Catalan comme Julio Ribera, c’est d’ailleurs sur ses conseils
qu’Antonio Parras (1929-2010)
émigrera en France. Il y a dans ces exilés Espagnols qui
fuyaient la misère autant que la dictature
une destinée similaire. Dans un pays qui ne le attendait pas,
un monde de la BD qui
n’avait pas encore obtenu ses lettres de noblesse il leur
a fallu jouer des coudes et se battre au quotidien.
Quand on lit leurs interviews on est pris entre le sentiment
que les choses étaient à la fois plus dures et
plus faciles à l’époque. Plus facile car le plein emploi
existait et l’on pouvait toujours trouver un éditeur
qui finirait par être intéressé, pour pas cher évidemment,
plus dur car la précarité était le marque de
cette industrie de la BD. Le travail se faisait sans filet
ni certitude du lendemain.
Parras a eu cette chance de pouvoir en vivre et en être
un des piliers sans jamais avoir été reconnu
comme une vedette. Il est comme ses acteurs de second
plan qu’on reconnait de film en film, dont on ne
connait pas toujours le nom mais qui nous épatent par
leur qualité de jeu. Parras était de cette race-là dans la BD.
On retrouve son nom dans de multiples séries plus ou
moins longues mais aucune qui ait pu lui faire accéder
à la pleine lumière. Le Méridien des Brumes est
une mini-série de deux albums dont la parution
s’est échelonnée de 2003 à 2007. Pour l’occasion c’est
Erik Juszezak qui assure le scénario. Lui on le connait
surtout comme dessinateur. Il a officié sur Oki (1998-2003)
avec Christian Godard, quelques albums
d’Empire USA ou de Pandora Box
ou encore Narvalo pour Yann.
Ce méridien là est plutôt une bonne surprise
grâce au choix du steampunk.
Parras sort du gauffrage traditionnel
pour offrir des planches éclatées mais toutefois
toujours dans un certain classicisme.
Son Londres sreampunk est une merveille d’inventivité
et de beauté, même dans ses laideurs.
Ses paysages africains sont superbes et cette histoire
d’Equarisseur, clone de
Jack l’Eventreur part plutôt pas mal.
Le deuxième volume avec ses ramifications complotistes
s’enlise un peu. Il faut dire que les relations
entre les deux auteurs qui au départ s’entendaient plutôt bien,
se sont nettement refroidies.
Comme il fallait bien faire une fin ils ont fini
par se retrouver mais le mojo n’y était plus.
Bon, il n’y a plus de mojo mais cela reste jojo !
Dans la mesure où Antonio Parras fait partie
des grands oubliés, son interview dans Hop ! en 2007
nous a semblé utile de figurer dans cet album.
Le dirigeable vous attend dans les pages suivantes !
Album nº493 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin
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Grand merci V57 et M. Augustin
RépondreSupprimerIdem que notre ami ci-dessus "Grand merci V57 et M. Augustin".
RépondreSupprimerSuper MERCI Voltaire 57 !
RépondreSupprimerJe viens d'intégrer ton intégrale dans mon répertoire, V57, et je possède les 2 numéros à l'unité en meilleure résolution, donc voici pour ceux qui veulent ! Gros Zotche du Carnaval de Dunkerque , mon ami....
RépondreSupprimerhttps://fromsmash.com/xd0YB-T0MA-ct
Merci je prends (V57)
SupprimerMerci beaucoup !
RépondreSupprimerSuperbe !
RépondreSupprimerMerci à Voltaire57 et M Augustin
Merci V57 et M. Augustin
RépondreSupprimerMerci pour le partage
RépondreSupprimerMerci beaucoup V 57 et M A
RépondreSupprimerUn grand merci à V57 pour cette superbe compilation
RépondreSupprimerGrand merci !! Robert
RépondreSupprimerMerci beaucoup à tous les intervenants.
RépondreSupprimerMerci beaucoup Voltaire57 !
RépondreSupprimerMerci Voltaire57 ... et M Augustin..!.
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