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dimanche 21 juin 2026

Three (Complete Series) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)




  La civilisation grecque a apporté beaucoup de choses au monde : 
la notion de démocratie, même si elle
n’était accordée qu’aux seuls citoyens,  la philosophie, 
des règles d’architecture et de géométrie, etc. 
Pour autant tout n’était pas parfait. 
Même s’il n’était pas basé sur la couleur de 
la peau oudes croyances, le
commerce des esclaves était florissant. 
Délos était réputé pour cela. 
Schématiquement vous faisiez partie
d’un peuple vaincu vous deveniez esclave, 
même si c’était un peu plus complexe que cela.

À proprement parler les hilotes n’étaient pas des esclaves 
mais l’équivalent de nos serfs médiévaux. C’est-à-dire qu’il
étaient attachés à une terre et non à un maître. 
En l’occurrence les hilotes appartenaient à l’état spartiate, lequel
état les prêtait à Achille, Kaliclès, Alexandre, etc. 
Dans la réalité c’était donc tout comme.

On sait que Sparte n’était pas d’une grande tendresse. 
Quand une femme venait d’accoucher on présentait le bébé à
une commission d’anciens. Si le gamin semblait souffreteux 
on le balançait dans un gouffre, celui des Apothètes.
Enfin ça c’est Plutarque qui le dit et comme il est le seul à
 le faire les archéologues se demandent aujourd’hui si c’est
bien vrai. Mais cela montre bien que la cité de guerriers 
n’était pas trop portée sur la rigolade.


L’éducation obligatoire et collective que recevaient
 les jeunes spartiates
est appelé agōgē. C’est-à-dire que de 7 à 20 ans les
 enfants étaient retirés
de leurs parents pour suivre cette éducation dont l’acception
actuelle de ‘spartiate’ indique bien la frugalité, 
la sobriété voire l’inconfort.
Toujours pas de rigolade.

Seuls les meilleurs éléments qui avait passé l’agōgē 
avaient droit à une
récompense : la cryptie. Enfin la rigolade !

En fait pas vraiment puisqu’il s’agissait de tuer des hilotes,
 mais sous certaines conditions. 
Les chasseurs, appelés kryptoi, devaient aller nus
pieds, sans vêtements chauds et munis d’un seul poignard,
 le tout dans la nuit noire. 
Leur mission tuer les hilotes qu’ils croiseraient 
sur leur chemin
et plus particulièrement les plus forts, ce qui 
écartait de la boucherie femmes et enfants. 
Bon, il s’agissait toutefois de ne pas trop 
en tuer puisque ce sont quand même les hilotes qui
travaillaient dans les champs, aidaient à la construction d
es bâtisses, en un mot étaient la force de travail de l’état.


Pour être un peu plus complet, il semblerait que ces kryptoi, 
en tout cas les meilleurs d’entre eux, devenaient ensuite
membres de la police secrète, des sortes de James Bond avan
t la lettre. Inutile de dire que la vie d’un hilote n’étant
déjà pas drôle, ce genre de sport leur tapait sur les nerfs, 
d’où quelques révoltes durement châtiées.

Donc l’histoire que vous allez lire est plausible même si 
pour les besoins de la dramaturgie, elle est grossie. Mais elle
est prenante, même si sanglante 
et avec ce qu’il faut de rebondissements.

En tout cas elle montre que même dans une civilisation 
raffinée comme pouvait l’être la Grèce antique il pouvait y
avoir des côtés sombres (de la force ? 
Non, ça c’est une autre histoire !).






Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº645 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin




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