie, la
plus grosse quand même, envers l’éditeur américain. 
C’est ce même Esteban à qui nous devons le fameux
costume de Red Sonja, un deux pièces en cote de mailles, 
c’est lui aussi qui a relooké Zatanna.
Bref, vous l’avez deviné il aime dessiner de jolies femmes. 
Grâce lui soit rendue !

Mais avant cela il a dû faire ses gammes comme tout le monde. 
Il débute en 1955, faites le compte, il a à peine 13
ans et doit sans doute encore porter des culottes courtes. 
Nous sommes en Espagne franquiste, les stigmates de
la guerre civile sont encore présents et l’opulence n’est 
guère de mise. Alors qu’au même moment les petits
Français vont au collège, des petits Espagnols se mettent
 à travailler. Pour notre futur vedette, le travail s’appelle
l’atelier de Manuel López Blanco (1924-1992), il y dessine 
des croquis et des décors. Là en 1958 il va rencontrer
un autre jeune, un peu plus âgé que lui, Carlos Gimenez (1941), 
le génial créateur des chefs d’oeuvre que sont
Paracuellos et Barrio; ils deviendront des amis pour la vie.

On retrouve nos deux compères avec un troisième larron
 Adolfo Usero (1941), madrilène également qu’on connait
mieux sous le nom d’Adolfo Abellán. Si les deux premiers 
travaillent pour l’agence Maga, rien à voir avec qui
vous savez, ce dernier commence à travailler pour 
Selecciones Ilustradas dès 1963. Mais dans les deux cas de
figure ils travaillent tous pour la presse BD britannique
 sur des titres de séries romantiques, de guerre ou de western
comme Buck John par exemple.



C’est à cette école qu’il va perfectionner son style. Comme on
peut le voir sur le dessin ci-contre, dans beaucoup de productions
destinées au petits formats, les décors et les ombrages sont réduits
à leur plus simple expression, ce qui n’empêche pas un dessin
de qualité. On reste toutefois loin de ce q’il pourra faire par la
suite. On voit dans nos exemples; plus bas ou sur la page ci-contre
que le travail sur les tramés ou les ombres est bien plus accompli
En revanche cet apprentissage lui a appris à travailler
vite. Vite et bien.
Parfois tout de même il profite de récits à connotation 
plus psychédélique
ou onirique pour relâcher son dessin et la qualité 
s’en fait un peu sentir... 
[Le texte se poursuit à l'intérieur du texte]



Encore un grand bonhomme de Selecciones Ilustradas, 
c’est d’ailleurs à se demander s’il n’y en eût jamais
de petits : Fernando Fernandez (1940-2010). 
En fait son nom complet est Fernando Fernández Sánchez.
Comme il y autant d’Espagnols qui s’appellent Sánchez 
que de Français qui s’appellent Martin il est plus
simple de s’arrêter à Fernandez. Vous me direz qu’il 
ne doit pas y avoir beaucoup moins de Fernandez que
de Sanchez et vous n’aurez sans doute pas tort, mais
 là n’est pas la question.
Certes, avoir son prénom comme son nom sonne un peu
 ridicule, comme si un
Français s’appelait Jean Jean ou Pierre Pierrot, 
mais La Fontaine nous l’a dit : il ne
fait pas juger les gens sur leur mine, dans notr
e cas ici leur patronyme. Car Fernando
Fernandez est un artiste complet et un grand.



Dessinateur, illustrateur, coloriste, le plus souvent 
en couleurs directes, scénariste,
rien ne lui manque. Des 11 histoires présentées ici, 
9 sont dues à son talent
d’écriture. Elles partent d’un quotidien banal pour une 
fin qui l’est moins.


Comme ses collègues de S.I. Arts, il entame tôt 
sa vie active; dans l’Espagne franquiste
des années 50 on ne lambine pas ! 
C’est en effet à 13 ans qu’il commence à
travailler dans un laboratoire pharmaceutique. 
Mais l’enfant qu’il est encore préfère
dessiner et il le fait plutôt bien. Il
réussit à placer quelques courtes BD ici
et là et en 1956 il cogne à la porte de
Josep Toutain, barcelonais comme lui. D’abord comme encreur puis
en dessinant des bandes sentimentales destinées au marché britannique
mais aussi une bande de science-fiction pour Artima,: Ray Comet.



