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lundi 15 mars 2021

The Phantom 82, 91, 95, S63 & S64. Compilations de Voltaire57 (V.O.)


Le Fantôme est un personnage créé en 1936 par Lee Falk. A proprement parler ce n’est pas un super-héros même si ses capacités sont hors normes. Sous son costume moulant il anticipe de deux ans celui de Superman et a fortiori Batman. On remarquera que c'est donc lui qui lance la mode de
 "la culotte par dessus le pyjama"!

Au bout de deux semaines Falk abandonne le dessin pour se concentrer uniquement sur les scénarios. C’est Ray Moore, alors assistant de Phil Davis sur Mandrake (1934) qui reprend le flambeau. Appelé sous les drapeaux pour cause de guerre il laisse alors sa place à Wilson McCoy. La mort brutale de ce dernier en 1961 à 59 ans seulement provoque une période de flottement.

C’est finalement Seymour Barry qui est choisi et c’est un choix heureux. Sy Barry (1928) est le jeune frère de Dan Barry (1923-1997) lequel illustre depuis 1951 les aventures de Flash Gordon (Guy l’Eclair). L’un et l’autre sont certes d’excellents dessinateurs, mais le pays n’en manque pas, et surtout ils appartiennent à une école informelle qu’on appelle le New York Slick et dans lequel on retrouve Leonard Starr, Stan Drake voire Fred Fredericks ou Russ Manning qui viendront un peu plus tard.

Ces noms ne disent peut être plus grand-chose au public francophone d’aujourd’hui mais le premier dessinait Mary Perkins également appelée On Stage une série fort populaire (1957-1979), le deuxième anima Juliette de mon Cœur de 1953 à 1989, la série se poursuivant jusqu’en 1999.

Fredericks reprit Mandrake en 1964 à la mort de Phil Davis et sut redonner vigueur au personnage, quant à Manning on lui confia Tarzan en 1965 pour les comics books puis les strips quotidiens en 1967.

Le strip quotidien est un art difficile. Son format empêche de faire de l’épate, l’absence de couleur oblige à savoir manier les ombres avec un mot d'ordre constant la lisibilité et un style qui doit plaire au plus grand nombre pour mieux syndiquer la série. Or tous ces artistes sont des maitres en matière de lignages, d’ombres et de texture.


Voici donc 5 aventures du Fantôme dessinées par Sy Barry, 3 sont issues des bandes quotidiennes, les deux autres proviennent des planches dominicales;
 toutes ensemble couvrent la période 1962-1966 et sont un bon exemple du talent des auteurs, Barry pour le dessin et Falk pour les scénarios.

The Hanta Witch est l'une des rares à avoir une connotation ouvertement fantastique,
 Market Slave of Mucar est indirectement liée au combat de le l'époque pour les droits civiques américains même si l'histoire semble en être déconnectée. 
Enfin Giant Bird of Gandor et Sea God sont des aventures plus classiques.
 En prime vous avez droit, en couleur, à l'histoire de la création de la Patrouille de la Jungle.

Joli programme, non ?





🅱ibliotheca 🆅irtualis

Merci à Voltaire 57 ces excellents albums parfaitement édités.

Liens: .zip  -  .pdf    

Publié par Monsieur Augustin

dimanche 14 mars 2021

Recueil de récits courts dans Tintin (édition belge) 29 - Du 04 Septembre au 30 Octobre 1957 - Compilation de Louis Perez

  Le 5 février 1953, l'hebdomadaire Tintin a commencé à inclure 
des histoires de 4 pages ("récits courts") avec la couverture, 
un critère qui a duré jusqu'en 1970 (environ).

4 pages (parfois 5 ou 6) + couverture, couleur et noir et blanc.


La liste des auteurs est longue: 

Macherot, Craenhals, Yves Duval, Attanasio, A. Weinberg,
 Eddy Paape, Graten De Moer, 
Reding,  L&F. Funcken, Coria, Hermann, Sydney, 
Denayer, Bouchard, Tibet, Jok, 
R. Follet, Graton, Jarry, Gérald Forton, Ph. Delaby ...

Sommaire:

36 Un grand serviteur Sully - Funcken (04-09-1957)

37 Le héros des 500 miles - Graton (11-09-1957)

38 Latour d'Auvergne - Funcken (18-09-1957)

39 Hippocrate - Attanasio (25-09-1957)

40 Eugène Delacroix - Cheneval (02-10-1957)

41 Kichimatsu Mikimoto - Aidans (09-10-1957)

42 Beethoven - Aidans (16-10-1957)

43 James Cook le découvreur - Funcken (23-10-1957)

44 La Vaillante Marathon - Graton (30-10-1957)







Recueil de récits courts dans Tintin (édition belge)


Nous remercions Louis Perez pour ce travail formidable 

Publié par Monsieur Augustin

samedi 13 mars 2021

Bessy n°59 - La canyon des écureuils. Willy Vandersteen et Karel Verschuere. Scan: Philas (inédit)

