Rapportée aux Etats-Unis Fulton, dans le Missouri, est une ville insignifiante,
même pas 10.000 habitants en 1946.
Pourtant le 5 mars de cette année-là, elle va entrer dans l’histoire.
Il faut dire qu’elle reçoit un personnage exceptionnel qui
va faire un discours lui-même d’exception. Le personnage s’appelle
Winston Churchill et il estime qu’un « rideau de fer
« est en train de couper l’Europe en deux.
On a oublié qu’au partage de Yalta il était question de zones
d’influence pas de protectorat.
Tous les pays d’Europe à l’ouest comme à
l’est devaient désormais et pour toujours bénéficier d’élections
libres et démocratiques. On connait la suite.
Pour les Etats-Unis il s’agit dès lors d’endiguer la menace communiste.
Décidément Oncle Sam ne peut pas faire confiance à Oncle Jo,
le surnom donné par les Américains à Staline pendant la guerre.
Mais le pays est de loin la première économie
du monde, grosso modo la moitié du PIB mondial et possède
l’arme suprême : la bombe atomique.
Mais le 29 août 1949, coucou ! l’Union Soviétique a aussi la bombe.
Pour les Américains pas de doute les Soviétiques ont infiltré
leurs départements de recherche
nucléaire. Commencent alors la folie McCarthyste
et une longue traque qui aboutira à l’exécution des Rosenberg.

Voler c’est pas beau ! Les comics de l’époque vont s’emparer de
cela pour proposer des « histoires vraies » authentiquement
bidonnées sur un coin de table. Avec un culot d’airain il est même
précisé que ces histoires sont « inspirées de faits réels » pourtant
« toute correspondances avec des personnes ou des faits ne pourrait
être que fortuite. ». On français on appelle ça un oxymore
mais on pourrait aussi dire mensonge. À chaque fois le méchant
est démasqué et puni tandis que l’Amérique est sauvée.
Dans cette cohorte Atlas Comics, le futur Marvel, fait du plus blanc
que blanc ou du plus rouge que rouge si vous préférez.
Parmi ses multiples publications guerrières ou d’espionnage
figure Kent Blake of the Secret Service.
C’est déjà en soit une stupidité car le Secret Service ne s’occupe
que de la fausse monnaie et de la protection du président et des
autres huiles de la république. Le contre-espionnage est l’affaire du
FBI et l’espionnage de la CIA créée en 1947.
Kent Blake of the Secret Service connaîtra 14 avec 3 histoires du
héros éponyme par numéro. La virulence et la durée de la guerre de
Corée va modifier les fonctions de l’agent secret. Finies les traques
des méchants espions ou saboteurs direction la péninsule coréenne
où il fera principalement office de commando : s’infiltrer derrière
les lignes ennemies pour une mission forcément dangereuse
comme celle de voler un Mig par exemple.
Dans une guerre qui allait coûter ma vie à plus de 36.000 boys il
était hors de question de laisser Kent se la couler relativement
douce au pays. Montrer l’exemple c’est bien et même nécessaire mais
il faut aussi montrer le sacrifice suprême : mourir pour la patrie.
Faire mourir un héros qui en plus donne son nom au journal ça ne
se fait pas, alors ce sont les personnages des autres histoires
qui en feront les frais et cela va dégager sévère. Pour les gamins
qui lisaient cela et dont le père était mort ou au front il fallait
prouver que l’héroïsme était une vertu cardinale et que que
les sacrifiés n’étaient pas morts pour rien..
Les 42 épisodes qui composent cette saga ont été produits pa
r un nombre restreint de collaborateur. On ne connait que deux
scénaristes Hank Chapman et Richard Kahn, mais comme plis
de la moitié des aventures ne mentionnent pas le nom des scénaristes
il a pu y en avoir beaucoup d’autres.
En attendant ces deux là n’ont pas marqué l’histoire des comics...
(Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album)
Album nº602 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin
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Merci !
RépondreSupprimermerci
RépondreSupprimerMerci beaucoup.
RépondreSupprimerMuchisimas gracias!
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