Il a déjà bien longtemps que la Walt Disney Company autorise
des éditeurs étrangers à créer leurs propres aventures de Mickey.
Outre les royautés la maison de Burbank exige un certain
nombre de conditions draconiennes non négociables :
pas de sujets propres à dénaturer
l’image de Mickey et ses amis, respect absolu de sa physionom
ie et du style de dessin.
C’est une leçon de marketing dont devraient d’ailleurs s’inspirer
les éditeurs de Lucky Luke ou de Valérian
pour ne donner que ces deux exemples. Toucher à l’image
d’un personnage emblématique c’est prendre le risque de lui
faire perdre son identité aux yeux de ses lecteurs.
Un nouveau dessinateur ou scénariste
doit servir le personnage qu’on lui a confié et non s’en servir.
C’est ainsi qu’ils soient dessinés au Brésil, en Angleterre ou Pays-Bas,
Mickey et ses amis auront toujours
les mêmes têtes, les mêmes expressions et les mêmes proportions.
Parmi toutes ces écoles de dessin, il en est pourtant
une qui est au dessus des autres : l’italienne !
Cela fait maintenant un baille que Mickey s’est installé dans la Botte.
Nous étions alors en 1930 et très
vite il va connaitre des aventures 100% al dente. C’est Giove Toppi
qui ainsi ouvert la voie et depuis
d’autres talentueux dessinateurs l’ont suivi.
La maison mère américaine suit d’un œil jaloux toutes ces
adaptations et vérifie si elles respectent bien
les contraintes imposées, ce qui est toujours le cas.
De là l’idée est venue de diffuser aux Etats-Unis ces BD venues d’ailleurs.
À ce jeu là Topolino, la version italienne de Mickey,
s’est taillé la part du lion.
Et pour qu’une souris se fasse lion...
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O.,
parfaitement édité.
Albums nº604 réalisés par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin








Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire