Chiaruscoro est cette approche du clair-obscur apparue
en Italie à la Renaissance et magnifiée par Léonard de Vinci
et Le Caravage. Clair-obscur c’est aussi ce côté secret de la
vie de Léonard comparé à la reconnaissance universelle
de son génie.
Pendant longtemps on a mis un voile pudibond
sur l’homosexualité de peintre de la Joconde même si
la chose est encore débattue car ni Voici, ni Gala
n’ont pris de photos à l’époque !
Pourtant en 1476 Léonard, encore élève de Verrocchio,
est accusé de sodomie mais les charges sont levées pour
manque de preuves.
Officiellement l’homosexualité était sévèrement punie
dans la Florence de l’époque, peine de mort encourue.
Pourtant elle était largement répandue au point que
l’Allemagne désignait alors le fait du mot de Florenzer (florentin).
Dans la mesure où Léonard est resté célibataire toute
sa vie et qu’on ne lui connait nulle romance féminine,
beaucoup y voient une preuve indirecte de sa sexualité.
D’autres le considèrent comme asexuel pour reprendre
une terminologie à la mode alors que
chaste, sans doute davantage connoté, dit la même chose.
Ce qui est certain c’est que la bottega du maître a accueilli
plusieurs jeunes élèves et parmi eux
deux qui furent particulièrement proches de lui et le
suivirent jusqu’en France : Francesco Melzi et
Gian Giacomo Caprotti da Oreno. Le premier restera
avec son maître jusqu’à sa mort en France en
1519, le second retournera en Italie dès 1518.
Au premier Léonard léguera 400 écus, au deuxième
100. Rien ne permet de dire qu’il s’agit autre chose que
d’un sentiment affectif d’un père adoptif.
Oui mais voilà, Gian Giacomo Caprotti da Oreno est
davantage connu sous son surnom de Salaï
(petit diable) donné par Léonard lui-même. Et de fait Salaï
à la beauté androgyne traîne une réputation sulfureuse.
Vinci le qualifie même de « voleur et menteur »
même s’il ne s’agit que de petits larcins.
Vertigo avait pour habitude d’aborder des sujets plus
adultes que ceux que l’on trouvait dans la maison
mère, DC Comics. Stephen John Philips et David Rawson
brossent une histoire de Leonard de
Vinci à travers sa relation avec Salaï. Celui-ci, plus diable
que diablotin, rencontre également toutes
les grandes figures de l’époque.
C’est intelligent, plausible mais non établi.
Quant à Chaz Truog il se charge des dessins dans
un style qui surprend un peu au départ mais qui
finalement colle bien à l’histoire.
Ami lecteur, au tableau !
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