Merci Zapman pour ce nouveau scan impeccable.
Publié par Monsieur Augustin
Merci Zapman pour ce nouveau scan impeccable.
Publié par Monsieur Augustin
On nous cache tout, on
nous dit rien !
Combien de fois vous êtes-vous dit cela ?
On croyait ainsi tout savoir sur Arthur Wellesley (17969-1852),
duc de Wellington, vainqueur de Napoléon à Waterloo, Premier Ministre de son
pays et surnommé le duc de fer. C’est d’ailleurs curieux cette manie qu’ont nos
amis britanniques d’accoler « de fer » à tout bout de champ :
duc de fer, dame de fer, chemin de fer !
Bref, on sait que ce militaire d’exception, il n’a jamais perdu
une bataille, et dieu sait qu’il en a fait que ce soit aux Indes ou en Europe,
était un homme courageux ; vous avez d’ailleurs pouvoir le vérifier dans
la narration qui suit.
Nous sommes en 1828, le duc a alors 59 ans, exerce la fonction
de Premier Ministre et n’a vraiment peur de rien. Il vient à la demande d’une
ancienne conquête, on le voit ses conquêtes ne limitaient pas aux champs de
bataille, résoudre une sombre affaire. Cette relation nous était jusqu’alors
inconnue et c’est grâce aux travaux des historiens Aaron Manhke et Delilah
Dawson qu’un pan ignoré de la biographie du grand homme peut être révélé
aujourd’hui.
C’est Piotr Kowalski qui a été chargé de l’iconographie, sans
doute retrouvée dans des vide-greniers et autres bibliothèques poussiéreuses.
On le connait en France pour sa Branche Lincoln et ses Badlands.
Nous voici donc dans l’Angleterre profonde, le Yorkshire, un
enfant a disparu, un grand chien noir aux yeux rouges et brillants sème la
terreur dans la région et un meurtre aussi odieux que mystérieux a été
perpétré. Il va de soi qu’en pareilles circonstances les affaires de l’état
peuvent attendre puisque la délicieuse Olivia Sparrow a besoin de lui.
L’intrépide quasi sexagénaire aura, entre autres, affaire à un loup-garou. Un loup-garou en Angleterre ? On s’en doutait un peu, mais ça aussi on l’avait caché !
Bien que le dessinateur ne soit pas crédité dans l’album, il s’agit d’Eugeen Goossens.
Eugeen Goossens (né le 9 février 1942) a fréquenté l'académie de sa ville natale, Anvers, et a rejoint les studios de Willy Vandersteen en 1965. Il a encré des histoires de 'Bob et Bobette' comme par exemple, « Panique sur l’Amsterdam » et a également travaillé sur des séries comme 'La famille Guignon, 'Karl May', 'Le Chevalier Rouge' et 'Bessy'. Par la suite, sa principale occupation a été la production d'histoires de 'Jérôme' pour l'éditeur allemand Bastei.
Goossens est devenu indépendant dans les années 1970. Il continue à réaliser des encrages sur des séries de Vandersteen comme « Robert en Bertrand » mais crée également sa propre bande dessinée « De Dolle Mina » pour le magazine publicitaire Tele-Tip.
Dans les années 1980, il succède à Eduard De Rop en tant qu'encreur des histoires
« Bob et Bobette » de Paul Geerts et est également l'encreur de la dernière
série de Vandersteen « Les Geux ».
Il a également dessiné lui-même quelques histoires promotionnelles
« Bob et Bobette », telles que « Cygnes blancs, cygnes noirs» (1987)
pour Albert Heyn (1987)
dont vous pouvez lire la version française inédite ici : https://seulementbd.blogspot.com/2023/11/bob-et-bobette-cygnes-blancs-cygnes.html
ou « Fata Morgana » (1988) pour De Efteling proposée aujourd’hui.
Eugeen Goossens quitte définitivement le Studio Vandersteen en 1990. Il participe alors à la série télévisée animée « Bob et Bobette » de l'Atelier 5 de Guido Staes et réalise également quelques bandes dessinées promotionnelles avec Marck Meul pour des sociétés comme Bayer et Touring. Il se consacre ensuite à la peinture.
Un grand merci à JLM pour la traduction, les scans
et les retouches de cet album inédit.
Publié par Monsieur Augustin
088 - Fourmis rouges
089 - Fort Apache
090 - Les Cagoulards
091 - Le Retour de Mephisto
092 - Sur les rives du Brazos