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dimanche 23 août 2026

Savage Tales' Best Pages (1985-1986) - Compilation de Voltaire57 (V.O.)


 Les comics de guerre sont finalement apparus assez tardivement, 
non pas qu’il n’existât pas ici et là quelques histoires
guerrières, mais finalement assez peu. 
Ainsi durant la Seconde Guerre Mondiale, 
il y a les bandes de Captain America et de The Human Torch 
plus quelques histoires de Superman ou Batman
 et c’est à peu près tout, sans doute pour ne
pas inquiéter les enfants qui voyaient pères 
et oncles revêtir l’uniforme.

Pour les adultes, outre quelques nanars habituels 
dans ces cas là, on remarquera
surtout Terry et les Pirates qui était en prise directe
avec l’actualité et Male Call destiné aux G.I.
 C’est bien peu. La chose est d’autant plus curieuse
qu’au même moment les films de guerre pullulent, 
on recense ainsi environ
80 longs métrages américains tournés pendant le conflit.


En revanche dès le début de la guerre de Corée c’est l’explosion 
des comics militaristes. Il s’agit 9 fois sur 10 de bandes
 outrageusement patriotardes.
C’est un schéma qui perdurera plus tard que ce soit 
avec Sergent Rock ou Nick Fury même si le côté patriotique
 est légèrement édulcoré.
 Lors du conflit coréen E.C. était resté dans le tempo de
 ses confrères mais dans un degré
moindre et restituait plus souvent l’horreur 
et la vacuité de la guerre.
C’est ce qui fait encore aujourd’hui l’intérêt 
de Frontline Combat par exemple.

Toutefois c’est bien Blazing Combat, la publication Warren dirigée par Archie Goodwin (1937-1998), qui est restée le sommet du genre. 
Le principe est basé sur des récits relativement courts
 de 8 à 10 pages généralement dans
lesquels l’action n’est pas circonscrite aux seuls combats. 
On évoque aussi selon les cas la peur, la souffrance,
 la camaraderie qui peuvent naître dans ces moments là. 
La violence n’intervient que pour ponctuer ces sentiments 
et souligner la monstruosité de la guerre. La plupart
des scénarios sont dus à Archie Goodwin et très franchement
 il n’y a rien à jeter. Quant aux dessinateurs rien que des
pointures : Gene Colan (1926-2011), Reed Crandall (1917-1982),
 Frank Frazetta (1928-2010), Russ Heath (1926-2018), Gray
Morrow (1934-2001), Joe Orlando (1927-1998), John Severin
 (1921-2012), Angelo Torres (1932), Alex Toth (1928-2006)
 Al Williamson (1931-2010) et Wallace Wood (1927-1981). 
La plupart d’entre eux travaillaient déjà chez E.C.



Savage Tales reprend en 1985 la recette de Warren. Marvel lui 
donne le même titre que sa revue des années 70, 
mais celle-là était axée sur l’heroic
fantasy alors que la nouvelle mouture sera 
essentiellement guerrière. L’ensemble
est d’une bonne tenue et aurait mérité plus que ses 
8 numéros avec là encore d’excellents dessinateurs.
 On retrouve par exemple John Severin,
Gray Morrow qui dessinera aussi Tarzan, 
John Buscema (1927-2002) l’un des
pères du Surfer d’Argent et celui qui mettra Conan au sommet . 
Dans la nouvelle
génération d’alors l’Espagnol Pepe Moreno (1954) 
est de première grandeur,
Michael Golden (1955) fera une jolie carrière s’occupant 
ensuite du ‘Nam et des Micronautes tout comme
 Paul Kirchner (1952) qui s’était fait connaitre dans Epic...
[Le texte se poursuit à l'intérieur de l'album]


Nous remercions Voltaire 57 pour ce magnifique album en V.O., 
parfaitement édité.

  Album nº667 réalisé par Voltaire57

Publié par Monsieur Augustin

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