une place choix dans ce journal, pas la meilleure mais
une place importante tout de même. Des séries comme
Rêve de requin, Maitre Berger, Sam Pezzo ou
Serge Morand firent les beaux jours de la revue
sans compter d’autres moins connues mais non
sans intérêt comme La bande à Bonnot, Chroniques
provinciales ou Julien Tartafouille.
D’ailleurs u ne trentaine d’albums sortiront dans
la seule collection BD Noire.
Les histoires que nous présentons dans cet album sont intéressantes à plusieurs titres tout d’abord parce qu’il s’agit avant tout de bonnes histoires et plusieurs excellentes. Ensuite parce que tous les dessinateurs ont un style et du talent. Pourquoi aucun d’entre eux, hormis Bernet et Berthet et dans une moindre mesure Makyo et Cossu, ne sont devenus des vedettes que l’indus-trie s’arracherait à prix d’or ?
Pourquoi Jean-François Biard, dont le style fait penser à celui d’Yves Chaland dont il était d’ailleurs l’ami, n’a-t-il pas percé ? La publicité a certes gagné ce que la BD a perdu mais il n’est pas sûr que la pub ait davantage gagné que ce la BD a perdu. Pour-quoi n’a-t-on as fait davantage appel à Marianne Duvivier ? Pourquoi Benn, pourtant auteur complet, a-t-il finalement si peu écrit et l’on pourrait ainsi multiplier les exemples.
On objectera que n’est pas Juillard ou Gir qui veut, certes mais sans aller à ses extrémités on pourrait citer un tas de dessina-teurs qui n’ont pas davantage de talents que tous ceux qui figurent dans cet album et qui sont pourtant choyés, honorés, louangés. On peut trouver les dessins de certains encore un peu maladroits, mais leur a-t-on donner une chance ? Il n’est pour s’en convaincre des premiers dessins de Floc’h dans Le rendez-vous de Sevenaoaks et de ce qu’il est vite devenu ensuite.
Chaque réussite et chaque échec est toujours un cas particulier mais dans les deux cas il est un élément qui s’il n’est pas pré-pondérant reste malgré tout déterminant : la chance et son envers, la malchance. Ceux qui réussissent ont tendance à oublier ce facteur et ceux qui échouent mettent toujours en avant, non leurs erreurs éventuelles, mais le manque de chance. C’est hu-main mais biaisé. On le sait le fautif c’est souvent l’arbitre !
On a l’habitue de dire d’une victime qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment mais l’inverse est vrai. Être au bon endroit au bon moment facilite grandement les choses. Il faut du talent certes, du travail, beaucoup, mais aussi de la chance. D’ailleurs Napoléon ne demandait-il pas avant de nommer un général : « A-t-il de la chance ? »
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.












MERCI !
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et monsieur Augustin
RépondreSupprimerTrès bien, merci beaucoup.
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