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samedi 31 octobre 2026

Halloween - doux cauchemars !! Lovecraft. Breccia & N. Buscaglia / Lovecraft. H. Lalia / Cauchemars croises (Lovecraft) Breccia & Lalia / The Twilight Man (V.O.) / The Pale Knight (V.O.) / Moonshine (V.O.) - Compilations de Voltaire57



C’est maintenant devenu une tradition depuis plusieurs années Seulement BD célèbre Halloween. 2026 n’échappera donc pas à la règle. Qui dit Halloween dit fantastique et/ou horreur. Si l’on devait demander à brûle-pourpoint quels sont les 3 grands écrivains du genre il y a de fortes chances qu’une majorité se dégage sur Edgar Allan Poe, H(oward) P(hilips) Lovecraft et Stephen King.

C’est évidemment très injuste envers tous les autres prosateurs, certains

au moins aussi talentueux, mais c’est ainsi.


Vous avez pu constater dernièrement avec Warren Goes Classic combien des auteurs comme Ambrose Bierce ou Nathaniel Hawthorne étaient en mesure de rivaliser avec l’écrivain de Baltimore. Vous allez maintenant mesurer et en français cette fois, combien Lovecraft est en mesure d’inspirer adaptateur et artistes.

Les familiers du site savent que SBD s’est fait en quelque sorte

le porte-parole de la BD argentine aussi avons-nous recruté pour l’occasion Alberto Breccia (1919-1993) et Horacio Lalia (1941).

C’est entendu, on ne se mouche pas du coude !



Le premier est le génial co-créateur de Mort Cinder dont le premier album, Les Yeux de Plomb, est simplement un des sommets de la BD fantastique mondiale. On parle ici de fantastique et pas d’horreur.

Certes il n’est pas facile de faire un distinguo entre les deux mais on dira que le fantastique suggère davantage qu’il ne montre. Dans une interview qu’il avait donnée à la fin des années 60 Christopher Lee disait que le cinéma fantastique américain de l’époque se trompait en mettant des monstres véritablement horrifiques. Dans le même temps le cinéma britannique aux budgets plus serrés jouait davantage sur le ressenti.


Résultat des courses lorsque le maquillage ou les effets spéciaux n’étaient pas parfaits les films américains n’offraient aucun intérêt alors que leurs cousins britanniques instillaient la peur. D’ailleurs il serait plus juste de parler de terreur. Dans les deux cas le lecteur, le spectateur ou la victime potentielle est en danger mais dans le premier c’est un danger qu’elle connait dans le second c’est l’inconnu. Prenons un exemple.

Vous êtes dans la rue vous entendez des coups de feu, c’est un attentat. Vous avez logiquement peur mais vous pensez, à tort

ou à raison, savoir éviter cette menace.

Vous vous endormez tranquillement dans la chambre d’un vieil

hôtel du Berry quand une main glacée vous réveille.

C’est le spectre du coin qui vient vous dire bonjour.

Gentil ou pas vous êtes terrorisé

comme un lapin pris dans les phares d’une voiture.



Revenons aux 9 nouvelles adaptées par Norberto Buscaglia et illustrées par Breccia. Celles-ci se sont échelonnées entre 1972 et 1979. Ce n’était donc pas à proprement parler la commande pour un album mais davantage une sorte de bonbon ou une respiration entre deux séries. Ce délai entre la première et dernière nouvelle permet de mesurer l’évolution du style de celui qui fut un incontestable grand maître.


C’est son élève Horacio Lalia qui nous propose comme adaptateur et dessinateur sa vision des textes du romancier de Providence. Nous en avons 18 sur un style flamboyant même si plus classique. Il était donc tentant de comparer les productions entre le mentor et son disciple sur les mêmes histoires ce que nous avons fait avec l’album Cauchemars Croisés.





Il eût été désagréable pour les anglophones du blog de se voir privés

de pareils effrois. Nous avons donc pensé à eux.



La Rochefoucauld disait que « Le soleil, ni la mort ne peuvent se regarder fixement. ». La mort sir Hugh de Grey l’a vue à l’œuvre pendant les 10 ans de guerre qu’il a menée contre le roi de France. Le voici de retour en Angleterre où la peste ravage le pays. Le chevalier est donc tenté de passer un accord avec la Mort. Peut on gagner avec la mort ?


Aussitôt on pense au 7e Sceau (1957) d’Ingmar Bergman,

où chaque partie d’échecs retarde l’échéance fatale.

Ce comics reprend quelques aspects d’ailleurs quelques aspects du film.



Sautons quelques siècles et un océan. Nous voilà aux Etats-Unis durant la Prohibition. Un mafieux est chargé par son patron d’aller négocier force litrons dans les Appalaches. Les producteurs du coin sont un peu frustres, de vrais péquenauds, mais ils font un bourbon de première.

Mais pas que ça d’ailleurs.



Vous avez désormais 600 pages bien tassées imaginées par Brian Azzarello, le papa de 101 Bullets, dessinées par Eduardo Risso, l’autre papa des mêmes bullets, et mis en couleurs par Christian Rossi.

Disons-le tout net, c’est une splendeur. Les deux Argentins nous livrent un plaisir visuel permanent. Outre la qualité des dessins, la fluidité des mises en page, l’originalité de maints angles de vue nous bénéficions de couleurs souvent originales mais collent parfaitement à la trame de l’histoire et renforcent son côté fantasmagorique.

Quittons les Appalaches mais restons aux Etats-Unis pour nous rapprocher un peu du temps présent.

Terminons par celui qui fut une sorte de Hitchcock mais quasiment uniquement tourné vers la télévision. On le connait peu

et mal en France mais il est considéré aux Etats-Unis comme

l’un des plus grands producteurs dans son domaine.



On doit en effet à Rod Serling (1924-1975) la célébrissime Quatrième Dimension/Twilight Zone (1959-1964), un des joyaux de la TV populaire américaine qui n’en manque pourtant pas.



Cet album Twilghtman n’a rien d’effrayant puisqu’évoque son parcours.

La seule horreur de sa vie fut sa disparition prématurée.

Il méritait bien ce coup de chapeau tant il a provoqué de

cauchemars de par le monde.

Pour ce qui est des cauchemars les autres albums ici présents

y pourvoiront largement.


En attendant M. Augustin et moi vous souhaitons de bonnes nuits !



Nous remercions Voltaire57 pour ces magnifiques albums 
virtuels et ce texte splendide qui les accompagne
 Nous souhaitons à tous de doux cauchemars👹.

    Albums nº 688 à nº 693 réalisés par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin





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