Joe Fast est une série de récits complets parus à l’origine
dans Lucky Luke. À la fermeture du journal la 9e et dernière
histoire fut publiée dans Pilote qui appartenait également
à Dargaud. Deux albums furent édités en 1975 et jamais
ressortis depuis. Ces histoires policières mettent en
scène un agent du FBI, Joe Fast, qui dans des enquêtes souvent
musclées décrivent en fait les Etats-Unis à leur pinacle.
De la fin de la guerre de Corée (1953) à la fin de la
convertibilité de fait du dollar en or (1971)
les Etats-Unis règnent réellement
sur le monde. Leur PIB représente grosso modo 40% du
PIB mondial, leur soft power culturel s’exporte dans
le monde entier au cinéma, en BD, en musique.
L’american way of life devient la norme.
Les entreprises mondiales découvrent le marketing et
leurs clients les centres commerciaux, les hypermarchés, etc.
Sa jeunesse est souriante et bien éduquée, elle moissonne les
médailles à chaque jeux olympiques. Leurs universités,
de fait celles de l’Ivy League et de Californie, font et
défont les réputations.
Le pays semble en avance sur tous les autres. Il est l’un
des premier à autoriser la pilule (autorisation
sous condition dès 1960), à dépénaliser l’avortement
(de jure en 1973), à officialiser un moratoire
sur la peine de mort (1963), etc.
Quand on y regarde de plus près c’est tout cela qui
transparaît dans maints détails des dessins de José Bielsa.
C’est un vieux routier du groupe Dargaud.
Il est déjà là en 1964 avec son
On le retrouve en 1965
avec Yves Malart puis ensuite toujours en récits complets
sur des histoires des mythologies antiques et médiévales.
François Truchaud est le scénariste de cette série.
Chaque épisode va à l’essentiel sans trop de fioritures.
Il faut dire qu’avec une dizaine/douzaine de pages il
est difficile de s’étendre et de fouiller véritablement la
psychologie des personnages. Il ne faut pas lui en demander
plus que ce qu’elle peut offrir. Il s’agit d’une
série de complément comme pour un film de série B
dont on sait qu’il ne raflera pas les Oscars mais
qu’on prend quand même plaisir à voir.
Sont donc réunies ici l’intégralité des aventures.
Vous trouverez en bonus 4 histoires scénarisées par Truchaud.

Celui-ci était un traducteur spécialisé dans le fantastique,

Celui-ci était un traducteur spécialisé dans le fantastique,
l’heroic fantasy, la SF et le policier.
Vous ne serez donc pas étonné d’y retrouver des histoires
à la tonalité fantastique et onirique
mais où pointe souvent une critique du comportement
usuel de l’être humain.
La chose est particulièrement sensible dans le
dernier récit.
Je vous laisse aux cases en cinémascope de Bielsa !
Série Les Cases perdues
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.
Album nº694 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin











MERCI !
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