Les gangs américains sont de l’histoire ancienne. On ne parle pas
ici des bandes de hors-la-loi qui telles celles de
Jesse James dévalisaient les trains , les banques ou les diligences
mais bel et bien de gangs urbains constitués vivant
du racket, des jeux, de la prostitution, de la contrebande et du meurtre.
Dès la première moitié du XIXe siècle les
gangs prospéraient à New York, leur camp de base pourrait-on
dire était le bidonville des Five Points en plein Manhattan.
Mais tout ceci avait encore un côté un peu artisanal.
La loi sur la Prohibition fut en fait une bénédiction puisqu’elle amplifia
la demande d’alcool, entraîna une industrialisation de
la pieuvre et une puissance que le trafic de drogue a encore renforcé.
Dès les années 30 furent tournés des films, parfois tout
à fait remarquables, sur cette pègre urbaine et violente.
À la fin de la seconde guerre mondiale le marché des comics
fut littéralement
inondé de crime comics. Ce fut toutefois un feu de paille
et à la fin des années 50 il n y’avait plus guère de revues
de ce genre. Les super-héros avaient chassé la mafia non pas
de la rue mais des présentoirs des kiosques.
À la fin des années 60 la réussite initiale de Warren Publishing
ne pouvait pas ne pas faire des émules. On rappelle que le
principe était simple : Pour échapper au Comics Code Authority,
une censure établie par les éditeurs eux-mêmes, Warren
s’adressait à un public adulte. En l’occurrence il s’agissait de bandes
d’horreur, ce qui remit le genre en vogue, dans des magazines
grand format, en noir et blanc et plus chers
que les comics traditionnels.
Tous les éditeurs s’y mirent de bon cœur en incluant d’ailleurs,
succès de Conan oblige, des revues d’heroic fantasy. Skywald
(voir à ce propos l’album La Saga des Victimes dans BV) faisait
partie du lot.
En 1971 cette jeune maison, bien que créée par
deux vieux briscards, pensa avoir l’idée du siècle puisque les
bandes d’horreur qui fleurissaient au début des années 50 sont
redevenus à la mode, pourquoi pas les histoires de gangsters.
Elle eût donc l’idée d’ajouter à sa collection Crime Machine, un
magazine qui espérait relancer le genre criminel. La grosse
astuce étaient de reprendre du matériel d’Avon qui avait fermé
sa division comics en 1956. Avon avait la réputation d’offrir de
bonnes revues avec de solides dessinateurs. Vous pourrez
d’ailleurs le constater.
Les ventes s’avérèrent toutefois insuffisantes pour une maison
qui n’avait pas les reins suffisamment solides et l’affaire s’arrêta
au bout de deux numéros. La maison ferma elle-même ses portes
en 1974 laissant quelques bonnes BD d’horreur, un
ton en dessous toutefois de celles de Warren.
Elle fournissait pourtant de bonnes BD un peu comme un restaurant
qui n’aura jamais d’étoile mais qui concocte des plats
roboratifs qui remplissent le ventre et satisfont le palais sans
qu’on puisse parler de fine gastronomie.
Vous allez maintenant pouvoir déguster sans doute pas autant
que les victimes de ces histoires.
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album (V.O.),
parfaitement édité.
Album nº600 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin











MERCI !
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et M Augustin
RépondreSupprimerMerci copain v57 ! Et merci à M. A
RépondreSupprimerMerci pour cette nouvelle et toujours excellente compilation!
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et M. Augustin.
RépondreSupprimerUn grand merci pour cette nouvelle V. O. et félicitations pour les 600 albums publiés à ce jour ! Un travail colossal !
RépondreSupprimerMany thanks to Voltaire for this excellent O.V. and to M. Augustin for posting it
RépondreSupprimer600 albums parfaitement édités et documentés sont tout un succès. Beaucoup de gratitude et de félicitations
RépondreSupprimerSuper boulot ! Et 600 mercis pour les 600 albums !
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57, pour le V.O., et M Augustin (JoeBloggs)
RépondreSupprimerMerci beaucoup!
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