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lundi 19 octobre 2026

Les Cases perdues vol. 4 Lucky Luke / Hop! / Humour. Compilation de Voltaire57

 Lucky Luke fut une tentative de mensuel qui dura le temps de 
12 numéros en 1974 et 1975. Prises individuellement les séries
 n’étaient pas mauvaises mais l’ensemble n’avait pas 
de corps; tout semblait plaqué. 
Le rédactionnel tirait beaucoup vers le western, ce qui 
était l’essence même du journal. On y trouvait de courts 
récits de Lucky Luke, Mac Coy et Jonathan Cartland mais 
aussi des séries dont on se demandait ce qu’elles v
enait faire ici comme Agar ou Tiriel.

S’agissait-il d’un magazine dédié au far-west ou 
un contraire un journal d’humour ? On se posait la question, 
le cul assis entre deux chaises. 
On avait en effet fait appel aux vieux soutiers de Dargaud : 
Jean Chakir et Martial.

Le premier livrait Bill Gloup et le second Pilule. Deux solides
 artisans aux histoires charmantes mais qui pour le grand public 
n’étaient pas des têtes de série. Pour doper l’ensemble on avait
 inclus Tabary mais pas dans les aventures de l’infâme Iznogoud 
mais celles de Valentin le Vagabond, qui malgré leur qualité
 sont un net cran en dessous. Pire encore il s’agissait de récits 
complets dont on se demandait si on les avait pas déjà lus
 dans Pilote. Ce n’était pas le cas mais le fait qu’on 
se posât la question posait justement question.

Le problème était identique avec la locomotive que devait être 
Lucky Luke. Des récits complets qui ne sont pas la meilleure
 formule du cavalier solitaire. Il est piquant de constater 
qu’autant Goscinny était très à l’aise dans ses histoires de
 44 planches d’Asterix ou Lucky Luke autant ses cours récit
s avec ces mêmes héros sont gentillets mais sans réel plus. 
C’est d’autant plus curieux qu’il excelle dans le format court; 
son Iznogoud ou ses Divagations de Mr Sait-tout et autres 
Tromblon et Bottaclou sont là pour le prouver.

La leçon est qu’on ne fait pas un journal à succès avec des 
formules ou des séries de complément. L’affaire n’a pas fait 
long feu. Il s’agit d’une erreur marketing manifeste. Il fallait 
en faire soit un journal d’humour, soit de western. 
Cela aurait-il suffi ? Cela reste à voir mais au moins son 
positionnement était clair, un produit de niche, 
plutôt pour jeunes adultes. La présence de ‘posters’ de
Lucky Luke prouve là encore qu’on ne savait pas à quelle cible, 
enfants ou adultes, le journal s’adressait. Certes il était 
envisageable de créer un magazine multigenres mais 
en ce cas, la soixantaine de pages dévolues au mensuel 
était insuffisante. Circus, ses finances mieux assurées, 
en proposait le double. Métal Hurlant et Fluide Glacial 
bordurèrent assez rapidement la centaine 
de pages, (À suivre) les dépassait même.

Le journal a disparu dans l’indifférence la plus complète
 tout comme d’ailleurs Achille Talon Magazine dont le 
positionnement était toutefois meilleur. Pourtant comme
 vous allez pouvoir le constater plusieurs de ses séries
 étaient plaisantes. Pas des locomotives certes mais 
de jolies wagons restaurant dans lesquels il est plaisant
 de se détendre. Pour vous le prouver nous y 
avons même joint quelques planches venant de Hop !


 

Série Les Cases perdues 

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº685 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

lundi 5 octobre 2026

Les Cases perdues vol. 3 Science-fiction. Compilation de Voltaire57

 
Depuis 1975 la presse BD a un nouveau fleuron : Métal Hurlant. 
C’est peu dire que la science-fiction est à la mode puisque 
d’un tirage initial de 50.000 exemplaires, la revue va bien vite 
doubler sa production. Circus ne pouvait ignorer le phénomène. 
Clarke et Kubrick , Dans l’ombre du soleil, Alise et les Argonautes, 
La Terre de la Bombe, Les eaux de Mortelune sont quelques 
unes de séries au long cours qui vont couvrir le spectre 
de la science-fiction du space opera au monde post-apocalyptique.


