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dimanche 27 septembre 2026

The Spanish Main - Vol.14 José Gual at Warren's / The Spanish Main - Vol.15 José Ortiz at Warren's - Compilation de Voltaire57 (V.O.)

 


Catalan comme pas mal de ses confrères travaillant pour
 S.I. Arts, José Gual (parfois orthographié Gaul
chez Warren !) est entré tard dans le monde la BD. 
Nous sommes en effet en 1960 quand il commence a
dessiné pour Espionaje, Brigada Secreta et
d’autres revues du groupe Toray.


Pas plus idiot que les autres artistes il réalise vite 
que les planches sont bien mieux payées par l’étranger.
Pour cela il faut passer par une
agence, José en aura plusieurs !



Torá, Bardon Art, Selecciones Ilustradas lui ouvrent ces portes.
C’est ainsi qu’il animera un strip quotidien
pour le Sun, George & Lynne
(1976-2010) quasiment une carrière ! 
Ceci explique aussi pourquoi on le retrouve somme toute 
assez peu dans les publications Warren. Multiples agences,
 multiples demandes, multiples travaux.

L’une des particularités de Gaul est de changer de style 
en fonction des histoires
qu’il illustre. On comprend bien qu’un récit comique 
peut verser plus ou moins
dans la caricature mais il n’adopte pas les mêmes 
techniques dans ses histoires
du quotidien, d’aventures ou d’horreur.

Cette plasticité et son papillonnage
lui ont permis de travailler pour des éditeurs du
monde entier (même australien!); ce qui aboutit parfois à
des situations originale comme lorsqu’il travaille pour cet
éditeur allemand sur des personnages Disney dans
des aventures qu’on finira par voir en France !


Dernier point avant de vous abandonner, j’ai souvent 
évoqué dans cette collection The Spanish Main sur
 le fait que les artistes espagnols ne parlaient 
pas nécessairement l’anglais.
On trouve ainsi des fautes d’orthographe sur plusieurs titres. 
Mais dans le cas présent la hasard, toujours
malicieux, a changé le sens du titre. Like the Sky Red
 (Comme le ciel rouge) est devenu Lick the Sky Red. 
C’est-à-dire « Lèche le ciel rouge » !





Fils d’un aquarelliste, José Ortiz (1932-2013) commence sa
 carrière à 16 ans suite à un concours organisé par
l’éditeur Maga chez qui il est pris comme apprenti.
 En 1951 il file à Valence où il partage un atelier avec son
frère Leopoldo (1930-2012) -qui à la fin des années 60 
préférera obliquer vers la publicité, et Luis Bermejo.
Néanmoins il travaillera toute cette décennie pour Maga. 
On le voit dans Capitán Don Nadie (1952), El Príncipe Pablo (1953), etc.



En 1958 il quitte Maga pour Toray où il crée Sigur el Vikingo
sur des scénario de Mariano Bañolas (1925-1991). 
Il est à noter que c’est ce même
Bañolas qui scénarisera le petit format Sigur (1967-1968) 
chez Aredit mais avec des dessins de Ramón Ortega cette fois.
Comme d’autres il prend contact avec l’agence Brandon Art, 
ce qui lui ouvre les portes de l’étranger, particulièrement 
le marché britannique bien plus rémunérateur. 
Outre les petits formats guerriers de D.C.
Thomson ou de Fleetway il dessine pour Eagle, entre autres,
 UFO Agent et Phantom Viking pour Lion. 
Enfin pour le Daily Express il donne vie
pendant deux ans à Caroline Baker (1962-1965).


Si il affiche quasiment dès ses débuts une maîtrise
 des ombrages on constate une maturité
 grandissante entre le strip du Daily Express
 et la série d’Eagle.

C’est toutefois son arrivée chez Warren via Toussaint 
qui va lui assurer une notoriété internationale. 
Son style est alors à son zénith, un style très personnel
 reconnaissable entre mille et pourtant se coulant 
fort bien dans la pâte Toutain.

De tous les dessinateurs de Warren c’est lui
 qui fournir le plus d’histoires et pas simplement des 
récits complets puisqu’il travaillera 
(les intégrales de ces 3 séries sont disponibles
dans Bibliotheca Virtualis) mais aussi sur Pantha. 



En 8 ans (1974-1982) il a produit pour le groupe
 américain environ 120 planches chaque année, sans
que la qualité soit remise en cause !. 
À cela il faut rajouter ses travaux européens
qui n’ont pas repris aux Etats-Unis tels ses Tarzan 
ou alors très partiellement
comme Apocalypse (version espagnole en 1977).


Avec son frère Leopoldo, son cousin Leopoldo Sánchez 
(voir l’album qui lui est consacré chez BV) et 
quelques autres pointures comme Jordi Bernet,
Mariano Hispano et Manfred Sommer
 il fonde les éditions Metropol.
Même si le mouvement avait été enclenché avant 
la disparition de Franco le retour à la démocratie a 
apporté une bouffée d’air frais au pays et la BD pour
adultes a le vent en poupe. 


Totem (1977-1994), El Jueves (1977) toujours en activité, 
El Víbora (1979-2005), Cairo (1981-1991), 
Cimoc (1979-1980/1981-1995) 
sont à la fois des succès critiques et financiers. 
L’heure parait donc propice pour Metropol d’autant, 
encore une fois, que ses collaborateurs font partie des grands. 
Toutefois les cadavres de Blue Jeans (1977-1979) et 
Bumerang (1978-1979) auraient dû alerter notre bande
plus artistes que banquiers. Bref, ce sera un bouillon.
Il n’en reste pas moins vrai que ces années 80 sont 
celles d’Hombre, Morgan avec Segura, Burton et Cyb, etc. 
Ortiz se tourne alors vers la France qui va reprendre
un bon nombre des ses productions puis va dessiner
 pour le groupe Bonelli en Italie. 
C’est ainsi qu’on le verra sur Tex Willer, 
Ken Parker, Vent Magique,...
C’est donc à un monument que vous êtes convié 
au fil des presque 500 planches qui suivent.


  

Nous remercions Voltaire 57 pour ces magnifiques albums en V.O., 
parfaitement édités.

  Albums nº677-nº678 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin





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