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dimanche 11 octobre 2026

The Spanish Main Vol.17 The Rest of the Crew - Compilation de Voltaire57 (V.O.) [Fin de série]



Quand il créé Creepy en 1964 James Warren (1930) ne fait 
que reprendre une recette qu’EC Comics avait
porté au pinacle au début des années 50, à savoir de 
courtes histoires d’horreur qui se terminent avec un
effet de surprise. Ces retournements de situation étaient 
souvent marqué par un côté cynique souligné
d’un humour très noir. EC avait combiné l’esprit fantastique
 des nouvelles d’Edgar Poe (1809-1849) avec
l’humour d’O. Henry (1862-1910). 
On connait mal en France cet auteur qui en son temps 
fut comparé à Maupassant. Nouvelliste comme le Français 
il terminait ses contes avec une ironie mordante 
qui retournait la situation comme un gant.

Le moins qu’on puisse dire est qu’il a vécu une vie un peu
particulière. Pharmacien de formation, il est condamné à la
prison car il avait tendance à confondre sa poche avec le
coffre de la banque pour laquelle il travaillait. En prison il
continue d’écrire en prenant le pseudo qui fera sa renommée.
Libéré pour bonne conduite, il garde définitivement
son nom de plume et s’installe à New York où ses contes
acides font mouche en décrivant la société de l’époque. Si
Maupassant meurt de la syphilis, Greg Potter puisque tel est
son patronyme décède d’une cirrhose du foie, comme si
chaque pays possédait son vice national.

Toujours est-il que la fin en twist devient une marque de fabrique
dans ce qu’on appelle la littérature bis. Depuis 1956
beaucoup de nouvelles policières de l’Alfred Hitchcock's
Mystery Magazine reposent sur ce principe final.

Il y a chez Maupassant la même recette mais elle repose plus
souvent sur l’amertume que l’humour même 
si le cynisme ou le désespoir selon le cas ne sont jamais bien loin.

Bien évidemment une nouvelle fantastique peut-être excellente
 même sans un retournement de situation; néanmoins
celui-ci est tel une épice dans un plat : elle accentue les saveurs. 
En fait il y a beaucoup de points communs
entre une blague et une nouvelle fantastique ou d’horreur
 (on parle bien de nouvelles et non de romans). L’effet
réside dans la chute. Lors des séances de la commission 
d’enquête sénatoriale sur les comics Bill Gaines, le patron
d’EC Comics, revendiquera d’ailleurs cette filiation avec O. Henry.

JAMES WARREN

Warren retient la leçon mais d’autres aussi. EC n’était pas certes 
le seul à avoir un hôte qui présentait les histoires
mais les siens furent ceux qui laissèrent le plus de traces 
justement par leur humour final : La Gardienne de la
Crypte, la Vieille Sorcière, le Gardien du Coffre qui 
devenaient les ambassadeurs des journaux du groupe puisqu’on
les voyait sur les couvertures. Warren préférera soigner 
les siennes avec de véritables affichistes mais fit
des vedettes d’Oncle Creepy puis un peu plus tard du 
Cousin Eerie et enfin de Vampirella. Comme chez EC ces
personnages concluaient systématiquement ou presque 
l’histoire avec une pointe d’ironie souvent cynique.
Toutefois avec le temps et les difficultés financières
 Warren laissera tomber la figure de l’hôte dans les histoires.
Cela l’obligeait en effet à mettre chaque personnage 
dans la revue qui portait son nom, ne plus en avoir permettait
de placer les histoires indifféremment...

(Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album)


LES ARTISTES
 Aldomá
 Azpiri
 Joaquín Blázquez
 Adolfo Buylla
 Miguel Fernández
 Alfonso Font
 Jorge Gálvez
 Luis García Mozos
 José García Pizarro
 Carlos Gimenez
 Víctor de La Fuente
 Juan López
 Mascaró
 José Mirallès
 Carlos Prunes
 Miguel Quesada
 Enric Romero
 José Rubio
 Suso
 Zesar





LA SÉRIE SPANISH MAIN, CHACUN CONSACRÉ À UN DESSINATEUR 
ET TOUS EN ANGLAIS, PREND FIN


   
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 

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