La Reine du Crime, celle pour qui Winston Churchill a dit un jour
qu’elle était la seule femme à avoir rendu le
crime aussi profitable depuis Lucrèce Borgia, Agatha Christie
donc, a peu écrit de romans d’espionnage.
On la connait surtout pour ses énigmes criminelles pourtant on
lui doit trois bons livres d’espionnage,
L’homme au complet marron (1924), Passager pour Francfort (1970)
et ce Rendez-Vous à Bagdad (1951).
Il y a pas mal de similitude entre ces trois romans mais elle est
encore plus nette entre celui de 1924 et celui de 1951. Dans les
deux cas l’héroïne est une jeune femme, dans les deux cas elle
part retrouver un jeune homme sur un coup de tête. En Rhodésie
la première fois en Irak la seconde, dans les deux cas
il s’agit peu ou prou de colonies de la Couronne.
Formellement l’Irak est indépendant depuis 1932 mais de fait
aux mains des Britanniques qui ont hérité de la région à l’issue
de la Première Guerre Mondiale sous forme d’un mandat de la
Société des Nations. Nos voisins ont même donné un nom à ce
pays, Irak, car jusqu’en 1921 on parlait de Mésopotamie.
Cette présence britannique ne va pas sans soubresauts
multiples qui s’accentuent avec l’émergence d’un parti
communiste puissant dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Mettez une dose d’antagonisme entre chiites et
sunnites irakiens, la rage des Kurdes de n’avoir pas vu
appliquer les dispositions du traité de Sèvres en 1920 et vous
avez un pays qui n’est en fait qu’une cocotte-minute.
C’est dans ce contexte qu’Agatha Christie écrit son roman.
Elle connait d’ailleurs le pays pour y avoir séjourné à plusieurs
reprises avec son archéologue de mari, Max Mallowan.
C’est même au cours d’un voyage d’agrément qu’en
1928 elle le rencontre. Suite à ses différents séjours elle
écrit en 1936 une énigme de chambre close, Meurtre en
Mésopotamie, qu’Hercule Poirot va résoudre brillamment.
Cette histoire d’espionnage est en quelque sorte un OVNI
dans la carrière de l’auteure. Certes nous avons droit à un
beau meurtre bien mystérieux, certes nous avons droit à
une romance, de celles qu’elle écrivait son alias de Mary
Westmacott, mais il s’agit d’un livre fort original.
Qu’on l’apprécie ou pas Agatha Christie reste l’auteur n°1
auquel on pense immédiatement quand on parle de romans
policiers, son Hercule Poirot n’est précédé en notoriété que
par Sherlock Holmes et on n’en a guère fini avec
les superlatifs avec elle.
Sa pièce La Souricière a été jouée à Londres sans interruption
du 6 octobre 1952 au 16 mars 2020. Seul le covid en a eu raison.
Mais qu’on se rassure elle a depuis repris le 17 mai 2021
et vient de fêter sa 30.000e le 19 mars 2025. On
estime que plus de 10 millions de personnes
ont vu la pièce à Londres,
sans compter les représentations en Europe,
aux Etats-Unis ou ailleurs dans le monde.
Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album,
parfaitement édité.
Album nº 603 réalisé par Voltaire57
Publié par Monsieur Augustin
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MERCI !
RépondreSupprimerMerci
RépondreSupprimerPas vraiment un OVNI si on a lu "N ou M" (époux BERESFORD)
RépondreSupprimerPar contre il y a un vrai OVNI dans l'oeuvre d'Agatha DHRISTIE "La mort n'est pas une fin"
A lire absolument
Merci beaucoup.
RépondreSupprimerMuchisimas gracias!
RépondreSupprimermerci
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et M Augustin
RépondreSupprimerMERCI Voltaire 57
RépondreSupprimerMerci pour ce partage Mister Augustin et Sir Voltaire 57 ! Je suis pressé de lire ça, j'avais beaucoup aimé le roman qui est plutôt dans une veine d'aventure à la De Brocca (style "l'homme de Rio" mais au Moyen-Orient) que dans le genre habituel de Christie. L'héroïne y est assez réussie, espiègle, roublarde et tellement "moderne" qu'on pourrait s'étonner que ça n'ait pas donné d'adaptations ciné.
RépondreSupprimerMerci Voltaire 57 et M Augustin pour le partage.
RépondreSupprimerMerci beaucoup.
RépondreSupprimerMerci !
RépondreSupprimerMerci Voltaire57 ! (JoeBloggs)
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