À toutes ces séries plus ou moins longues il faut rajouter tous
 les récits complets qui parurent dans les différents numéros 
et hors-séries. Une belle moisson en fait. Parmi tous ces auteurs
 de petites histoires il en est un qui surpasse les autres, 
au moins en nombre. Il s’agit de Didier Convard.

Il rejoint Glénat en 1981 d’abord dans Gomme où il crée Brunelle 
et Colin puis Mathieu Lamy avec son complice Christian Gine. 
Pour Circus il se contentera apparaître dans les hors-séries. 
Nous avons retenu dans cet album toutes les histoires 
dans les-quelles il est à la fois scénariste et dessinateur.
 Il perpétue l’ambiance qu’il avait créée dans Tintin dont
 les courts récits furent édités en albums sous le titre
 des 8 jours du Diable et du 9e jour du Diable.
 Ambiance qu’on retrouvera plus tard chez Glénat 
dans sa série Chats.


S’agit-il de science-fiction ? Oui, assurément mais son 
traitement est tel qu’on pourrait ranger ces histoires dans la sous 
catégorie des mondes post-apocalyptiques, voire de
 l’heroic fantasy, tout ceci avec une ombre portée fantastique. 
C’est très original en tout cas. Convard qui avait jusque 
là beaucoup dessiné pour des journaux pour enfants, 
Formule 1, Tintin, Gomme, se lâche un peu en dessinant 
des femmes aux formes généreuses et accueillantes.

Les planches de ces 9 histoires furent reprises dans l’album
Sur les ailes du temps (1985) qui est épuisé depuis belle lurette. 
En revanches les histoires des autres auteurs 
sont toujours inédites a priori.

Ces récits complets dans Tintin et Circus ont servi de tremplin 
à Convard qui bientôt s’attaquera à Neige et ses suites avec
 son copain Gine et aux Héritiers du soleil. 
Depuis il a multiplié les séries et les succès, 
son Triangle Secret n’étant pas le moindre.



 

Série Les Cases perdues 

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº681 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

lundi 28 septembre 2026

Les Cases perdues vol. 2 Policier - Fantastique. Compilation de Voltaire57


Le genre policier ou plus exactement la série noire occupe 
une place choix dans ce journal, pas la meilleure mais 
une place importante tout de même. Des séries comme
 Rêve de requin, Maitre Berger, Sam Pezzo ou 
Serge Morand firent les beaux jours de la revue 
sans compter d’autres moins connues mais non
 sans intérêt comme La bande à Bonnot, Chroniques 
provinciales ou Julien Tartafouille. 
D’ailleurs u ne trentaine d’albums sortiront dans
 la seule collection BD Noire.

Les histoires que nous présentons dans cet album sont intéressantes à plusieurs titres tout d’abord parce qu’il s’agit avant tout de bonnes histoires et plusieurs excellentes. Ensuite parce que tous les dessinateurs ont un style et du talent. Pourquoi aucun d’entre eux, hormis Bernet et Berthet et dans une moindre mesure Makyo et Cossu, ne sont devenus des vedettes que l’indus-trie s’arracherait à prix d’or ?

Pourquoi Jean-François Biard, dont le style fait penser à celui d’Yves Chaland dont il était d’ailleurs l’ami, n’a-t-il pas percé ? La publicité a certes gagné ce que la BD a perdu mais il n’est pas sûr que la pub ait davantage gagné que ce la BD a perdu. Pour-quoi n’a-t-on as fait davantage appel à Marianne Duvivier ? Pourquoi Benn, pourtant auteur complet, a-t-il finalement si peu écrit et l’on pourrait ainsi multiplier les exemples.

On objectera que n’est pas Juillard ou Gir qui veut, certes mais sans aller à ses extrémités on pourrait citer un tas de dessina-teurs qui n’ont pas davantage de talents que tous ceux qui figurent dans cet album et qui sont pourtant choyés, honorés, louangés. On peut trouver les dessins de certains encore un peu maladroits, mais leur a-t-on donner une chance ? Il n’est pour s’en convaincre des premiers dessins de Floc’h dans Le rendez-vous de Sevenaoaks et de ce qu’il est vite devenu ensuite.

