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lundi 28 septembre 2026

Les Cases perdues vol. 2 Policier - Fantastique. Compilation de Voltaire57


Le genre policier ou plus exactement la série noire occupe 
une place choix dans ce journal, pas la meilleure mais 
une place importante tout de même. Des séries comme
 Rêve de requin, Maitre Berger, Sam Pezzo ou 
Serge Morand firent les beaux jours de la revue 
sans compter d’autres moins connues mais non
 sans intérêt comme La bande à Bonnot, Chroniques 
provinciales ou Julien Tartafouille. 
D’ailleurs u ne trentaine d’albums sortiront dans
 la seule collection BD Noire.

Les histoires que nous présentons dans cet album sont intéressantes à plusieurs titres tout d’abord parce qu’il s’agit avant tout de bonnes histoires et plusieurs excellentes. Ensuite parce que tous les dessinateurs ont un style et du talent. Pourquoi aucun d’entre eux, hormis Bernet et Berthet et dans une moindre mesure Makyo et Cossu, ne sont devenus des vedettes que l’indus-trie s’arracherait à prix d’or ?

Pourquoi Jean-François Biard, dont le style fait penser à celui d’Yves Chaland dont il était d’ailleurs l’ami, n’a-t-il pas percé ? La publicité a certes gagné ce que la BD a perdu mais il n’est pas sûr que la pub ait davantage gagné que ce la BD a perdu. Pour-quoi n’a-t-on as fait davantage appel à Marianne Duvivier ? Pourquoi Benn, pourtant auteur complet, a-t-il finalement si peu écrit et l’on pourrait ainsi multiplier les exemples.

On objectera que n’est pas Juillard ou Gir qui veut, certes mais sans aller à ses extrémités on pourrait citer un tas de dessina-teurs qui n’ont pas davantage de talents que tous ceux qui figurent dans cet album et qui sont pourtant choyés, honorés, louangés. On peut trouver les dessins de certains encore un peu maladroits, mais leur a-t-on donner une chance ? Il n’est pour s’en convaincre des premiers dessins de Floc’h dans Le rendez-vous de Sevenaoaks et de ce qu’il est vite devenu ensuite.

Chaque réussite et chaque échec est toujours un cas particulier mais dans les deux cas il est un élément qui s’il n’est pas pré-pondérant reste malgré tout déterminant : la chance et son envers, la malchance. Ceux qui réussissent ont tendance à oublier ce facteur et ceux qui échouent mettent toujours en avant, non leurs erreurs éventuelles, mais le manque de chance. C’est hu-main mais biaisé. On le sait le fautif c’est souvent l’arbitre !

On a l’habitue de dire d’une victime qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment mais l’inverse est vrai. Être au bon endroit au bon moment facilite grandement les choses. Il faut du talent certes, du travail, beaucoup, mais aussi de la chance. D’ailleurs Napoléon ne demandait-il pas avant de nommer un général : « A-t-il de la chance ? »

Force est de constater que la plupart des artistes présents 
dans cet album n’ont pas tiré le gros lot.

On ouvre les hostilités avec une aventure policière de Benn
 adaptée d’un roman de Pierre Siniac publié en 1960. 
On connait surtout Benn pour sa série comico-policière 
Mic Mac Adam mais il vaut mieux que cela. 

Son Elmer et moi, paru dans Circus en 1987 puis en albums en
 1988 et 1990 est fort original. Son Woogee sorti chez 
Dargaud à parti de 1992 l’est tout autant.

Viennent ensuite deux douzaines de petites histoires avec
 des fins parfois immorales mais souvent drolatiques, l
’humour étant bien évidemment de couleur noire !.




 

  

Série Les Cases perdues 

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº679 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin




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