   Les aventures de Bessy 
(jusqu'au n°30, après seulement Bessy)

Auteurs:  Willy Vandersteen et Karel Verschuere sous le pseudonyme commun de Wirel
Scénario: Willy Vandersteen      Dessin: Karel Verschuere
Première publication: 24 décembre 1952
Nb. d’albums: 151 (novembre 1984)


59. Le canyon des écureuils
Une BD de Vandersteen, Willy  chez Erasme - 1960
   01/1960  30 pages  Format normal


À l'occation d'une de ses randonnées. Andy et sa fidèle Bessy campent dans 
une forêt de bouleaux. 
Bessy regard avec impatience son maître disposer une rangée des bâtonnets sur le sol...! 
- Fais bien attention, Bessy! Tu va casser ces bâtonnets un à un  - . Dit Andy
Bessy comprend très rapidement qu'Andy attend d'elle...







Nous remercions Philas pour cet excellent scan, qui nous permet de continuer
à compléter la collection.

Publié par Monsieur Augustin

vendredi 12 mars 2021

7 Bandes d'aventures (1957-1967) dans Le Journal de Mickey - Compilation de Voltaire57

   
 
C'était une curieuse époque en vérité. De télé il n'y avait pas, pas plus que de tablettes ou jeux vidéo. La radio n'existait pas et le cinéma était encore
à inventer. Les gamins des villes pouvaient jouer au square ou au parc apres la fin des classes et les campagnards avaient les champs et les bois.
Mais après l'heure de la soupe la seule alternative restait la lecture.

Ainsi est née la littérature pour la jeunesse dont les figures les plus
 emblématiques furent sans conteste au XIXème siècle la comtesse de Ségur, Jules Verne, Hector Malot et Erckmann-Chatrian. Mais ces arbres aussi beaux
soient-ils ne sauraient masquer la forêt des Paul d'lvoi, Gustave Aimard, Louis Boussenard, Alfred Assolant et autres Jean de La Hire.
Le genre perdure encore aujourd'hui mais malgré quelques grands succès internationaux comme 
Harry Potter et une kyrielle d'auteurs, il n'a plus la même vigueur si l'on en
croit les profs et les différents sondages; la faute à une multiplicité des loisirs. 
C'est en tout cas l'excuse la plus souvent fournie. 


Elle est certes juste mais incomplète. 
En fait le lecture est exigeante. Elle demande comprendre ce que l'on lit, d'imaginer le monde décrit,
 de s'appesantir sur les descriptions et d'en savourer (ou pas) les termes. 
Elle nécessite donc une réelle attention.

La bande dessinée, quelle qu'en soit la qualité, en demande moins pour la bonne et simple raison 
que personnages et décors sont devant les yeux et ne demandent donc pas d'efforts d'imagination.
 On peut tenir un raisonnement
connexe avec la radio. Là, ce sont les timbres de voix et les bruitages que l'on entend charge à l'auditeur de se représenter le reste.

Hergé racontait une jolie anecdote à ce sujet. Un de ses jeunes lecteurs se plaignaïit lui disant que le capitaine Haddock n'avait pas la même voix dans les disques que dans les livres ! Preuve qu'à la lecture l'imagination travaille.

Le cinéma ne demande rien de tout cela. Nous avons l’image, les dialogues, la musique. Le spectateur est passif, sa seule contrainte est de se rendre dans
une salle. Quant à la télé la seule obligation est de chercher la télécommande!...
(Continuez à l'intérieur de l'album)



Notre jeu des 7 familles

1. Helgvor du fleuve bleu d'après le roman
de J.H. Rosny aîné, dessins de Jacques Blondeau (#680-701-1965)

2. Gare aux flèches, Caius ! d'après le roman
de Frédéric Hoë, dessins de Martine Berthélémy (#395-418-1959/1960)

3. Viking, la mer est grande d'après le roman
de Christophe Paulin (alias de Jean Merrien), dessins de José Ramon Larraz
 (#419-435—1960)

4. Arcadius, le mystérieux, d'après le roman
de Charles Torède dessins de Jacques Blondeau (#739-758—1966)

5. Le corsaire des Caraïbes d'apres le roman
d'Edmond Romazières, dessins de José Ramon Larraz (#767-787—1967)

6. Luc la Baleine, d'après le roman de René
Guillot dessin de Jacques Blondeau (#340-363—1958)

7. Altanaï, d'après le roman de Paul Toutkovski, dessins de Jacques Blondeau
(#292-308—1957)










Merci à Voltaire 57 pour cet excellent album virtuel

🅱ibliotheca 🆅irtualis


Publié par Monsieur Augustin

jeudi 11 mars 2021

Les Mystères de l’Ouest (The Wild Wild West) - Gold Key (1966-1969), Pif-Gadget (1975-1976) et Télé junior (1978-1980) - Compilation de Pierre



Cette contribution réunit plusieurs adaptations en bande dessinée de la série télévisée américaine

 Les Mystères de l’Ouest (The Wild Wild West en version originale).