Tout en poursuivant sa collaboration avec S.I. Arts Fernando file en
1958 en Argentine mais les heures florissantes du marché local sont
passées, la récession est là et pas mal d’artistes, à commencer par
Hugo Pratt ont quitté ou vont quitter le pays. Début 1960 Fernando
est de retour à Barcelone et continue de livrer des planches de guerre
pour les revues anglaises.

Au milieu des années 60 il commence également une carrière de
peintre, puis en 1970 il lance avec succès une BD quotidienne,
La Mosca (La Mouche), qu’il abandonne en 1973.
 C’est à cette même date qu’il travaille pour Warren. 
En 1980 avec Nicola Cuti au scénario
 il crée une série de SF, Zora et les Hibernautes
puis en 1982 il attaque, seul cette fois, Dracula
(ces deux albums sont disponibles en français
 dans Bibliotheca Virtualis).


Sur avis médical il ralentit sa production au point de ne se consacrer presque exclusivement qu’à la peinture, devient
un portraitiste renommé et enseigne son art.

Mais trêve de bavardage il est temps de profiter de son talent !

 


Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édité.

  Albums nº657-nº658 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

samedi 25 juillet 2026

Modeste et Pompon – Le chinois à dix têtes (Bom & Walli) Scans : JLM / Retouches : TheWitch (Inédit)


 

Aujourd’hui, un album de Modeste et Pompon dessiné par Walli 
et qui n’avait pas encore été scanné à ce jour. 

Né à Bruxelles en 1952, André Jean Henri van der Elst, plus connu 
sous le nom de Walli, a fait ses débuts dans le journal de Tintin en 1977.

Il a commencé par la série de gags « L'Œuf », puis a dessiné 
« Touky le Toukan » en collaboration avec Bertrand Dupont, 
sur des scénarios de Bob de Groot. Durant cette période,
 Walli a également collaboré au magazine néerlandais
 Eppo avec la série « Kommerkat ».

 

Toujours pour Tintin, il succède également à Bertrand Dupont comme 
dessinateur de la série de Franquin « Modeste et Pompon » de 1980 à 1987. 
Avec le scénariste Bom, Walli abandonne le format de gag d'une page
 de la série et crée plusieurs histoires plus longues.

Walli et Bom poursuivent leur collaboration la même année 
avec la création de la série « Cosmic Connection ».

En 1982, Walli reprend les illustrations de la série humoristique 
animalière « Chlorophylle et Minimum », 
créée par Raymond Macherot. 
Après un épisode écrit par Bob de Groot, Walli continue
 la série en collaboration avec 
son fidèle scénariste Bom jusqu'en 1989.

Suivra ensuite la série d'aventures « Gil Sinclair », publiée par 
Lombard en quatre volumes entre 1990 et 1994.

Après cela, Walli s’est consacré à l'illustration de livres pour enfants.
Il nous a quitté le 23 juin 2021.

Texte : Lambiek comiclopedia



 Nous remercions JLM & TheWitch, pour ce magnifique
travail de numérisation et de retouche et
  JLM pour cette excellent présentation.

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 24 juillet 2026

Matt le shérif dans Le journal de Mickey - L'intégrale (1973-1976) - Compilation de Robert Dubois


 - L'INTEGRALE -

Dans Le journal de Mickey n°1103 à 1246 (1973-1976)

« Matt Le shérif » est une série anglaise (« Gun Law »)
d'Harry Bishop et scénario Alan Stranks
Elle a été publiée pour la première fois
dans Express Weekly (de 1957 à mars 1961) avant 
de devenir une publication quotidienne dans
 le Daily Express en 1957. Elle y est restée jusqu'en 1978.

Parue en France dans le journal de Mickey.
La série est une adaptation du personnage de Matt Dillon,
shérif de Dodge City dans la série télévisée Gunsmoke.

   

19 épisodes

01 - La diligence d'Abilene
02 - Des ennuis pour Chester
03 - Les compagnons de Quantrill
04 - La trahison d'Ash
05 - L'homme de Denver
06 - Chasseur de primes
07 - Les rivaux
08 - La guerre des convoyeurs
09 - La vengeance des frères Hurrell
10 - Cirque pour un clown
11 - L'étalon noir
12 - Le piano de Dodge
13 - Le roi des collines bleues
14 - Le chef Mont-Tonnerre
15 - Échec et Mat
16 - La vallée de La paix
17 L'homme à La moustache
18 - Amère revanche
19 - Œil pour œil




Pages: 310

Merci aux scanneurs et 

 Compilations de Robert Dubois

Merci beaucoup pour cette série de grande qualité

Publié par Monsieur Augustin

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