Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Bibliotheca Virtualis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bibliotheca Virtualis. Afficher tous les articles

jeudi 27 août 2026

Le retour d'Ulysse dans OKAPI [Hugo Pratt] (supplement Okapi 1982) - Bibliotheca Virtualis


SUPPLÉMENT AU N° 243 D'OKAPI DU 1 AU 15 JANVIER 1982
tous les images en adaptant une traduction du texte d'Homère.

L'Odyssée est l'une des plus grandes épopées de temps. 
C'est aussi l’une des plus anciennes qui soient 
Il faut le lire tout haut, ce texte, pour l'entendre chanter
 Il parvenues jusqu’à nous. faut le mettre en bouche
 parce que le rythme porte l'histoire
A la frontière entre la légende et l’histoire, elle raconte
 le comme une mer porte un navire. 
Vous pouvez le lire à retour d'Ulysse après la longue 
guerre de Troie. plusieurs, et même 
peut-être le jouer comme les Grecs l'ont

Hugo Pratt l'a dessinée, et Paule du Bouchet a légendé 
les fait pendant des siècles et des siècles.






Un grand merci aux scanneurs

Publié par Monsieur Augustin

lundi 24 août 2026

Capitaine Sabre (Intégrale)1983-1989. Compilation de Voltaire57



 Oui n’a jamais rêvé de l’Asie mystérieuse en lisant les romans
 de Conrad ou la Voie Royale de Malraux ? Nous sommes en
d’autres lieux à une autre époque et la Terra Incognita 
des atlas disparaît un peu plus chaque année. Un siècle plus tard
ce parfum d’aventure s’est à jamais évanoui.


Pourtant Gine (1947) a la gentillesse de nous restituer tout ça en
images et en couleurs dans son Capitaine Sabre (1980-1988/albums
1983-1989). Cette saga commence au début des années 30 dans ce qui
s’appelait encore le Siam. Un capitaine de marine croupit en prison
quand un père blanc le fait libérer et lui demande de l’emmener chez
les Takhotaks (sic), une tribu d’indigènes belliqueux le long du fleuve
Nam Ping. Commence alors une suite d’aventures qui vont se poursuivre
sur 7 albums et entraîner ce fameux capitaine et son
second Samu dans la mer de Chine, celle de Florès, le golfe
du Tonkin et quelques autres coins réels ou fictifs comme le
Bhaïlam, sorte de Laos birmano-siamois.


La série n’est pourtant à son départ qu’une série de complément
qui parait en récits complets d’une demi-douzaine de
planches. Il s’agit alors d’une simple bande d’aventure de la
part d’un auteur qui aborde le genre réaliste. C’est honnête et
enlevé mais sans plus.
La saga commence à prendre du volume à compter
 de la cinquième histoire et la chose
ira en s’amplifiant. À compter du Cargo de sang 
on donne même dans l’excellent.


Il est vrai que Gine s’il continue les récits complets va les 
intégrer dans un fil rouge ce qui
donne assez vite l’impression de chapitres et non la suite
 d’histoires solos. D’ailleurs on
va retrouver au fil des épisodes quelques trognes comme
 Hoog van Koog et surtout Jorge
Campos. Avec celui-là ils sont parfois opposés, 
parfois alliés mais toujours rivaux. Et dans
cette galerie comment oublier miss Visage.

De même on quitte assez vite l’aventure pure pour donner 
davantage de profondeur au récit.
 À ce titre Le clandestin et La nuit du guerrier sont
 de bons exemples. L’autre intérêt de cette saga est de nous resituer
dans l’histoire. Époque troublée au demeurant : guerre en Chine, 
seigneurs de la guerre et brigands, troubles coloniaux, etc.
 De plus Gine nous entraîne vers des contrées peu
 fréquentées en BD, outre la Chine
on mouille souvent l’ancre à Bornéo, dans les Célèbes, etc.


Sur son rafiot le Santa Cruz II Gilbert Sabre balade 
donc ses clients, au
gré de leur fantaisie, dans cette Asie
coloniale remplie de pirates, trafiquants
ou rebelles. Ce bateau il lui arrive
de le perdre, d’en piloter un autre
selon les vicissitudes du moment. Officiellement
garantes du bon droit les
autorités coloniales ne sont pas non plus toujours 
conciliantes avec le marin...
(Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album)




 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº668 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 23 août 2026

Savage Tales' Best Pages (1985-1986) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


 Les comics de guerre sont finalement apparus assez tardivement, 
non pas qu’il n’existât pas ici et là quelques histoires
guerrières, mais finalement assez peu. 
Ainsi durant la Seconde Guerre Mondiale, 
il y a les bandes de Captain America et de The Human Torch 
plus quelques histoires de Superman ou Batman
 et c’est à peu près tout, sans doute pour ne
pas inquiéter les enfants qui voyaient pères 
et oncles revêtir l’uniforme.