Cette série très célèbre, diffusée initialement aux États-Unis de 1965 à 1969 sur le réseau CBS et à partir d’avril 1967 en France sur la deuxième chaîne de l’ORTF, conte les aventures de deux agents très spéciaux de l’United States Secret Service dans les années 1870, James T. West et Artemus Gordon (interprétés respectivement par Robert Conrad et Ross Martin). Le premier est d’abord un homme d’action tandis que le second, expert dans l’art du déguisement et inventeur de gadgets de toutes sortes, est plus cérébral. Apparue au moment où le western vient d’amorcer son déclin alors que le thème de l’espionnage est en plein essor, contexte oblige, cette série combine les deux et a d’ailleurs été présentée à l’époque comme un « James Bond à cheval » avec ses bagarres, ses retournements de situation, le recours récurrent aux gadgets sans oublier évidemment des méchants très éloignés de ceux que l’on trouve dans les westerns traditionnels, tels que le fameux docteur Miguelito Loveless et son acolyte Voltaire. Les méchants dans cette série ne sont pas des brutes sans foi ni loi qui jouent du pistolet mais des névrosés et des psychopathes qui veulent utiliser la science pour asservir leur soif de domination sur le monde.





Cette série a d’abord été adaptée aux États-Unis de 1966 à 1969 par l’éditeur de comics Gold Key, spécialisé dans ce créneau. 7 tomes furent publiés, chacun contenant une histoire d’une trentaine de planches en couleurs :

1. Outlaw Empire (juin 1966, 32 planches)

2. The Phantom from the Past (novembre 1966, 32 planches)

3. The Stolen Empire (juin 1968, 26 planches)

4. Montezuma’s Gold (décembre 1968, 26 planches)

5. The Night of the Tongs (avril 1969, 26 planches)

6. Maximilian’s Treasure (juillet 1969, 26 planches)

7. The Night of the Buccaneer (octobre 1969, 26 planches)








Sa diffusion en France dans les années 1970 ayant rencontré un grand succès, le journal Pif-Gadget proposa de nouvelles histoires avec Jean Sanitas au scénario et Gérald Forton au dessin. 17 récits de 12 planches chacun furent ainsi publiés dans cet hebdomadaire entre avril 1975 et mai 1976 :

1. Quand l’enfer se déchaîne (Pif-Gadget n° 320, couleurs, avril 1975)

2. Les Légions de fer (Pif-Gadget n° 321, noir et blanc, avril 1975)

3. L’Homme qui ne respirait pas (Pif-Gadget n° 326, noir et blanc, mai 1975)

4. L’Impossible Voleur (Pif-Gadget n° 330, noir et blanc, juin 1975)

5. Les Hommes sans visage (Pif-Gadget n° 332, noir et blanc, juillet 1975)

6. La Lueur jaune (Pif-Gadget n° 335, noir et blanc, juillet 1975)

7. L’Étape de l’épouvante (Pif-Gadget n° 341, noir et blanc, septembre 1975)

8. Les Mystères de l’Ouest (Pif-Gadget n° 346, couleurs, octobre 1975)

9. Le Monstre venu du passé (Pif-Gadget n° 352, couleurs, novembre 1975)

10. Le Déluge (Pif-Gadget n° 355, couleurs, décembre 1975)

11. Les Hommes en conserve (Pif-Gadget n° 356, couleurs, décembre 1975)

12. Le Bruit silencieux (Pif-Gadget n° 360, couleurs, janvier 1976)

13. Combat avec l’invisible (Pif-Gadget n° 364, couleurs, février 1976)

14. Le Rocher attaque (Pif-Gadget n° 368, couleurs, mars 1976)

15. Les Monstres du docteur Burton (Pif-Gadget n° 373, couleurs, avril 1976)

16. Les Mystères de l’Ouest (Pif-Gadget n° 375, couleurs, mai 1976)

17. Les Armures fantômes (Pif-Gadget n° 376, couleurs, mai 1976)

Les titres des récits n° 8, 13, 14, 15, 16 et 17 sont ceux donnés dans l’ouvrage de Henri Filippini, Histoire du journal et des éditions Vaillant, paru chez Glénat (1978). Ces récits n’avaient pas de titre lors de leur parution initiale dans l’hebdomadaire.


Après son arrêt dans Pif-Gadget, Jean Sanitas et Gérald Forton ont poursuivi leur collaboration sur cette série pour la revue Télé junior de 1978 à 1980. Ce périodique, créé en 1977, proposait uniquement des adaptations des séries télévisées et des dessins animés de l’époque. 

On retrouva donc James T. West et Artemus Gordon pour de nouvelles aventures aux côtés de L’Homme qui valait 3 milliards, Super Jaimie, Scoubidou ou encore Goldorak. Les récits publiés dans Télé junior étaient plus courts et ne comptaient que 6 planches (à deux exceptions près).





Albums virtuels et texte proposés par Pierre.

Merci beaucoup pour cet excellent travail.


Publié par Monsieur Augustin

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