Le recueil reprend les albums Les Conquérants du Mexique et Guerrero,
la flèche et le feu respectivement parus en 1981 et 1991. En fait ces deux histoires avaient été préalablement publiées dans Tintin en 1971 et 1972,
la première sous le même titre, la seconde sous celui de Cortez à Mexico. Autant la première suivait la réalité historique tout en la simplifiant un peu, autant la deuxième s’en écartait en mettant en scène un personnage, Guerrero, qui n’est jamais intervenu dans la défense de l’empire aztèque mais maya, voir à ce titre l’album qui lui est consacré dans Bibliotheca Virtualis.
Ce n’est d’ailleurs pas la seule différence entre les deux versions.
Celle du journal mentionnait Laymilie comme scénariste,
l’album Vernal. En fait il s’agit bien de la même personne,
le premier nom étant un pseudo.
De même la publication dans Tintin débutait par la tempête
qui rejetait Guerrero, le vrai, sur les côtes du Yucatán, l’album
lui s’ouvre avec 5 planches sur Christophe Colomb.
Il s’agissait originellement d’un récit complet paru d’ailleurs
tardivement en 1981 dans Tintin.
En effet suivant en cela la mode lancée par Spirou avec
ses histoires de l’Oncle Paul, Tintin proposait de courts
récits historiques, le plus souvent de 4 planches.
Nous avons joint en bonus la plupart de ses courtes histoires traitant
soit de la civilisation aztèque soit celle des Incas. Ces récits sont
présentés par ordre à peu près chronologique historique en
commençant par celles de Torton puis celles d’autres dessinateurs,
en l’occurrence les Funcken et Ferry. Ceux concernant
Vasco Núñez de Balboa et Pedro de Valdivia ont été inclus
dans le chapitre inca bien qu’ils n’en fassent pas directement
partie. Toutefois comme c’est bien de la zone de Panama que
Pizarre est parti pour conquérir l’empire inca il semblait
logique de l’incorporer dans la sphère péruvienne.
De même Valdivia bien que l’action se passe au Chili fut
l’un des lieutenants de Pizarre et son combat contre
les Araucans ne fut que la continuation de la conquête du Pérou.
Il est d’ailleurs intéressant de comparer l’approche d’un Torton par rapport au couple Funcken. S’il est patent dans ces œuvres ultérieures qu’il se sent plus proche des précolombiens que des Espagnols on remarque une relative neutralité dans les récits qu’il livre au début
des années 60, c’est à peu près la même chose bien plus tard
toutefois chez Ferry. En revanche, la chose est assez nette chez
les Funcken on reste sur un schéma qu’on qualifiera
de romantique. Cortez est un conquérant, point final.
Et avec leur deuxième extraits finalement Aztèques
et Espagnols s’entendaient bien.
Or on le sait la réalité était plus complexe que cela.
Comme souvent, pour ne pas dire toujours, la balance est
reparti de l’autre côté et l’on n’hésite guère désormais
à définir les conquistadores comme des bouchers,
ce qu’ils étaient aussi (le aussi est important)
et les sociétés précolombiennes
comme édéniques, ce qu’elles n’étaient pas.
Finalement la grande leçon que nous apprend l’histoire est
qu’on l’explique avec des yeux contemporains, une erreur qu’on
appelle l’anachronisme, en voulant défendre des idées ou
une opinion que les protagonistes étaient loin d’avoir en
tête se contentant le plus souvent
d’un avantage à l’instant du moment.
Série La conquête espagnole des Amériques
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.
Album nº676 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin












Génial, merci pour cette compilation et pour les bonus !
RépondreSupprimerTrès beau dossier. Merci pour cette compilation qui nous permet de nous plonger dans la culture précolombienne...
RépondreSupprimermerci !
RépondreSupprimerMuchisimas gracias!
RépondreSupprimerMerci Voltaire57 (JoeBloggs)
RépondreSupprimermerci V57 et M. A.
RépondreSupprimermerci Voltaire57 et M. Augustin.
RépondreSupprimerMerci.
RépondreSupprimer