Pour les adultes, outre quelques nanars habituels 
dans ces cas là, on remarquera
surtout Terry et les Pirates qui était en prise directe
avec l’actualité et Male Call destiné aux G.I.
 C’est bien peu. La chose est d’autant plus curieuse
qu’au même moment les films de guerre pullulent, 
on recense ainsi environ
80 longs métrages américains tournés pendant le conflit.


En revanche dès le début de la guerre de Corée c’est l’explosion 
des comics militaristes. Il s’agit 9 fois sur 10 de bandes
 outrageusement patriotardes.
C’est un schéma qui perdurera plus tard que ce soit 
avec Sergent Rock ou Nick Fury même si le côté patriotique
 est légèrement édulcoré.
 Lors du conflit coréen E.C. était resté dans le tempo de
 ses confrères mais dans un degré
moindre et restituait plus souvent l’horreur 
et la vacuité de la guerre.
C’est ce qui fait encore aujourd’hui l’intérêt 
de Frontline Combat par exemple.

Toutefois c’est bien Blazing Combat, la publication Warren dirigée par Archie Goodwin (1937-1998), qui est restée le sommet du genre. 
Le principe est basé sur des récits relativement courts
 de 8 à 10 pages généralement dans
lesquels l’action n’est pas circonscrite aux seuls combats. 
On évoque aussi selon les cas la peur, la souffrance,
 la camaraderie qui peuvent naître dans ces moments là. 
La violence n’intervient que pour ponctuer ces sentiments 
et souligner la monstruosité de la guerre. La plupart
des scénarios sont dus à Archie Goodwin et très franchement
 il n’y a rien à jeter. Quant aux dessinateurs rien que des
pointures : Gene Colan (1926-2011), Reed Crandall (1917-1982),
 Frank Frazetta (1928-2010), Russ Heath (1926-2018), Gray
Morrow (1934-2001), Joe Orlando (1927-1998), John Severin
 (1921-2012), Angelo Torres (1932), Alex Toth (1928-2006)
 Al Williamson (1931-2010) et Wallace Wood (1927-1981). 
La plupart d’entre eux travaillaient déjà chez E.C.



Savage Tales reprend en 1985 la recette de Warren. Marvel lui 
donne le même titre que sa revue des années 70, 
mais celle-là était axée sur l’heroic
fantasy alors que la nouvelle mouture sera 
essentiellement guerrière. L’ensemble
est d’une bonne tenue et aurait mérité plus que ses 
8 numéros avec là encore d’excellents dessinateurs.
 On retrouve par exemple John Severin,
Gray Morrow qui dessinera aussi Tarzan, 
John Buscema (1927-2002) l’un des
pères du Surfer d’Argent et celui qui mettra Conan au sommet . 
Dans la nouvelle
génération d’alors l’Espagnol Pepe Moreno (1954) 
est de première grandeur,
Michael Golden (1955) fera une jolie carrière s’occupant 
ensuite du ‘Nam et des Micronautes tout comme
 Paul Kirchner (1952) qui s’était fait connaitre dans Epic...
[Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album]


Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº667 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

lundi 17 août 2026

Mystères de Chinatown (1975-1978) Parras & Truchaud - Compilation de Voltaire57



On doit à François Truchaud (1941-2020) quelques grands moments de bonheur car c’était non seulement un excellent traducteur mais en plus il empruntait des voies que ses confrères ne prenaient guère. C’est par exemple à lui que l’on doit des traductions de Conan mais aussi des aventures de Carnacki, de certains romans de Robert Bloch, de Graham Masterton, Dennis Wheatley, bref de tout un tas de gens qui faisaient partie de ce qu’on appelait alors la paralittéra-ture, c’est-à-dire celle qui n’avait pas suffisamment de quartiers de noblesse aux yeux des critiques. Mais aujourd’hui à une époque où on lit de moins en moins on reconnait que ces auteurs avaient du style et que Truchaud les servaient on ne peut mieux.

