En cette fin du XIXe siècle nous sommes au crépuscule du western.
Le progrès, l’industrialisation et l’automobile
sont en train de faire entrer l’Ouest dans la légende.
Il ne restera bientôt plus que des figures que le temps a mythifié.
Charles Longbaugh dit Sundance, celui de Butch Cassidy
et le Kid, en fait partie. Ce 19 septembre 1899 il
doit être pendu mais par un subterfuge mitonné par
le regretté François Cortegianni (1953-2022) le voici
dans le bureau d’un des chefs de l’agence Pinkerton
avec un marché à la clé : Tuer ses anciens complices
et il sera amnistié. S’il était tué dans cette mission
le gouvernement américain
prendrait soin de sa fille Emma, une gamine de 10 ans autiste.
La mort dans l’âme il accepte.
Pour éviter qu’il ne joue la fille de l’air l’agence lui colle
un ange gardien en la présence de James Siringo,
un as de Pinkerton.
Dans leur pérégrination ils vont croiser la route d’un d
es plus fameux bourreaux du Far West, Charles Maledon,
qui n’aura de
cesse de les traquer pour mieux les prendre.
Vous apprendrez pourquoi dans les pages qui suivent.
Tous ces personnages ont bel et bien existé
mais pour se donner un peu plus de liberté en écrivant
cette histoire fictive Cortegianni
a changé les prénoms . Longbough se prénommait Harry
et non Charles; de plus son véritable nom était Longabough
et non Longbough. Quant à Siringo il s’appelait Charlie
pas James et Maledon George non Charles.
Le scénario de Cortegianni respecte les canons
du western, canon dans tous les sens du terme.
Il musarde parfois en route
mais l’ensemble est réellement plaisant.
On ne saura jamais si le Kid de cette saga a été amnistié
car le cinquième tome annoncé,
100 $ pour mourir, n’est jamais sorti et n’a sans doute
jamais été écrit. Pour autant ce n’est guère gênant car si cette
saga a un fil rouge, la vengeance, chaque épisode peut se lire indépendamment.
Le dessinateur, Michel Suro (1968), était alors un quasi débutant.
Son style, très influencé par celui de Gir, est encore un peu
maladroit même s’il est plaisant. De plus il colle à la réalité.
Son Maledon ressemble au vrai et il n’oublie pas de lui donner
deux colts comme l’authentique; il donne aussi les traits
Lee van Cleef à l’un de ses personnages.
Vous en donner le nom serait
faire une divulgâcherie. Sur plusieurs planches nous
sommes donc chez Blueberry, au moins pour les décors
car les visages
sont parfois moins réussis. Mais rassurez-vous
la chrysalide est devenu papillon car l’artiste a
atteint aujourd’hui sa pleine maturité.
Pour la visite des plaines de l’ouest et les glaces canadiennes
en passant par les bayous de Floride il ne vous reste plus qu’à
enfourcher l’un des broncos qui vous attend à la page suivante.
Album nº643 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin
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Merci !
RépondreSupprimerGrand merci pour cette découverte
RépondreSupprimerMerci !!!
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