Chaque réussite et chaque échec est toujours un cas particulier mais dans les deux cas il est un élément qui s’il n’est pas pré-pondérant reste malgré tout déterminant : la chance et son envers, la malchance. Ceux qui réussissent ont tendance à oublier ce facteur et ceux qui échouent mettent toujours en avant, non leurs erreurs éventuelles, mais le manque de chance. C’est hu-main mais biaisé. On le sait le fautif c’est souvent l’arbitre !

On a l’habitue de dire d’une victime qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment mais l’inverse est vrai. Être au bon endroit au bon moment facilite grandement les choses. Il faut du talent certes, du travail, beaucoup, mais aussi de la chance. D’ailleurs Napoléon ne demandait-il pas avant de nommer un général : « A-t-il de la chance ? »

Force est de constater que la plupart des artistes présents 
dans cet album n’ont pas tiré le gros lot.

On ouvre les hostilités avec une aventure policière de Benn
 adaptée d’un roman de Pierre Siniac publié en 1960. 
On connait surtout Benn pour sa série comico-policière 
Mic Mac Adam mais il vaut mieux que cela. 

Son Elmer et moi, paru dans Circus en 1987 puis en albums en
 1988 et 1990 est fort original. Son Woogee sorti chez 
Dargaud à parti de 1992 l’est tout autant.

Viennent ensuite deux douzaines de petites histoires avec
 des fins parfois immorales mais souvent drolatiques, l
’humour étant bien évidemment de couleur noire !.




 

  

Série Les Cases perdues 

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº679 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

lundi 31 août 2026

Les Cases perdues vol. 01 Circus - Fantastique. Compilation de Voltaire57


 Les cases perdues ce sont souvent des récits complets, 
mais pas que, qui garnissaient les revues de BD qu’elles soient
mensuelles ou hebdomadaires. La plupart de ces histoires, 
pour ne pas dire la quasi intégralité n’ont jamais fait l’objet
d’une édition en album. Dans de très nombreux cas, 
elles ne méritent pas l’oubli auquel elles sont promises. 
Cette série de recueils entend leur rendre justice.

🔖🔖🔖

Circus fut de 1975 à 1989 le vaisseau amiral des revues Glénat. 
Ce journal n’aurait donné que Les Passagers du Vent qu’il serait
déjà à honorer mais outre cela il a aussi offert 
Les Tours du Bois Maury, Les 7 Vies
de l’Epervier, La Balade au Bout du Monde, Sambre, 
qui furent à juste titre des méga succès. 
D’autres séries tout aussi excellentes comme
Les Chemins de Malefosse,
Rêve de Requin, Le Vagabond des Limbes et tant d’autres 
complétèrent avec talent ce magazine.

Et puis il y eût des séries qui n’ont pas vraiment duré, 
Sydney Bruce étant un assez bon exemple. 
Ajoutez à cela plusieurs récits complets de tout genre et vous
avez un terreau de qualité. D’autant que la plupart 
de ces courtes histoires se terminent avec un retournement
 de situation ou un effet de surprise.

🔖🔖🔖

Assez curieusement alors que le fantastique se prête
 plutôt bien au format court
Circus assez peu publié de nouvelles du genre. 
Celles qui balaient ce recueil couvrent
plusieurs facettes du fantastique, de l’insolite
 comme Le goût de l’égout, à
l’onirique, en passant par le conte
 ou le fantastique plus traditionnel.


Il semble bien qu’aucun de ces récits n’ait été repris 
en album, hormis L’échiquier
cubique de Poïvet qui n’a fait l’objet que d’une édition
 confidentielle en 1978.
 Il est vrai qu’il s’agit d’une aventure pour le moins 
insolite qui a dérouté et déroutera
aujourd’hui encore pas mal de lecteurs.






Série Les Cases perdues 

 Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album.


  Album nº670 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

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