Ce que l’on sait moins c’est que François Truchaud était aussi un auteur de BD. Certes elles ne sont guère abondantes mais ne sont pas insignifiantes. On compte en tout et pour tout une adaptation de 20.000 lieues sous les mers parues en 1975, une série pour enfants parue dans Télé Junior, La Vallée des Dinosaures (1979), et deux séries policières Joe Fast et Les Mystères de Chinatown.

Ceux-ci sont parus dans le Nouveau Tintin entre 1975 et 1978 d’abord sous la forme de 10 récits complets et d’une histoire à suivre. L’album n’a été publié qu’en 2011 par une maison confidentielle, Les Éditions du Taupinambour, avec une diffusion qui l’était encore plus puisque l’on parle de 50 exemplaires. Rajoutez à cela une demi-douzaine de récits complets parus essentiellement dans Pilote et vous avez l’intégralité de la production de Truchaud en la matière.

En fait on voit davantage son nom dans les rédactionnels de Pilote bien sûr et aussi de Métal Hurlant. On donne en fin de volume un exemple de ces articles paru dans Charlie. Il y explique ce qu’est l’heroic fantasy à un public français qui commençait réellement à découvrir le genre.


Ses Mystères de Chinatown bénéficient des dessins d’Antonio Parras (1929-2010). S’il est un grand dessinateur il est un encore plus grand metteur en scène. On le voit particulièrement dans ces aventures où chaque planche est construite de façon originale tout en gardant une visibilité par-faite. L’artiste, finalement assez peu connu, méritait un large coup de chapeau c’est pourquoi nous avons aussi intégré son interview dans Hop !

Elle est passionnante car elle dévoile l’homme, son parcours pas toujours facile, les difficultés du métier et ses rencontres dans les années 50 avec Goscinny et Charlier.


Pour ceux qui apprécie son style de dessin rappelons que les intégrales du Méridien des Brumes et de Ian Mc Donald sont disponible dans Bibliotheca Virtualis. Pour autant ce n’est qu’une toute petite partie de son travail tant il a produit et encore à cela il faut rajouter ses nombreuses illustrations dont Charlier était si friand.

En piste !




 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº666 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 16 août 2026

The Spanish Main Vol.10 Isidro Monés at Warren's / The Spanish Main Vol.11 Leopoldo Sánchez at Warren's - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


Isidre Monés Pons (1947) est mieux connu sous son nom 
d’artiste d’Isidro Monés Pons. Toutefois certains de
ses récits sont parus chez Warren sous le pseudo de Munes, 
allez savoir pourquoi !. Comme ses collègues de
la même période il commence à travailler très jeune. 
D’abord dans la publicité et réalise aussi nombre d’illustrations
pour des albums d’images à coller, 
en quelque sorte les Panini de l’époque. 
C’est ainsi qu’il va peaufiner
son style et apprendre son métier tout en prenant
 des cours du soir à l’Academia Taller Valls.

L’arrivée d’Isidro chez Selecciones Ilustradas montre
 que s’il n’est nécessairement pas l’étoile la plu brillante, il
appartient néanmoins à cette galaxie. 
Il reconnait avoir été influencé par les Italiens 
Dino Battaglia (1923-1983) et Sergio Toppi (1932-2012) 
et ses compatriotes, Enric Scio (1942-1998), 
Esteban Maroto (1942) ou José Maria Bea (1942)., 
tout en avouant son admiration pour Moebius national 
(1938-2012). Il est des choix plus malheureux.
Tous sont à des degrés divers de grands dessinateurs 
et certains peuvent être considérés comme des
grands maîtres du noir et blanc.


Sa notoriété explose avec les récits qu’il livre pour Warren
 Publishing dont il devient l’un des gros contributeurs. 
Il suspend en 1976 sa collaboration avec l’éditeur 
américain et se rabat vers des titres importants de la 
BD britannique comme Commando ou Bullet. Comme il le dit 
lui-même il ne garde pas un bon souvenir de cette période :
« Le thème de la guerre était affreux ; la mise en page, 
fastidieuse, une succession de demi-pages identiques, alors
que j’ai toujours préféré des formats plus audacieux. 
Quant au sujet, c’était encore pire : toujours les gentils Anglais
avec leurs casques Tommy et en face les méchants. »

Pour la revue Misty destinée aux jeunes filles britanniques
 il donne quelques précisions sur sa technique : « Le
tirage ne permettait pas d’utiliser les nuances de gris, 
et je n’avais pas le temps de tout colorier en demi-teintes.
 J’ai donc dû recourir à la technique classique du pinceau 
et du lavis, et me replonger dans l’étude de Caniff et Toth. » 
Un bel hommage rendu à deux maîtres, non ?

