On sait que peu de BD de pirates seront capables de rivaliser
avec Barbe-Rouge ne serait-ce que sur la
durée. Mais certaines peuvent s’en approcher.
Ce Pirates est de celles-là.
Philippe Bonifay (1959) fait sien des traditionnels impératifs
du genre mais dépoussière la narration. Le premier album (2001)
enchâssait ainsi trois récits alternés et parallèles du
destin des trois principaux personnages de l’histoire :
le roturier anglais officier de marine John Woodlof,
Juan López Miguel y Vega dit El Giallo un noble espagnol
épris d’aventures et Augustin Ambroise d’Ambert
un médecin du roi de France tombé en disgrâce.
Il nous offre un bouquet de péripéties enlevées,
avec son lot de jolies femmes lascives et accueillantes,
et l’inexorable soit de vengeance de la
Royal Navy qui tient plus que tout à mettre au bout d’une
corde le gredin mutin avec ses complices interlopes.
Nous allons donc vivre la vie de cette joyeuse petite bande,
car de nombreux personnages secondaires donnent chair à la saga.
Tous les canons du genre sont présent, abordages, îles de rêve,
tempêtes, chasse au trésor, etc.
À cela Bonifay multiplie les clins d’oeil à l’Île au Trésor : la chanson
des pirates bien sûr ou encore l’Auberge de l’Amiral Benbow même
si celle-ci n’est pas celle du livre de Stevenson. Une boutique est
également marquée du nom de son propriétaire : Cornillon.
Co-fondateur de Métal Hurlant, Luc Cornillon (1957), lui-même
scénariste de BD, est l’un de ses bons copains.
Outre cette histoire, le jeu consiste aussi à trouver les références
que Bonifay a glissé avec son complice Jacques Terpant (1957).
Les deux compères avaient lancé ensemble Le Passage de
la Saison Morte (1989-1991) fort intrigant qui à la manière de
Narnia permet de passer d’un monde à l’autre, en l’occurrence
des années 20 à la préhistoire. L’ensemble n’était pas
indigne mais les ventes devaient l’être puisque Glénat
arrêta là les frais après deux albums.
Messara (1994-1996), autre de leur collaboration commune,
est sansaucun doute la meilleure série sur la Crète minoenne.
Non seulement la fiction est de qualité mais ses
soubassements historiques approchaient au plus près
nos connaissances archéologiques d’alors.
Pirates sera jusqu’à ce jour leur dernière collaboration.
Terpant a suivi son chemin, brillant, adaptant ou travaillant
sur des adaptations de Jean Raspail, Jean de la Varenne,
Jean Giono (que de Jean !) toujours avec brio.
Son dessin le range dans la catégorie des académiques
mais il sait,
on ne sait comment, lui donner un sourire mutin.
Coloriste de talent, sa palette de nuances fait de
chaque case une nouvelle aquarelle.
Embarquez matelots, vous ne le regretterez pas.
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.
Album nº644 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin
.2001-2007.jpg)









Magnifique ! merci voltaire57 et M. Augustin
RépondreSupprimerMerci et tous a l'ABORDAGE !!!
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et Monsieur Augustni
RépondreSupprimerMerci !
RépondreSupprimerMuchisimas gracias!
RépondreSupprimerMERCI Voltaire 57 !
RépondreSupprimermerci voltaire57 et M. Augustin
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et M Augustin
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et M Augustin.
RépondreSupprimerGrand merci Voltaire57 et M. Augustin.
RépondreSupprimer