Auraleón de son vrai nom Rafael Aura León (1940-1993) n'est qu'un simple employé de bureau quand Josep Toutain, le patron de l'agence Selecciones llustradas le repère et l'intègre dans son écurie de dessinateurs. On ne dira jamais assez l'importance que ce catalan aux origines françaises a eu non pas seulement sur la BD espagnole mais tout simplement sur la BD mondiale.
C'est lui qui a fourni nombre de dessinateurs aux BD anglaises qu'on retrouvait en France sous les sigles de Mon Journal, Imperia, Aredit, etc. C'est lui aussi qui, grâce à ses tarifs, a sauvé Warren Publishing et lui a permis de survivre une douzaine d'années supplémentaires avant le bouillon final. C'est lui qui a fait connaitre au monde un tas de dessinateurs épatants dont
la liste équivaudrait presque à un annuaire.
Auraleón en faisait donc partie. C'était un grand, non, un très grand dessinateur. Après avoir travaillé via l'agence de Toutain pour les BD anglaises, il poursuit sa carrière, toujours sous le pavillon Toutain, chez Warren Publishing. Pour cette maison américaine il va dessiner pas loin d'une centaine d'histoires, sans compter de multiples illustrations. C'est pour les Etats-Unis que son style va s'affirmer et s'affiner. Complètement autodidacte, il va puiser ici et là des influences chez d'autres maîtres.
On sent au début des années 70 qu'il est influencé par l'Argentin Alberto Breccia, puis par
l'Italien Sergio Toppi. Il y a pire comme modèles !
Pour Vampirella, il sera le co-créateur de Pantha en 1974. L'histoire est fortement inspirée par
le film La Féline (1942) et sa suite La Malédiction des Hommes Chats (1944)...
(Le texte continue à l'intérieur de l'album)