On ne s’étonnera donc pas qu’il revienne en 1979 Warren 
qu’il quittera avec la faillite finale. Outre ses nouvelles il
laissera également une courte série fort intéressante, le
Dr Archaeus (disponible en anglais dans Bibliotheca Virtualis)

Suite à cela Selecciones Ilustradas lui décroche un 
contrat chez Disney? S’ouvre alors une période de bonheur
mais si facile que cela en terme de travail : « Faire partie 
de la famille Disney était épuisant. Imaginez devoir gérer
les références Pantone de toutes les créatures de la forêt 
de Bambi, les dix couleurs différentes (parfois plus) pour
chacun des nains de Blanche-Neige, et ainsi de suite, 
page après page, des pages
remplies chacune de 101 chiens. Ajoutez à cela un 
dossier complet de maquettes
de chaque personnage dans toutes les poses, 
pour ne pas dévier d'un pouce. »


Dans le même temps il continue une activité d’illustrateur 
pour des jeux, des couvertures de livres, des affiches, 
des cartes à collectionner, de sorte qu’il est
presque autant reconnu dans ce domaine que pour la BD.
Enfin comme tant d’autres de ses collègues 
il s’adonne à la peinture.
Mais pour l’heure présente voici de quoi mieux 
le connaitre en matière de BD !




Leopoldo Sánchez (1948-2021) est caractéristique de ce
 que certains appellent le « style espagnol », cette
excellence dans le noir et blanc. Si la maîtrise du jeu 
entre l’ombre et la lumière est partagée par beaucoup,
l’utilisation de tramés et l’alternance entre plume, pinceau 
et crayon est beaucoup plus rare. Pour
autant parler d’école espagnole est un peu excessif puisque 
la plupart de ces mêmes Espagnols reconnaissent
une dette aux cousins de la Botte, Sergio Toppi et 
Dino Battaglia ou de l’autre côté de l’Atlantique comme Breccia.


Qu’on ne s’y trompe pas nombre de dessinateurs américains, 
notamment ceux
qui ont officié sur les strips quotidiens, savent jouer avec 
les ombres tout comme par exemple d’autres excellents 
dessinateurs tels Attilio Micheluzzi ou Horacio Lalia. 
Mais leurs traits sont nets et finalement assez peu utilisent les
tramés. Or ceux-ci donnent une impression de texture. 
De plus en variant les
trames on donne une impression de profondeur e
ntre avant-plan et arrière-plan.
Enfin et ce détail n’est pas le moindre pour des artistes 
qui produisent beaucoup,
plutôt que de perdre du temps sur une foultitude de détails, 
la trame peut produire le même effet ce qui accentue 
l’ambiance de la planche.


Au moment où il lance Creepy le noir et blanc est 
une nécessité pour Warren
pour des raisons de coûts, le groupe étant souvent 
plongé dans des tourments
financiers de première grandeur.
Pourtant avec l’émergence de la concurrence Warren 
finira par insérer quelques pages couleurs dans chaque 
numéro de ses magazines. La difficulté résidait dans 
le va-et-vient entre l’Espagne et les Etats-Unis.
Mettre de la couleur sur des planches qui n’ont pas été 
conçues pour cela demande une réelle expertise. 
Chez Warren autant le dire tout de go, il ne s’agit pas,
 la plupart du temps, d’une franche réussite.

La marque du groupe est donc bien le noir et blanc.

La contribution de Sánchez chez Warren Publishing
 fut assez conséquente. Outre les récits complets,
 il fait partie de ceux qui ont produit
le plus de mini séries tels The Spook 
(voir album dans Bibliotheca Virtualis),
The Freaks ou The Pea Green Boat. Vous en en avez 
un exemple dans cet album avec The Unholy Creation.

D’ailleurs hormis Vampirella, Pantha et The Rook Warren 
Publishing n’a jamais eu de héros récurrents au long
cours. Le récit court complet est une autre des marques 
de fabrique du groupe; vous allez d’ailleurs maintenant
pouvoir le constater.


  


Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édité.

  Albums nº664-nº665 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...